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> Le classement de l'épreuve
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Les déclarations
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Slalom rime avec Kostelic à
St-Moritz. Ivica a rejoint Janica au palmarès.
(Photo Reuters)
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> Slalom hommes
|  |  |  |  |  | 1. Ivica
Kostelic (CRO)
|  |  |  |  |  | 2. Silvan Zurbriggen
(SUI)
|  |  |  |  |  | 3.
Giorgio Rocca (ITA)
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> Les Français
14. Kevin Page
|  |  |  |  |  | 17.
Pierrick Bourgeat
|  |  |  |  |  | 31.
Sébastien Amiez
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Silvan Zurbriggen a fait rêver les
Suisses jusqu'au passage de Kostelic.
(Photo Reuters)
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Des Mondiaux à oublier pour
Jean-Pierre Vidal et toute l'équipe de
France. (Photo AFP)
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| |  Un final emballant |
| Ultime épreuve de ces
Championnats du monde, le slalom masculin a été
également la plus belle, la plus incertaine. A
l'entame de la deuxième manche, une dizaine
de concurrents pouvait encore prétendre au titre
suprême en effet.
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| Parmi les
six premiers, Kostelic, Raich, Pranger, Rocca,
Buraas et Palander - la crème des slalomeurs -,
tous groupés en six dixièmes, seuls manquaient à
l'appel Rainer Schoenfelder sorti,
Jean-Pierre Vidal, pas dans le coup à deux
secondes et, à un degré moindre, Bode Miller,
neuvième à 9 dixièmes, mais qui pouvait avancer
l'excuse d'avoir terminé avec un seul
bâton. Or, avec ce diable d'Américain,
allez savoir ce qui pouvait advenir en seconde
manche...
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| Celle-ci
s'annonçait splendide. Elle le fut,
indécise jusqu'au bout. Silvan Zurbriggen,
dossard 25 et 7e du premier tracé, avait dominé
tous ses rivaux avant que ne s'élance le
dernier concurrent. Toute la Suisse espérait son
premier titre de la quinzaine. Mais, en haut de
la piste, Ivica Kostelic, tenant du globe de
cristal de la spécialité et encore leader au
classement cette saison, entendait bien
rejoindre sa soeur Janica au palmarès de la
discipline technique.
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|  Ivica, Janica, même combat |
| Dans le même style souple
et délié que celui de sa frangine, le Croate
glissait jusqu'en bas de la piste pour
s'emparer de l'or. Hyper régulier
depuis deux ans avec cinq victoires, dont trois
cette année, Kostelic mérite amplement son
titre. Il a ainsi terminé tous les slaloms
auxquels il a pris part cette saison. Dans cette
discipline risquée, cela confine à
l'exploit.
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| Quatorzième de la course
d'ouverture à Park City, le Croate n'a
jamais fait moins bien depuis que quatrième en
cinq courses. En tête des bilans mondiaux depuis
deux ans, il ne lui manquait qu'une
médaille dans les grands championnats. Kostelic
a comblé cette lacune en s'emparant du plus
beau des métaux et oublié sa déception des Jeux
l'an passé. Quatrième de la première
manche, il était sorti lors du second
tracé.
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| Cette fois, le grand
frère de la triple championne olympique n'a
pas failli. Ce doublé de la famille Kostelic est
une première dans l'histoire du ski alpin
aux Championnats du monde. Jamais un frère et
une soeur n'étaient montés sur la plus
haute marche d'un podium la même année.
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|  St-Moritz + Crans = Lillehammer |
| Cette belle fête du ski à
St-Moritz se sera donc déroulée sans les
Français. Comme à Crans-Montana en 1987 ou, plus
récemment, aux Jeux de Lillehammer en 1994, les
Bleus n'auront pas pu monter une seule fois
sur le podium. Cette dernière journée tournant à
la catastrophe. La déroute de Jean-Pierre Vidal,
21e de la première manche à une seconde et huit
dixièmes de Kostelic, est symptomatique de cette
bérézina. Le deuxième passage fut pire encore
pour le champion olympique qui sortit au bout de
quelques portes.
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| Un an
après des JO particulièrement fastes (deux
titres et quatre médailles au total), où se
situe le véritable niveau du ski français ? Ces
résultats olympiques ainsi que les deux globes
de cristal de Frédéric Covili et de Laure
Pequegnot, l'an passé, constituaient-ils le
sapin qui cache la forêt ? Le nouveau président,
Marcel Calvat, a réuni le comité directeur de la
fédération jeudi 20 février. Les discussions
s'annoncent amères.
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|  Les déclarations |
| Ivica Kostelic (Cro, champion du monde)
| «
C'est un rêve
aujourd'hui. Je suis plein
d'émotions. C'est l'une des
plus grandes journées de ma vie. J'ai
beaucoup risqué. J'ai skié à la limite.
Avant la première manche, j'avais dit à
Silvan (Zurbriggen) qu'il gagnerait
devant moi et Silvan m'a répondu que je
gagnerais devant lui. Sur la piste
aujourd'hui, il a fallu se battre
jusqu'au bout. »
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Silvan Zurbriggen (Sui,
médaille d'argent)
| «
C'est incroyable et je
savoure la médaille. Déjà lors de la
première manche, j'ai bien skié. Je
suis plus qu'heureux. A Kitzbühel,
j'avais réalisé une bonne course, cela
m'a motivé. Mais je n'aurais
jamais pensé obtenir une
médaille. »
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Giorgio Rocca (Ita, médaille de bronze)
| « C'est
formidable. Merci à Saint-Moritz. A Vail, en
1999, j'ai manqué le podium pour
8/100e. Quand j'ai vu que Silvan
Zurbriggen avait une avance de 3/100e,
j'ai craint que la même mésaventure
allait m'arriver.
»
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