Mené deux sets à zéro et 4-2 au cinquième set, Fernando Verdasco finit par terrasser (5-7, 6-7 [8], 6-3, 6-3, 7-6 [4]) son compatriote David Ferrer. Après 4h23' d'un combat très intense sur le court Louis-Armstrong, il s'écroule. Comme un symbole, il vient de réaliser un incroyable passing de coup droit en bout de course pour décrocher son quart de finale. «C'est comme un sixième sens. Tu sais que le point est tellement important que tu essaies juste de courir, te battre sur toutes les balles. Quand j'ai frappé mon passing de revers long de ligne, j'étais même surpris qu'il fasse une volée, raconte le vainqueur. Ma réaction était juste de rester dans le point et de courir sur la volée amortie et j'ai juste vu un petit espace (sourires).»
L'accolade est fraternelle, mais David Ferrer peut se maudire. Il a vu la victoire pendant quatre heures et elle lui échappe sur le fil. Fernando Verdasco lui a tout fait. Pendant deux sets, il arrose. C'est le Verdasco de l'été où le cerveau ne guide plus le bras. Mais plus le match avance, plus son bras trouve la bonne distance. Et au cinquième set, c'est le Verdasco du printemps où ses fulgurances se traduisent par un 73e point gagnant (89 fautes directes).
Pour la deuxième fois de sa carrière, il revient de deux sets à zéro. Après son plus grand bonheur avec une victoire contre Rafael Nadal à New-York, David Ferrer vient de vivre un cauchemar. Ses cinq balles de break ratées au troisième set vont le hanter quelques nuits... Sans parler de ses six points encaissés d'affilée (1-4, 7-4) au tie-break de la dernière manche... S.D., à New-York