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Saison 2002-2003
Mondiaux 2003

    Mondiaux 2003 - Géant hommes 
Arnaud TILLOUS  Encore de l'or pour Miller 


Bode Miller remporte son deuxième titre, en géant, six jours après celui du combiné. L'Américain devance de trois centièmes l'Autrichien Hans Knauss, et de quatre un autre Américain, Erik Schlopy, auteur d'une spectaculaire remontée en seconde manche. Toujours pas de médaille pour les Français, Joël Chenal se classant 9e et Frédéric Covili 11e.



> Le classement de l'épreuve

> Les déclarations

Bode Miller, roi de Saint-Moritz


> Géant hommes

1. Bode Miller (USA)
2. Hans Knauss (AUT)
3. Erik Schlopy (USA)
   
> Les Français

9. Joël Chenal
11. Frédéric Covili


Schlopy-Miller, jamais deux Américains n'étaient montés ensemble sur un podium des Championnats du monde


LA DER POUR "STEF" ?
« C'était certainement ma dernière course en Championnats du monde. Dans deux ans, j'aurai presque 36 ans. Ce n'est pas réaliste de penser à d'autres Mondiaux. Mon bilan des Mondiaux-2003 avec une médaille d'or en super-G est évidemment positif. J'aurais bien voulu remporter une troisième médaille d'or ».
Stephan Eberharter, à l'arrivée du géant


Encore raté pour Frédéric Covili, le vainqueur du globe de cristal de géant, en 2002, 15e aux J0'2002, ne fait pas beaucoup mieux en Suisse




(Photos AFP)
 Trois sur quatre

La razzia américaine continue à Saint-Moritz. Les skieurs « yankee » ont remporté leur cinquième et sixième médailles dans le géant. Aux deux breloques de Bode Miller, vainqueur en combiné et deuxième du super-G, et aux deuxième et troisième places de Kirsten L. Clark et Jonna Mendes, en super-G, sont venues s'ajouter deux nouvelles médailles.

Deux récompenses de plus mais surtout un nouveau titre pour Bode Miller qui, avant même les trois dernières épreuves, s'impose comme la star incontestable de ces Mondiaux. L'Américain, qui doit encore s'aligner dans le slalom, dimanche, dont il sera l'un des favoris, s'adjuge donc une troisième médaille en quatre courses, la deuxième en or. Seule la descente, où il s'est classé quinzième, a pour l'instant échappé à sa fringale.

Révélation de la saison dans les épreuves de vitesse, Miller n'a rien perdu de ses qualités de technicien ni de sa fraîcheur en s'alignant dans toutes les épreuves. Deuxième aux Jeux, en géant et en combiné, le dauphin d'Eberharter au classement général de la Coupe du monde a même progressé d'une place dans ces deux épreuves à Saint-Moritz.

 La remontée de Schlopy

Réputé pour sa prise de risques maximale et son ski toujours à la limite, Bode Miller a affiché de nouvelles qualités en Suisse. À l'instar du slalom du combiné, l'Américain a, en effet, été beaucoup plus sobre qu'a l'accoutumée dans les deux manches du géant. Cette simplicité lui a permis de venir devancer son compatriote Eric Schlopy de quatre centièmes sur la ligne.

Vingt-troisième de la première manche, Schlopy a en effet effectué un deuxième passage splendide qui lui a valu d'occuper la première place pendant la descente de près d'une vingtaine de concurrents. Seuls son copain de l'équipe américaine et Hans Knauss viendront finalement le déloger des avant-postes mais sans l'empêcher de monter sur le podium. Le skieur de Park City aura tout de même repris une et deux secondes à ses voisins du podium. Une superbe remontée pour celui qui n'avait plus signé de podium en Coupe du monde depuis deux ans.

Knauss avait été irrésisitible en première manche, devançant de 57 centièmes son compatriote Benjamin Raich, et de 58 le Suisse Michael Von Grünigen. Derrière, les écarts étaient encore plus importants puisque Bode Miller était 4e à 87 centièmes. Cela n'aura pourtant pas suffi pour le dernier vainqueur d'un géant en Coupe du monde, en janvier à Adelboden. Deuxième du super-G à Nagano à égalité avec Didier Cuche derrière Hermann Maier et troisième de celui des Mondiaux de Vail en 1999 pour un centième derrière Kjus et Maier, l'Autrichien, âgé de 32 ans, passe une nouvelle fois à côté d'un grand titre.

 Les Tricolores enneigés

Un sacre que les Français attendent maintenant depuis trente ans dans un grand Championnat en géant (Guy Périllat s'était imposé aux Mondiaux de Portillo en 1966 et Jean-Claude Killy aux JO de Grenoble en 1968). La première manche avait pourtant laissé croire à un podium. Joël Chenal et Frédéric Covili s'étaient classés sixièmes ex aequo, en compagnie de Stephan Eberharter, à plus d'une seconde de Knauss mais à moins d'une demi-seconde du podium.

Une nouvelle fois, l'espoir a fait long feu. La deuxième manche fut moins réussie avec respectivement les seizième et vingtième temps. Finalement, le skieur de la Rosière se classe 9e et celui des Menuires, 11e. Seule toute petite consolation pour les deux Français, le roi Eberharter a fait encore moins bien et termine 23e.

Alors que les Américains et les Autrichiens trustent les podiums, la délégation française affiche toujours un zéro pointé à son bilan provisoire. Aucune surprise n'étant à attendre du géant femmes jeudi, seuls les slalomeuses et slalomeurs peuvent encore sauver le ski français d'un désastre retentissant.

 Les déclarations

Bode Miller (USA, champion du monde) : « Je suis très heureux de cette médaille d'or. C'est une journée extraordinaire. C'est fou de voir deux Américains sur le podium. Ça fait longtemps qu'on n'a pas vu cela. La course était dure et j'avais la chance de me retrouver du bon côté des petits centièmes. »

Hans Knauss (AUT, médaille d'argent) : « Je suis extrêmement heureux. Mais je suis aussi un tout petit peu triste après mon meilleur temps à l'issue de la première manche. La seconde manche était très difficile. Mais je n'étais pas nerveux. »

Erik Schlopy (USA, médaille de bronze) : « Je n'ai pas d'explication. J'ai accéléré à fond. Je n'avais rien à perdre. La seconde manche était un rêve. La première un peu moins. Or et argent pour Bode et moi auraient été mieux, mais or et bronze sont bien aussi. Je savais que Bode allait faire une médaille. Je le remercie car il me motive beaucoup. »




 
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