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Saison 2002-2003
Mondiaux 2003

    Ski alpin - Coupe du monde 
  La sensation Dénériaz 


A 26 ans, Antoine Dénériaz remporte la descente de Val Gardena (Italie) devant cinq Autrichiens. C'est la première victoire française en Coupe du monde depuis Nicolas Burtin à Kvitfjell, en 1998, et la fin d'une série de treize succès autrichiens consécutifs en descente.

> Le classement de l'épreuve
> Le classement de la Coupe du monde

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Une image rare. Un Français, triomphant, entre deux Autrichiens (Photo AFP)



> Descente hommes
à Val-Gardena (Italie)

1. Antoine Dénériaz (FRA) 1'55"95
2. Michael Walchhofer (AUT) 1'56"17
3. Josef Strobl (AUT) 1' 56"26

> Les Français
1. Antoine Dénériaz
8. Nicolas Burtin
31. Sébastien Fournier-Bidoz
33. Pierre-Emmanuel Dalcin
40. Yannick Bertrand
53. Gaetan LLorach

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Antoine Dénériaz a fait la différence sur le haut de la piste (Photo Reuters)



Cela vaut bien un triomphe romain (Photo l'Equipe)




Ces derniers hivers, au gré des exploits en or de Jean-Pierre Vidal, en slalom ou de Frédéric Covili, en géant, les descendeurs français se faisaient régulièrement chambrer par leurs potes de l'équipe de France de ski. Le dernier succès d'un descendeur en Coupe du monde remontait, en effet, au 7 mars 1998 (Nicolas Burtin à Kvitfjell, Norvège, dans la foulée du titre olympique de Jean-Luc Crétier). Depuis, rien, la disette, un vrai désert des tartares : zéro victoire, pas le moindre petit podium lors d'une épreuve majeure (JO, mondiaux...).

En s'imposant devant cinq Autrichiens sur la mythique Sasslong de Val Gardena, dans les Dolomites italiennes, Antoine Dénériaz risque de faire taire pour quelques saisons les méchantes langues. Il donne aussi un bon coup de fraîcheur à un circuit transformé ces derniers mois, faute de concurrence, en coupe d'Autriche de descente.

En six saisons passées sur le cirque blanc de la descente masculine, " Tonio" n'avait jamais pourtant fait mieux que deux places de quatrièmes : à Val d'Isère en 1998 et ...en 2002, la semaine dernière lors du critérium de la première neige. Cette fois, il réalise un fantastique coup double : premier podium et première victoire en Coupe du monde.

 Une si longue attente

Dans les Dolomites italiennes, le jeune colosse (1m89, 100 kg) originaire de Morillon, station du Chablais français (région comprise entre Chamonix et Genève) parti avec le dossard 20, a d'abord assommé la course grâce à un ski presque parfait dans la partie haute du parcours et une pointe de vitesse record à 116,3 km/h. A l'arrivée, il devançait de sept dixièmes son compatriote, Nicolas Burtin, en 1' 55"95.

Vint alors, l'attente, longue (30 minutes). Car à Val Gardena, sur une piste qui s'accélère par beau temps au fur et à mesure des passages successifs, alors que le soleil éclaire progressivement les zones d'ombre, la crème de la crème de la descente préfère s'élancer avec des dossards élevés (numéros 30 à 40).

Mais, de suspense, il n'y en eu pas beaucoup. En cette dernière descente de l'année, la "Wunderteam" autrichienne ne pouvait rien contre le Haut-Savoyard. Michael Walchhofer (à 22/100), Josef Strobl (55/100), Fritz Strobl ou Hannes Trinkl achoppèrent très nettement sur le temps de reférence de Dénériaz.

Depuis, la victoire lors de cette même décembre de Val Gardena, de l'Italien Kristian Ghedina, le 15 décembre 2001, les Autrichiens avaient raflé toutes les descentes : 12 épreuves Coupe du monde et un titre olympique. Certes, Stephan Eberharter, invaincu, dans cette discipline depuis le début de la saison, était absent à Val Gardena. Mais cela n'atténue en rien le bel exploit d'Antoine Dénériaz.

 Les autres Français

Nicolas Burtin, dernier vainqueur français d'une descente de Coupe de monde (en mars 98) complète ce succès historique en prenant la septième place. Après ses déboires de l'hiver dernier (quatrième opération au genou), c'est une magnifique revanche pour ce miraculé.


 Les déclarations

Antoine Dénériaz
"C'est un rêve d'enfant qui se réalise. Même dans les moments les plus difficiles, je savais au fond de moi que j'avais un certain talent pour le ski. C'est le plus beau jour de ma vie. Je suis un bon glisseur et je sentais, sur le haut, que je skiais bien et vite. Je suis quelqu'un de calme, d'optimiste. Mais le jour de la course, je me transcende. Après les retraites de Luc Alphand et de Jean-Luc Crétier, on s'est retrouvé avec une équipe assez jeune, de 21-22 ans de moyenne d'âge. Il était dur de reprendre le flambeau. Il y a une bonne émulation au sein de l'équipe. Même aujourd'hui, je refuse de dire que je suis le leader de l'équipe (de descente). Il y en a d'autres qui ont le même potentiel."




 
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