A QUATRE PLUTOT QU'A CINQ ? «j'ai préféré restreindre le groupe au maximum pour avoir un état d'esprit et une cohésion encore plus importante, explique Nicolas Escudé. Prendre une cinquième joueuse et la laisser sur la touche alors que l'on est en début de saison et que l'on va jouer sur terre battue ne sert pas à grand-chose.»
Dans la liste de Nicolas Escudé, les absences de Marion Bartoli et Aravane Rezaï, les n°1 et 3 françaises, sont tout sauf une surprise. Et celle de la n°2, Virginie Razzano, semble due à une décision personnelle, voire à une blessure. Après avoir fait l'impasse en 2009, touchée notamment par la défaite au premier tour contre la Chine en 2008, cette dernière hésitait encore à revenir. «Je me suis déchirée les petites fibres de la jambe droite, du talon au mollet en faisant un exercice sur tapis. (...) Je n'ai pas encore pris de décision concernant ma participation à la Fed Cup. Il faut d'abord que je pense à me soigner et à me rétablir», expliquait-elle le 20 janvier dans L'Equipe. Le capitaine déclarant qu'il est «est bien dommage (de) devoir se priver de nos meilleurs éléments comme Bartoli, Rezaï et Razzano», il est probable qu'il n'ait pas eu son mot à dire.
LE PROGRAMME : «On se retrouve sur Paris à partir de vendredi soir jusqu'à dimanche en début d'après-midi. Après, on part direction Liévin pour prendre nos quartiers», a révélé Escudé.
Le capitaine a dû également composer avec les retraites d'Amélie Mauresemo et Nathalie Dechy, qui avaient permis à l'équipe de France de rester dans le groupe mondial en remportant le double des barrages contre la Slovaquie. La n°4 française, Alizé Cornet, devient donc la joueuse plus expérimentée, à tout juste 20 ans, avec ses cinq matches disputés en simple, tous perdus. «Hormis pour Rezaï qui a réalisé un beau parcours à Sydney, il n'y a pas eu beaucoup de bons résultats, ni de confiance emmagasinée, rappelle Escudé. Mais par rapport à ce que j'ai pu voir à Melbourne, c'est encourageant. J'ai vu des joueuses qui ont vraiment travaillé cet hiver (...) Ces quatre filles-là sont soudées, elles s'entendent très bien. Sur ce premier tour, on va vraiment en avoir besoin».
«L'objectif principal est de remporter ce premier tour et on en a la qualité», estime Nicolas Escudé. Finaliste en 2009, l'équipe américaine sera privée de Serena et Venus Williams, qui ont annoncé leur forfait lundi. «Je n'irai pas jusqu'à dire que l'on est les favoris sur le papier, estime Escudé. Ce sont de bonnes joueuses qui sont difficiles à jouer, surtout en Fed Cup où le fait de représenter son pays apporte un petit plus. Je pense à Melanie Oudin (qui a joué deux simples en finale contre l'Italie en 2009, Photo L'Equipe), Jill Craybas ou encore Vania King. Ce sont des joueuses qui peuvent être dangereuses sur un match. C'est pour ça que l'on va tout mettre en oeuvre pour bien se préparer pour ce premier tour.Quand on regarde les joueuses qui composent l'équipe de France, elles vont être difficiles à battre si elles jouent à leur véritable niveau.»