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> Le classement de l'épreuve
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Les déclarations
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Stephan Eberharter peut
hurler sa joie : l'Autrichien reste le
patron du ski (Photo Reuters)
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> Super-G hommes
|  |  |  |  |  | 1. Stephan
Eberharter (AUT)
|  |  |  |  |  | 2. Hermann Maier(AUT)
|  |  |  |  |  | Bode Miller
(USA)
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> Les Français
15. Sébastien Fournier-Bidoz
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17. Claude Crétier
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Une première partie de
course stupéfiante d'Hermann Maier et
une très belle deuxième place à
l'arrivée... (Photo AFP)
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...à égalité avec Bode
Miller de plus en plus surprenant au fil de
la saison (Photo AFP)
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| |  Première manche pour « Stef » |
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Eberharter reste le maître.
Parti avec le dossard 30, l'Autrichien est
venu mettre tout le monde d'accord, en
s'imposant avec près de huit dixièmes
d'avance. Le premier duel de ces Mondiaux a
tenu toutes ses promesses, le titre revenant au
meilleur skieur actuel devant les deux autres
rois du cirque blanc, Maier et Miller.
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| Deuxième du super-G à Salt Lake City,
Eberharter avait également terminé vice-champion
du monde de la discipline à Sankt-Anton,
derrière l'Américain Dahron Rahlves, il y a
deux ans. Cette fois, le titre de champion du
monde, douze ans après ceux obtenus à Saalbach
en super-G et en combiné, lui
échoit.
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| L'obtenir devant son
grand rival et chouchou de ses compatriotes,
Hermann Maier, doit ajouter à sa satisfaction.
Malgré ces résultats depuis un an et demi, dont
trois globes de cristal, le champion olympique
de géant n'a pas réussi à remplacer «
Herminator » dans le coeur des
Autrichiens.
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|  Une seconde de mieux |
| Tenu au courant de la
performance de son coéquipier de la « Wunder
Team », « Stef » a réalisé une course
quasi-parfaite. En retard de 28 centièmes au
premier intermédiaire, Eberharter a repris plus
d'une seconde sur le bas de la piste pour
venir s'imposer de 77 centièmes. Quand on
sait que Bruno Kernen, huitième de la course, ne
finit qu'à 39 centièmes du podium, on
mesure la valeur de la performance du nouveau
champion du monde.
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| Battu par
son rival, Hermann Maier a lui aussi réalisé un
truc en Suisse, prouvant que sa victoire de
Kitzbühel, une semaine plus tôt dans le super-G,
après un an et demi de repos forcé, n'était
pas un accident. Développant son ski tout en
puissance sur le haut du tracé, le géant de
Flachau possédait 67 centièmes d'avance sur
Bode Miller à ce moment-là de la
course.
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| Encore un peu juste
physiquement, le miraculé autrichien voyait son
avance fondre progressivement et son chrono
s'arrêter sur le même temps que
l'Américain. Obligé de gagner sa
qualification lors des entraînements de la
descente, cette semaine, Maier, sur ce
qu'il a montré ce dimanche, devrait y
parvenir et être à nouveau un sérieux
prétendant au podium dans six jours. Pour un
nouveau duel explosif.
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|  Pas de miracle français |
| La descente, Bode Miller
devrait lui aussi finalement y participer.
Circonspect quant à ses chances de bien figurer,
le dauphin d'Eberharter en Coupe du monde
va certainement reconsidérer sa position après
son nouvel exploit.
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| Cette
première médaille mondiale est en effet aussi le
premier podium dans une épreuve de vitesse pour
le skieur d'Outre-Atlantique. Catalogué
spécialiste des disciplines techniques en début
de saison, Miller multiplie les performances
dans les autres épreuves et commence lui aussi
ces Mondiaux de la meilleure des
manières.
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| Côté français, en
revanche, l'heure n'est pas à la
satisfaction. Sans surprise, aucun des trois
coureurs engagés au départ n'a pu entrer
dans le Top 10. Sébastien Fournier, le
meilleur d'entre eux, s'est classé
quinzième. Très faible chez les hommes en
super-G, l'équipe de France pourra se
rattraper dans l'épreuve femmes, lundi,
avec Carole Montillet. Si ces Mondiaux sont ceux
des favoris...
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|  Les déclarations |
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Stephan Eberharter (Aut/champion du monde
de Super-G): "Je suis fier
d'être de nouveau champion du monde de
super-G douze ans après Saalbach (Autriche).
J'ai dû me battre comme un tigre, mais
j'ai tout de même skié calmement. Ce sont
mes 6es Championnats du monde. Je n'avais
pas de pression. J'ai skié avec de bonnes
sensations. On ne peux rien forcer. Tout a
marché à 100 %. Je n'ai pas de mauvaises
relations avec Hermann Maier. Etre vainqueur
d'une course de Championnat du monde est
plus important que de battre Maier. C'est
la presse qui exagère. Le ski est un sport
individuel. On s'occupe de soi-même. La
descente (samedi prochain, NDLR) me
convient".
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Hermann Maier (Aut/deuxième ex aequo)
: "Compte tenu de ce que
j'ai fabriqué dans la partie inférieure de
la piste j'ai laissé filer avec légèreté
une possible victoire. Mais on ne doit pas être
insatisfait. J'aurais pu faire mieux.
J'aurais dû attaquer
plus".
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| Bode Miller
(USA/deuxième ex aequo): "Ce
n'était pas ma meilleure course. Si
j'avais skié comme à Val Gardena (6e ex
aequo le 20 décembre 2002), j'aurais gagné.
Mais avec Hermann et Stephan sur le podium, je
suis en bonne compagnie. Je suis venu à
Saint-Moritz pour gagner des médailles et des
courses. C'était un premier pas sur la voie
vers un titre mondial".
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Sébastien Fournier (Fra,
15e): "Je n'ai pas trouvé le
tracé spécialement piégeur ni trop technique.
C'était assez régulier. Sur la porte en
aveugle, on avait vu à la reconnaissance
qu'il fallait ouvrir. Sur toutes les
bosses, il fallait mettre de la direction.
J'avais une sensation assez bonne. Sur une
neige froide et sèche, il faut trouver un
compromis entre un ski agressif et le
relâchement."
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Claude Crétier (Fra,
17e): "Sans la faute, j'aurais
pu faire dans les dix. Je suis rentré direct
dans la double (portes directionnelles), à la
compression. Je suis déçu de ma partie finale et
du résultat, mais assez content du haut.
C'est une piste que j'aime bien, car
il faut faire attention aux mouvements de
terrain, aux changements de direction. Ce
qu'a fait Eberharter, c'est énorme. Je
m'y attendais: il est au-dessus du
lot".
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