Et de trois pour Loïck Peyron. Le skipper français a remporté vendredi soir à Boston la 14e édition de la Transat Anglaise, s'imposant pour la troisième fois dans la course transatlantique en solitaire après ses succès 1992 et 1996, signant par la même un exploit inédit dans l'hsitoire. Le Baulois et son monocoque de 60 pieds Gitana Eighty (photo archives L'Équipe) ont franchi la ligne d'arrivée à 5h15'35" ce matin (heure française), un peu moins de huit heures (7h43'05" précisément) devant Armel Le Cléac'h (Brit Air), arrivé deuxième.
Parti le 11 mai dernier de Plymouth, Peyron a mis 12 jours, 11 heures, 15 minutes et 35 secondes pour couvrir les 2 992 milles du parcours (moyenne : 9,938 noeuds), améliorant ainsi le temps de référence qui était détenu par l'Anglais Mike Golding (Ecover) en 12 jours, 15 heures, 18 minutes et 8 secondes. Comme à son habitude, Peyron a toujours été bien placé dans la course et a su profiter des abandons de deux leaders successifs, Sébastien Josse (BT) sur avarie de rail de grand voile au 7e jour puis Vincent Riou (PRB) sur avarie de quille cette fois, au 9e jour.
En recueillant Riou sur son monocoque mardi, Peyron, qui s'était dérouté, s'est vu accorder en compensation une bonification de 2h30 min sur son temps de course, dont il n' a eu aucun besoin pour l'emporter, le deuxième attendu sur la ligne, Armel Le Cléac'h (Brit Air), étant à 40 milles de Boston au moment de l'arrivée de Peyron. «Vincent est agréable à vivre mais c'est vrai que c'est assez perturbant, a reconnu Peyron sur le ponton à l'arrivée. Cela casse le rythme et c'est assez compliqué à gérer. C'est assez inhabituel, mais finalement cela s'est bien passé, c'est le plus important.» En tête depuis l'abandon de Riou, Peyron a su déjouer les difficultés des derniers jours - sautes de vent, orages, brouillard - pour remporter une troisième victoire historique dans l'une des plus anciennes courses en mer. (Avec AFP)

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