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Le 07/02/2009 à 20:28:00
 

Voile - V. G

Le Cléac'h : «C'était assez rude»

Armel Le Cléac'h. (L'Equipe)
Armel Le Cléac'h. (L'Equipe)

Armel Le Cléac'h (Photo L'Equipe), arrivé 2e du Vendée Globe, benjamin des survivants de cette course autour du monde en monocoque à la voile en solitaire, sans escale et sans assistance, a bouclé samedi son premier tour du monde. Le skipper Brit Air confie qu'«il n'y a pas que des moments faciles» pendant une course au «rythme effréné».

«Armel Le Cléac'h : C'est votre premier tour du monde, jusqu'à maintenant vous n'étiez resté au maximum que 21 jours en mer, le temps vous a paru long ?
Trois mois, c'est long, oui et non. Il y a des moments de doute, des moments où l'on stresse à bord du bateau parce que les conditions sont mauvaises, des moments magiques comme le passage du Cap Horn. Le début de course est passé finalement assez vite, on a eu un rythme assez effréné avec une lutte très serrée, les journées passaient très vite. L'arrivée dans les mers du Sud s'enchaîne assez vite, donc on n'a pas le temps de réaliser, on est déjà dedans, il faut se concentrer. Finalement, on enchaîne les dépressions, les océans. C'est plutôt la dernière partie, la remontée Atlantique, le dernier mois de course qui a peut-être été là où j'ai senti un peu plus la durée, la fatigue qui s'accumulait.

C'est votre première expérience dans les mers du Sud, vous vous attendiez aux conditions que vous avez trouvé là-bas ?
En fait, j'étais parti sans vraiment m'imaginer des choses parce que je n'avais pas d'expérience, je ne voulais pas trop m'affoler et me faire de fausses idées. J'ai été surpris dans les mers du Sud par la dureté des éléments, les conditions de mer, le vent, le froid... Finalement on s'y habitue mais c'est quand même assez rude. Je voulais faire attention un peu plus au matériel, j'étais moins rapide que les premiers parce que j'étais moins à l'aise. Si je repartais aujourd'hui, je ne serais peut-être pas dans la même philosophie dans les mers du Sud par exemple, parce qu'à la fin de la course j'arrivais à tenir des vitesses un peu plus élevées.

Etes-vous prêt à repartir pour la prochaine édition du Vendée Globe ?
On ne peut pas partir comme ça, c'est une course à part. Dure. Un Vendée Globe c'est un gros projet, avec Brit Air on s'était donné l'objectif d'y être avec les armes pour être compétitif. C'est trois ans de préparation, beaucoup de sacrifices... Est-ce que je serai au départ dans quatre ans ? Pour l'instant je ne sais pas. Je me laisse le temps de la réflexion, il faut vraiment s'investir à 100%. Je préfère d'abord savourer ma 2e place. Déjà on va être au départ de la Solitaire du Figaro cet été, pour revenir sur des courses un peu plus classiques, peut-être un peu moins rudes. Et puis on sera au départ de la Transat Jacques Vabre.» (Avec AFP)

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