La remise en route est décidément très difficile pour Gilles Simon. Après un début de saison gâché par une blessure, le Français n'a toujours pas gagné un match. Samedi, il s'est incliné d'entrée à Indian Wells face au qualifié argentin Brian Dabul, 175e joueur mondial (7-5, 6-4). Battu par Olivier Rochus à Marseille et par Marcos Baghdatis à Dubaï, le 21e joueur mondial court toujours après ses sensations. La défaite du jour face à un joueur évidemment loin d'être un cador ne va pas arranger l'état de sa confiance ni de sa légitime frustration face à ce jeu qui tarde à revenir.
«J'ai fait ce que j'ai pu et ce n'était pas beaucoup.»
En ce qui concerne son match du jour, le Tricolore a confié qu'il l'avait joué avec une condition physique loin d'être parfaite. «J'ai fait ce que j'ai pu et ce n'était pas beaucoup. Cela me saoule, ça irait mieux si je n'avais pas 4000 problèmes sur le terrain que je ne devrais pas avoir à gérer.» Il se plaint , du dos et d'ampoules aux mains et aux pieds. «Et ce matin, il y avait les abdos en plus. Ce n'est pas facile quand tu ne peux pas faire tel geste parce que tu as mal, ça me met encore plus la pression de réussir les occasions que j'ai. Il n'y a rien qui va, je ne peux pas courir, pas tourner, je suis obligé de faire attention sur tous les gestes, c'est compliqué de jouer. Je ne peux pas faire un coup droit croisé du match. Contre un gaucher, c'est pas idéal... J'essaye, mais à un moment tu arrives à saturation. Le pire, c'est que sur le terrain je ne vois pas comment ça pourrait aller bien.»
Malgré tout ces bobos, et alors que sa seule satisfaction vient de ce genou qui tient la route, Gilles Simon va enchaîner avec le Challenger de Sunrise juste avant Miami. Un Challenger dont le tableau est souvent très relevé et qui sert à beaucoup de dernière préparation avant le Masters 1000. - C.B. (avec AFP)