Battue à l'issue de ses quatre premiers matches de Ligue Mondiale, ce qui l'avait obligée à abandonner tout espoir de qualification pour la phase finale, l'équipe de France la boucle sur trois victoires au tie-break. Bien partis ce samedi à Wuhan, les Bleus ont encore traversé un périlleux trou d'air avant de trouver la parade et d'estoquer une sélection chinoise elle-même très inconstante (25-16, 15-8-25, 19-25, 25-21 15-8).
Blain : «A un moment, j'avais envie de mettre des coups de pieds aux fesses»
Pour cette dernière rencontre où la fatigue était perceptible, Philippe Blain avait re-titularisé Gérald Hardy-Dessources, Jean-Stéphane Tolar souffrant de douleurs à une épaule. La première manche a tourné à la démonstration avec un énorme Romain Vadeleux (9 de ses 17 points, meilleur marqueur). Quasiment prévisible, le décrochage est arrivé plus tôt que vendredi, de 9-8 à 9-13 dans la deuxième manche. A la fin du troisième set, Nicolas Baillou, sur Sport+, résumait bien la situation : «La France est en dessous d'un niveau de jeu respectable».
Mais son consultant, le manager de l'équipe de France Gérard Castan, avait la satisfaction de noter une demi-heure plus tard, que «le changement tactique de Blain au quatrième set a remis les Français sur les rails.» Le sélectionneur avait décidé de re-décaler Vadeleux au centre, le poste qui était le sien à Saint-Quentin (il part à Macerata) mais qu'il a abandonné cet été au profit de celui de pointu, et de l'aligner aux cotés d'Antonin Rouzier. Vite derrière au score dans ce set, la Chine s'est délitée, se retrouvant menée 9-3 dans le tie-break... avec trois services ratés par les Français. Le dernier mot a finalement été écrit sur une attaque d'Ervin Ngapeth. Comme une promesse d'avenir. - X. C.

Pendant la saison, Kévin Séraphin vous fera régulièrement vivre de l'intérieur son...