 |  |  |  |
> Le classement de l'épreuve
|  |  |  |  |  | > Le classement de la Coupe du monde
|  |  |  |  |  |
|  |  |  |  |  |
Zoom
|  |  |  |  |  |
Une image rare. Un Français,
triomphant, entre deux Autrichiens (Photo AFP)
|  |  |  |  |  |
|  |  |  |  |  |
|  |  |  |  |  |
> Descente
hommes à
Val-Gardena (Italie)
|  |  |  |  |  |
|  |  |  |  |  | 1.
Antoine Dénériaz (FRA)
1'55"95
|  |  |  |  |  | 2. Michael Walchhofer (AUT)
1'56"17
|  |  |  |  |  | 3. Josef Strobl (AUT)
1' 56"26
|  |  |  |  |  |
|  |  |  |  |  |
> Les Français
1. Antoine Dénériaz
|  |  |  |  |  | 8. Nicolas Burtin
|  |  |  |  |  | 31. Sébastien Fournier-Bidoz
|  |  |  |  |  | 33. Pierre-Emmanuel Dalcin
|  |  |  |  |  | 40. Yannick Bertrand
|  |  |  |  |  | 53. Gaetan LLorach
|  |  |  |  |  |
|  |  |  |  |  |
Zoom
|  |  |  |  |  |
|  |  |  |  |  |
Antoine Dénériaz a fait la
différence sur le haut de la piste (Photo Reuters)
|  |  |  |  |  |
|  |  |  |  |  |
|  |  |  |  |  |
|  |  |  |  |  |
Cela vaut bien un triomphe
romain (Photo l'Equipe)
|  |  |  |  |  |
|  |  |  |  |  |
|  |  |  |  |  |
|  |  |  |  |  |
|  |
| | Ces
derniers hivers, au gré des exploits en or de
Jean-Pierre Vidal, en slalom ou de Frédéric
Covili, en géant, les descendeurs français se
faisaient régulièrement chambrer par leurs
potes de l'équipe de France de ski. Le
dernier succès d'un descendeur en Coupe du
monde remontait, en effet, au 7 mars 1998
(Nicolas Burtin à Kvitfjell, Norvège, dans la
foulée du titre olympique de Jean-Luc Crétier).
Depuis, rien, la disette, un vrai désert des
tartares : zéro victoire, pas le moindre petit
podium lors d'une épreuve majeure (JO,
mondiaux...).
|
| En
s'imposant devant cinq Autrichiens sur la
mythique Sasslong de Val Gardena, dans les
Dolomites italiennes, Antoine Dénériaz risque de
faire taire pour quelques saisons les méchantes
langues. Il donne aussi un bon coup de fraîcheur
à un circuit transformé ces derniers mois, faute
de concurrence, en coupe d'Autriche de
descente.
|
| En six saisons passées
sur le cirque blanc de la descente masculine,
" Tonio" n'avait jamais pourtant
fait mieux que deux places de quatrièmes : à Val
d'Isère en 1998 et ...en 2002, la semaine
dernière lors du critérium de la première neige.
Cette fois, il réalise un fantastique coup
double : premier podium et première victoire en
Coupe du monde.
|
|  Une si longue attente |
| Dans
les Dolomites italiennes, le jeune colosse
(1m89, 100 kg) originaire de Morillon, station
du Chablais français (région comprise entre
Chamonix et Genève) parti avec le dossard 20, a
d'abord assommé la course grâce à un ski
presque parfait dans la partie haute du parcours
et une pointe de vitesse record à 116,3 km/h. A
l'arrivée, il devançait de sept dixièmes
son compatriote, Nicolas Burtin, en 1'
55"95.
|
| Vint alors, l'attente, longue
(30 minutes). Car à Val Gardena, sur une piste
qui s'accélère par beau temps au fur et à
mesure des passages successifs, alors que le
soleil éclaire progressivement les zones
d'ombre, la crème de la crème de la
descente préfère s'élancer avec des
dossards élevés (numéros 30 à 40).
|
| Mais, de suspense, il
n'y en eu pas beaucoup. En cette dernière
descente de l'année, la
"Wunderteam" autrichienne ne pouvait
rien contre le Haut-Savoyard. Michael Walchhofer
(à 22/100), Josef Strobl (55/100), Fritz Strobl
ou Hannes Trinkl achoppèrent très nettement sur
le temps de reférence de Dénériaz.
|
| Depuis, la victoire
lors de cette même décembre de Val Gardena, de
l'Italien Kristian Ghedina, le 15 décembre
2001, les Autrichiens avaient raflé toutes les
descentes : 12 épreuves Coupe du monde et un
titre olympique. Certes, Stephan Eberharter,
invaincu, dans cette discipline depuis le début
de la saison, était absent à Val Gardena. Mais
cela n'atténue en rien le bel exploit
d'Antoine Dénériaz.
|
| | Les autres Français |
| Nicolas Burtin, dernier vainqueur
français d'une descente de Coupe de monde
(en mars 98) complète ce succès historique en
prenant la septième place. Après ses déboires de
l'hiver dernier (quatrième opération au
genou), c'est une magnifique revanche pour
ce miraculé.
|
|
|  Les déclarations |
|
Antoine Dénériaz
| "C'est un
rêve d'enfant qui se réalise. Même dans
les moments les plus difficiles, je savais
au fond de moi que j'avais un certain
talent pour le ski. C'est le plus beau
jour de ma vie. Je suis un bon glisseur et
je sentais, sur le haut, que je skiais bien
et vite. Je suis quelqu'un de calme,
d'optimiste. Mais le jour de la course,
je me transcende. Après les retraites de Luc
Alphand et de Jean-Luc Crétier, on
s'est retrouvé avec une équipe assez
jeune, de 21-22 ans de moyenne d'âge.
Il était dur de reprendre le flambeau. Il y
a une bonne émulation au sein de
l'équipe. Même aujourd'hui, je
refuse de dire que je suis le leader de
l'équipe (de descente). Il y en a
d'autres qui ont le même
potentiel."
|
|
|
|