C'est sévère mais juste. Après sa défaite (6-2, 6-3 en 1h09') contre Shahar Peer, Pauline Parmentier peut pourtant nourrir quelques regrets. « J'aurais pu mieux me défendre, déplore la Nordiste. Mais en même temps, elle n'est pas pour rien à son classement. Elle m'a pris à la gorge. » Largement dominée jusqu'à 6-2, 2-0, la Française trouve alors une ouverture. La 105e mondiale réduit son pourcentage de fautes directes (22 au total pour seulement 6 poinst gagnants), trouve un peu plus de longueur et l'Israélienne perd progressivement son rythme.
Le match peut encore basculer, la Tricolore mène 3-2 et la 19e mondiale commence à s'agacer sérieusement. Manque de lucidité ou d'expérience, Pauline Parmentier n'enfonce pas le clou, s'énerve après l'arbitre et accumule les erreurs pour remettre sur les rails son adversaire. « Elle a été très agressive dès le début. Je fais un début de match correct, mais je me fais marcher dessus et du coup, j'ai du mal à imposer mon jeu et à rester coller au score, constate la nouvelle élève de Hugo Lecoq. J'arrive à revenir au deuxième set et je me prends la tête avec des fautes d'arbitrage. Je sors un peu du match. Contre des joueuses de ce niveau, si on commence à faire un peu n'importe quoi, cela va vite. »
A partir de 3-2 (0-30) sur le service de Shahar Peer, l'Israélienne marque seize des dix-huit derniers points pour retrouver au troisième tour, Flavia Pennetta, tombeuse (6-1, 6-4) d'Agnes Szavay. C'est sévère mais juste. Juste comme l'écart entre une joueuse du Top 20 et une joueuse, 105e mondiale. « Il y a un écart d'intensité. Les joueuses de son niveau sont là du début à la fin, résume Pauline Parmentier qui part maintenant vers l'Asie. Dès qu'on baisse un peu, elles nous prennent à la gorge. Mais c'est frustrant, car je n'ai pas vraiment pu mettre mon jeu en place.» S.D., à New-York