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Saison 2002-2003
Mondiaux 2003

    Ski alpin - Coupe du monde 
  Eberharter comme Klammer 


Déjà vainqueur l'an passé, Stephan Eberharter a remporté la descente de Val-d'Isère devant ses compatriotes Klaus Kroell et Andreas Schifferer. Ce triplé autrichien prive Antoine Dénériaz, excellent quatrième, du podium. Les Français sont quatre dans les vingt premiers.

> Le classement de l'épreuve
> Les déclarations

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> Descente hommes
à Val-d'Isère (FRA)

1. Stephan Eberharter (AUT)
2. Klaus Kroell (AUT)
3. Andreas Schifferer (AUT)

> Les Français
4. Antoine Dénériaz
13. Sébastien Fournier-Bidoz
15. Pierre-Emmanuel Dalcin
18. Nicolas Burtin
24. Claude Crétier
44. Yannick Bertrand
48. Marc Bottolier

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Antoine Deneriaz échoue au pied du podium. (Photo Reuters)



Et de trois. Comme son compatriote Franz Klammer en 1976-77, Stephan Eberharter s'est imposé dans les trois premières descentes de la saison. Avec son succès lors de la finale à Altenmark, l'Autrichien en est même à quatre succès de rang dans cette spécialité. Meilleur temps du dernier entraînement et parti avec le dossard 30, le champion olympique de géant a mis tout le monde d'accord.

Effectuant une nouvelle exhibition proche de la perfection, le meilleur skieur actuel s'est imposé avec une marge de près de sept dixièmes, prouvant que sa quinzième place lors du super-G de Beaver Creek dimanche dernier n'était qu'un accident. Ce succès, son cinquième de la saison, est le vingt et unième de sa carrière et le onzième en descente. Cette nouvelle levée lui permet d'égaler son grand rival Herman Maier dans l'épreuve reine et de revenir à une unité de Kristian Ghedina, skieur en activité le plus titré dans cette discipline.

 Dénériaz confirme enfin

Si les Autrichiens ont, une nouvelle fois, trusté le podium, les skieurs français, en retrait depuis le début de saison, n'ont pas à rougir de leur performance. On attendait Sébastien Fournier-Bidoz, le Français le plus en vue cette saison en descente et meilleur temps du premier galop d'essai jeudi. C'est Antoine Dénériaz qui s'est rappelé au bon souvenir de tout le monde sur cette piste qui l'avait révélé en 1998. Quatrième de la descente il y a quatre ans quasiment jour pour jour, le skieur de Morillon, en Haute-Savoie, a réalisé la même performance ce samedi.

Parti avec le dossard 20, "Dene" a même fait figure de vainqueur potentiel pendant un gros quart d'heure avant que la triplette autrichienne ne vienne l'éjecter du podium. A la peine depuis le début de saison avec une seule présence dans les points, vingtième lors de la descente de Lake Louise, Antoine Dénériaz est cette fois présent le jour J. L'an passé, le Français avait avait fait naître de gros espoirs aux entraînements avec une sixième et une première place avant de se louper lors de la course.

Cette fois, il n'a pas flanché et ce résultat qui sonne comme une seconde naissance devrait définitivement le relancer ainsi que toute l'équipe de vitesse masculine enfin présente aux avant-postes. La 13e place de Sébastien Fournier-Bidoz, obtenue avec le dossard 3 sur une piste plus rapide au fil des passages, est également une très bonne performance. La 18e de Nicolas Burtin, après quelques années de galère, est également une très bonne nouvelle. Cette embellie à la maison demande toutefois une confirmation à l'extérieur dès la semaine prochaine à Val Gardena.

 Les déclarations

Stephan Eberharter (Aut, 1er): "C'était difficile de passer en 30e position car la piste était marquée. Même si ma victoire paraît facile, il faut savoir qu'il y a du boulot derrière tout ça. Je dois dire que toutes les pièces du puzzle ont fonctionné. J'ai été impressionné par mon temps, par rapport aux entraînements. Je ne pensais pas descendre en dessous de 1 min 59 sec. C'est aussi un merveilleux jour pour l'Autriche. Je suis un peu étonné que Klaus (Kroell) et Andreas (Schifferer) m'accompagnent sur le podium, mais je connais leur valeur".

Klaus Kroell (Aut, 2e): "Je savais que j'étais en forme. Et comme j'étais déjà qualifié, j'étais décontracté lors des entraînements. Je ne pense pas avoir fait de faute, avec même l'impression d'avoir bien skié. Mais Steff est vraiment plus fort. Sa domination n'est pas synonyme de résignation. C'est plutôt une motivation pour l'équipe. Elle nous protège de la pression".

Andreas Schifferer (Aut, 3e): "C'est formidable: je ne m'étais pas qualifié (au sein de l'équipe d'Autriche) pour la 2e descente de Beaver Creek. Comme les qualifications dans l'équipe exigent une grande dépense d'énergie, et en accord avec les entraîneurs, il avait été décidé avec Christoph (Gruber) et Hans (Knauss) que ce serait moi qui prendrait le départ à Val-d'Isère. Je suis aussi content demain de pouvoir remettre les skis courts pour le slalom géant, après trois semaines consacrées aux épreuves de vitesse".

Antoine Dénériaz (Fra, 4e)
« J'ai cherché chaque mètre de terrain en attaquant au maximum. Aujourd'hui, c'est passé comme rarement. Je n'ai pas commis de faute importante. Ca va donner un gros mental pour tout notre groupe. On avait besoin d'un petit déclic. Notre boulot de l'automne est récompensé. Les Autrichiens sont les plus forts actuellement, en particulier Eberharter. Mais, quand ils auront des failles, il faudra en profiter. »



 
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