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Saison 2002-2003
Mondiaux 2003

    Mondiaux 2003 
Propos recueillis par Arnaud Tillous  Entretien avec Antoine Deneriaz 



1- Objectif descente
2- Un skieur nouveau


EN VERSION ORIGINALE
« Une bonne carte à jouer »
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« En 1999, j'étais jeune »
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« Je me connais mieux »
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« Pas trop de pression »
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« La meilleure alchimie »
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« Vail, une super expérience »
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« Tout reprendre à zéro »
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« En 1999 (ici à Vail, ndlr), j'étais jeune »

Douzième de la descente olympique à Salt Lake City


(Photos L'Equipe, sauf mention)
À 26 ans, Antoine Deneriaz a endossé le rôle de leader de l'équipe de France masculine de vitesse depuis sa victoire à Val Gardena, le 21 décembre dernier. À la veille de la descente des Mondiaux, samedi à Saint-Moritz, le colosse de Morillon a répondu à nos questions. Volet 2 : Un skieur nouveau.

« Dix-huitième l'an passé, vous n'êtes plus le même skieur aujourd'hui. Quelles sont vos ambitions ?

C'est de continuer sur la lancée de la saison, surtout dans l'esprit. Je veux skier instinctivement, naturellement en attaquant au maximum. Aux Championnats du monde, c'est la course aux trois premières places qui compte, mon objectif est donc de faire une médaille. Je pense avoir une bonne carte à jouer, je la jouerai à fond.

Vous aviez fait des résultats en 1999 et puis, plus rien pendant trois ans. Comment l'expliquez-vous ?

En 1999, j'étais jeune. Mon résultat, c'était presque de la chance. Je ne savais pas trop comment j'en étais arrivé là. Ensuite, j'ai essayé de renouveler ce résultat, mais comme je ne savais pas vraiment comment j'y étais arrivé, je n'avais pas les outils. Je me suis posé beaucoup de questions et, petit à petit, je me suis enfoncé. C'est après, dans les années difficiles, que j'ai appris à me connaître et su remonter la pente (sic).

Qu'est-ce qui a changé cette année ?

Je me connais beaucoup mieux depuis l'année dernière. Je commence à avoir pas mal d'expérience après six ans passés sur le circuit. Je connais mes possibilités. Je sais comment faire pour arriver au meilleur niveau le jour J. C'est tout un travail sur moi-même dans lequel j'ai progressé.

 « Je continue sur ma lancée »

Le fait d'être quasiment la seule chance de médaille en vitesse, chez les hommes, ne vous met pas trop de pression ?

On me le dit, mais je n'y pense pas trop. Je ne me mets pas trop de pression avec ça. J'ai gagné une course. Je suis un des médaillables possibles chez les Français. Je continue sur ma lancée de la saison, je prends cette course comme une autre, en gardant le même état d'esprit. Je pense que c'est comme cela que je peux faire un gros truc ici.

Les Championnats du monde sont une course d'un jour. Cela change t-il quelque chose à votre approche ?

Toutes les courses de Coupe du monde sont comme des courses d'un jour. Pour celle-là, c'est pareil. Je vais construire ma course comme je l'ai fait cette saison, sans me mettre de pression particulière. À mon avis, c'est la meilleure alchimie possible pour obtenir un bon résultat.

 « Mettre à profit ce que j'ai appris »

Que retenez-vous de votre 21e place de Vail, il y a quatre ans aux Mondiaux, et de votre 12e place l'an passé aux Jeux ?

Vail, c'était une super expérience même si le résultat avait été moyen. C'était mes premiers Championnats du monde et l'occasion de découvrir ces courses un peu différentes. Les Jeux Olympiques, c'est toujours un grand moment. J'étais content de faire douzième mais surtout d'avoir bien skié ce jour-là. C'est ma troisième grande épreuve mondiale et je veux mettre à profit ce que j'ai appris les deux fois d'avant.

Il y a deux ans, vous n'aviez pas participé aux Championnats du monde. Quel est votre état d'esprit par rapport à cela ?

Lors des Mondiaux de Sankt-Anton, j'étais dans ma saison noire. J'étais reparti faire mes gammes en Coupe d'Europe. Je n'étais plus au niveau de la Coupe du monde. J'avais regardé les épreuves à la télévision et je m'étais dit que j'allais tout reprendre à zéro, que j'allais travailler et être aux Jeux Olympiques l'année suivante. Ca a marché et, quand j'y repense, cela me fait plaisir parce que j'ai fait énormément de chemin depuis. »

[ Objectif descente ]




 
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