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Saison 2002-2003
Mondiaux 2003

    Mondiaux 2003 - Super-G hommes 
Arnaud TILLOUS  Super Eberharter 

Les Championnats du monde de St-Moritz débutent par un podium de rêve dans le super-G : Stephan Eberharter devant Hermann Maier et Bode Miller, 2e ex aequo. C'est le deuxième titre pour l'Autrichien dans la discipline, 12 ans après Saalbach.


> Le classement de l'épreuve

> Les déclarations

Stephan Eberharter peut hurler sa joie : l'Autrichien reste le patron du ski (Photo Reuters)


> Super-G hommes

1. Stephan Eberharter (AUT)
2. Hermann Maier(AUT)
    Bode Miller (USA)

> Les Français
15. Sébastien Fournier-Bidoz
17. Claude Crétier

Une première partie de course stupéfiante d'Hermann Maier et une très belle deuxième place à l'arrivée... (Photo AFP)


...à égalité avec Bode Miller de plus en plus surprenant au fil de la saison (Photo AFP)

 Première manche pour « Stef »

Eberharter reste le maître. Parti avec le dossard 30, l'Autrichien est venu mettre tout le monde d'accord, en s'imposant avec près de huit dixièmes d'avance. Le premier duel de ces Mondiaux a tenu toutes ses promesses, le titre revenant au meilleur skieur actuel devant les deux autres rois du cirque blanc, Maier et Miller.

Deuxième du super-G à Salt Lake City, Eberharter avait également terminé vice-champion du monde de la discipline à Sankt-Anton, derrière l'Américain Dahron Rahlves, il y a deux ans. Cette fois, le titre de champion du monde, douze ans après ceux obtenus à Saalbach en super-G et en combiné, lui échoit.

L'obtenir devant son grand rival et chouchou de ses compatriotes, Hermann Maier, doit ajouter à sa satisfaction. Malgré ces résultats depuis un an et demi, dont trois globes de cristal, le champion olympique de géant n'a pas réussi à remplacer « Herminator » dans le coeur des Autrichiens.

 Une seconde de mieux

Tenu au courant de la performance de son coéquipier de la « Wunder Team », « Stef » a réalisé une course quasi-parfaite. En retard de 28 centièmes au premier intermédiaire, Eberharter a repris plus d'une seconde sur le bas de la piste pour venir s'imposer de 77 centièmes. Quand on sait que Bruno Kernen, huitième de la course, ne finit qu'à 39 centièmes du podium, on mesure la valeur de la performance du nouveau champion du monde.

Battu par son rival, Hermann Maier a lui aussi réalisé un truc en Suisse, prouvant que sa victoire de Kitzbühel, une semaine plus tôt dans le super-G, après un an et demi de repos forcé, n'était pas un accident. Développant son ski tout en puissance sur le haut du tracé, le géant de Flachau possédait 67 centièmes d'avance sur Bode Miller à ce moment-là de la course.

Encore un peu juste physiquement, le miraculé autrichien voyait son avance fondre progressivement et son chrono s'arrêter sur le même temps que l'Américain. Obligé de gagner sa qualification lors des entraînements de la descente, cette semaine, Maier, sur ce qu'il a montré ce dimanche, devrait y parvenir et être à nouveau un sérieux prétendant au podium dans six jours. Pour un nouveau duel explosif.

 Pas de miracle français

La descente, Bode Miller devrait lui aussi finalement y participer. Circonspect quant à ses chances de bien figurer, le dauphin d'Eberharter en Coupe du monde va certainement reconsidérer sa position après son nouvel exploit.

Cette première médaille mondiale est en effet aussi le premier podium dans une épreuve de vitesse pour le skieur d'Outre-Atlantique. Catalogué spécialiste des disciplines techniques en début de saison, Miller multiplie les performances dans les autres épreuves et commence lui aussi ces Mondiaux de la meilleure des manières.

Côté français, en revanche, l'heure n'est pas à la satisfaction. Sans surprise, aucun des trois coureurs engagés au départ n'a pu entrer dans le Top 10. Sébastien Fournier, le meilleur d'entre eux, s'est classé quinzième. Très faible chez les hommes en super-G, l'équipe de France pourra se rattraper dans l'épreuve femmes, lundi, avec Carole Montillet. Si ces Mondiaux sont ceux des favoris...

 Les déclarations

Stephan Eberharter (Aut/champion du monde de Super-G): "Je suis fier d'être de nouveau champion du monde de super-G douze ans après Saalbach (Autriche). J'ai dû me battre comme un tigre, mais j'ai tout de même skié calmement. Ce sont mes 6es Championnats du monde. Je n'avais pas de pression. J'ai skié avec de bonnes sensations. On ne peux rien forcer. Tout a marché à 100 %. Je n'ai pas de mauvaises relations avec Hermann Maier. Etre vainqueur d'une course de Championnat du monde est plus important que de battre Maier. C'est la presse qui exagère. Le ski est un sport individuel. On s'occupe de soi-même. La descente (samedi prochain, NDLR) me convient".

Hermann Maier (Aut/deuxième ex aequo) : "Compte tenu de ce que j'ai fabriqué dans la partie inférieure de la piste j'ai laissé filer avec légèreté une possible victoire. Mais on ne doit pas être insatisfait. J'aurais pu faire mieux. J'aurais dû attaquer plus".

Bode Miller (USA/deuxième ex aequo): "Ce n'était pas ma meilleure course. Si j'avais skié comme à Val Gardena (6e ex aequo le 20 décembre 2002), j'aurais gagné. Mais avec Hermann et Stephan sur le podium, je suis en bonne compagnie. Je suis venu à Saint-Moritz pour gagner des médailles et des courses. C'était un premier pas sur la voie vers un titre mondial".

Sébastien Fournier (Fra, 15e): "Je n'ai pas trouvé le tracé spécialement piégeur ni trop technique. C'était assez régulier. Sur la porte en aveugle, on avait vu à la reconnaissance qu'il fallait ouvrir. Sur toutes les bosses, il fallait mettre de la direction. J'avais une sensation assez bonne. Sur une neige froide et sèche, il faut trouver un compromis entre un ski agressif et le relâchement."

Claude Crétier (Fra, 17e): "Sans la faute, j'aurais pu faire dans les dix. Je suis rentré direct dans la double (portes directionnelles), à la compression. Je suis déçu de ma partie finale et du résultat, mais assez content du haut. C'est une piste que j'aime bien, car il faut faire attention aux mouvements de terrain, aux changements de direction. Ce qu'a fait Eberharter, c'est énorme. Je m'y attendais: il est au-dessus du lot".



 
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