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Saison 2002-2003
Mondiaux 2003

    Mondiaux 2003 - Descente hommes 
Arnaud TILLOUS  Une course de feu 


Michael Walchhofer, l'éternel dauphin en descente cette année, s'est imposé devant Kjetil Andre Aamodt. Bruno Kernen, troisième, a longtemps fait figure de vainqueur mais apporte sa première médaille à la Suisse. Antoine Dénériaz se classe huitième après une belle course.


> Le classement de l'épreuve

Michael Walchhofer (Photo Reuters)

> Descente hommes

1. Michael Walchhofer (AUT)
2. Kjetil Andre Aamodt (NOR)
3. Bruno Kernen (SUI)
   
> Les Français

8. Antoine Dénériaz
13. Sébastien Fournier-Bidoz
14. Pierre-Emmannuel Dalcin
23. Nicolas Burtin



Antoine Dénériaz (Photo Reuters)

 Le coup de Walchhofer

Cette descente des Championnats du monde a connu un suspense d'enfer. Les trente premiers skieurs s'étaient élancés et la Suisse s'apprêtait à relever la tête. Bruno Kernen et Didier Cuche réalisaient alors un superbe doublé juste devant le roi de la discipline, Stephan Eberharter. Le podium se jouait à coup de centièmes et Antoine Dénériaz faisait un beau sixième à huit centièmes de « Stef ».

La course avait été superbe mais on n'avait encore rien vu. S'élançant avec le dossard 31, Michael Walchhofer venait désespérer le public helvète en s'adjugeant la première place avec près d'une seconde d'avance, 97 centièmes exactement. Ce coup de massue du géant autrichien est pourtant tout sauf une surprise. Quatre fois deuxième cette saison en descente, Walchhofer, ancien slalomeur reconverti descendeur, connaît enfin, le jour J, la réussite qui lui avait manqué jusque-là.

Le skieur de la « Wunderteam » n'était jamais monté sur la plus haute marche du podium en Coupe du monde en dehors de sa victoire lors du combiné de Kitzbühel, il y a dix jours. Pourtant, après la sensation Walchhofer, cette descente des Mondiaux a failli en connaître une plus grande encore dans la foulée. Kjetil Aamodt Aamodt, dossard 32 sur le dos, a fait jeu égal avec l'Autrichien pendant les deux tiers de la course avant de céder sur la fin.

 Dénériaz trop tôt

Finalement deuxième, le Norvégien, qui tenait à ce titre en descente, seule médaille d'or qui manque à son palmarès lors des Jeux Olympiques ou Mondiaux, s'adjuge tout de même sa dix-neuvième médaille lors de ces épreuves. Aamodt devient également le skieur le plus titré en Championnats du monde, avec douze breloques, une unité devant Lasse Kjus et Marc Girardelli.

Bruno Kernen, qui a longtemps cru au titre, ne termine donc que troisième mais sauve l'honneur suisse en apportant à son pays sa première médaille. Mais le plus malchanceux du jour est peut-être Antoine Dénériaz qui se classe huitième, ex aequo avec Hermann Maier, et surtout meilleur descendeur des premiers dossards. Devant le skieur de Morillon, tous les skieurs ont effet des dossards compris entre le 22 et le 33.

Dénériaz, parti avec le dossard 16, paie cher son erreur de vendredi, qui l'a vu se classer à la quinzième place du dernier entraînement et donc partir avec ce dossard peu élevé. Auteur d'une descente sans faute,  «Tonio » en aurait-il commis une sur une piste plus rapide ? La réussite n'est toujours pas là pour le clan français. A Carole Montillet de laisser ses frustrations aux vestiaires et de faire tourner le vent dans l'épreuve femmes, dimanche.

 Déclarations

Michael Walchhofer : « C'était une course parfaite. Je suis heureux d'avoir accédé à la plus haute marche du podium après tant de deuxièmes places. Maintenant, j'attends avec joie la fête. Mon matériel était parfait et mon préparateur de matériel a fait un travail parfait ».

Kjetil André Aamodt : « C'est incroyable. Cette deuxième place est plus que j'attendais. J'avais des skis rapides mais je n'ai pas trop bien skié. Cette nouvelle médaille est très précieuse. Mon objectif est 2006 (jeux Olympiques à Turin, NDLR) ».

Bruno Kernen : « Je peux très bien vivre avec cette médaille de bronze, six ans après ma médaille d'or. Quand j'ai attendu dans l'aire d'arrivée, je savais que Walchhofer serait le plus grand rival. Dans la partie intermédiaire, je n'ai pas trop bien skié. Je n'ai pas fait de grosses fautes, mais je n'ai pas assez risqué. L'ambiance et le public étaient sensationnels  ».




 
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