Le Paris Volley entraîné par le Franco-Brésilien Mauricio Paes a remporté dimanche à domicile son quatrième titre de champion de France consécutif, un quadruplé qui s'ajoute à celui réussi entre 2000 et 2003 sous les ordres du Canadien Glenn Hoag. Comme en demi-finale, les Franciliens, après avoir gagné le match aller à l'extérieur, ont souffert au match retour contre Tourcoing. «Il me semble que cette année Paris était prenable, qu'on avait la qualité pour les battre», regrettait d'ailleurs Philippe Barca-Cysique. Néanmoins, Paris a su éviter cette fois le passage par le golden set en s'imposant au tie break (17-25, 25-20, 18-25, 25-22, 15-13). «On a livré une belle bataille avec le coeur et les tripes, s'est réjoui Paes. Ils nous ont parfois dominés, mais on n'a rien lâché.»
Afin de s'éviter une neuvième défaite en neuf finales nationales (trois en Pro A, six en Coupe de France), Tourcoing avait pourtant pris tout de suite la situation en main, après le coup d'envoi fictif donné par Franck Leboeuf, dans une salle remplie par de nombreux supporters nordistes, tout de vert vêtus. «On n'attend quoi pour jouer bordel !», criait même Paes alors que Paris était mené 5-13 dans le premier set. A 14-24, il remplaçait Victor Rivera, qui frustré, sortait en maugréant. Le TLM lâchait alors trois points et son entraîneur Marcelo Franchowiak s'inquiétait : «Attention, ils peuvent prendre confiance». Certes, mais à 15-15 dans le deuxième set, Paris n'avait pas monté son niveau de jeu et le fantôme de la demi-finale retour, perdue 3-0 contre Tours à Charpy, faisait une timide apparition.
«Il n'a manqué qu'un grain de sable»
C'est à ce moment là que les Parisiens ont déréglé le jeu d'attaque de Gilson en haussant leur efficacité au contre. Paris se détachait (20-16) et égalisait sur un service raté du vétéran brésilien (41 ans !). Dans la troisième manche, le match s'équilibrait de nouveau (6-6), puis le TLM s'offrait deux petits buts d'avance (7-9, 11-13, 16-18) avant de réussir un 6-0 assassin (16-24) et d'empocher la manche. Le TLM se rapprochait du golden set en s'accrochant dans le quatrième set (20-20) avant d'encaisser un 3-0 et de voir le match verser vers un tie break sur un échec en attaque de Nicolas Maréchal sur le balle de set parisienne.
Ce tie break était d'ailleurs un petit condensé du scénario du match : le TLM prenait le même départ (2-5), se faisait rattraper (5-5), prenait du retard (12-9), revenait (13-13) avant de craquer au pire moment. Pour Philippe Barca-Cysique «il n'a manqué qu'un grain de sable dans la finition», alors que Yannick Bazin, le passeur parisien, reconaissait que la finale s'était «jouée sur des détails et peut-être sur l'expérience dans les fins de set». Paris titré, Tourcoing finaliste vaincu (comme en 2001 et 2002), il y avait une logique dans ce résultat. Vous avez dit fatalité ? (Avec AFP)

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