Il y a eu la « faute d'enfant » d'Alexis Pinturault en première manche, la porte « dans la gueule » de Cyprien Richard sur le deuxième tracé, la grosse erreur de trajectoire d'un Steve Missillier, pourtant 4e à mi-épreuve : une somme de petits détails qui ont privé l'équipe de France, le groupe le plus dense au niveau des résultats samedi, d'un nouveau podium. Un an après la performance conjuguée de Richard (1er) et Fanara (3e), les Bleus sont restés au pied de la boîte malgré quelques morceaux de bravoure. Dix-septième dans la matinée après une courbe trop directe sur le plat, Pinturault a réussi à remonter à la 7e place après un deuxième passage tout en engagement. Tout en ruminant sa bêtise : « Je le savais que cette porte coinçait. Je voulais quand même essayer. J'ai été nul.»
Surprenant quatrième dans la matinée, au point de hausser les épaules d'étonnement à la ligne, Steve Missillier a rapidement abandonné ses espoirs de podium sur le 2e tracé : « Les premières portes étaient dans l'axe, j'ai filé vraiment droit. A la quatrième porte, je me suis rendu compte que cela ne passerait pas. J'ai enroulé et je suis parti en tête-à -queue, explique le slalomeur, 9e de l'épreuve. Je n'étais pas du tout stressé. Je suis déçu, mais il va falloir encore passer un cap. Je n'ai pas encore toutes les armes. » Finalement, Cyprien Richard a offert la meilleure journée aux Français (5e) malgré deux manches gâchées par des petites erreurs : « Malgré les fautes, je suis là , à chaque course mais devant, ils sont en pleine bourre. Ils ont la confiance. »
La confiance, Marcel Hirscher en a effectivement à revendre : en tête à mi-épreuve, l'Autrichien de 22 ans s'est élancé sans crainte dans la pénombre et la neige dans l'après-midi. A l'arrivée, il a gardé 8 centièmes d'avance sur Raich, 10 sur Massimiliano Blardone et 14 sur Ted Ligety pour s'offrir sa quatrième victoire de l'hiver (2 géants, 2 slaloms) et prendre le large au général. Pour son premier podium depuis sa grosse blessure au genou, Raich s'est incliné devant son jeune compatriote dans l'aire d'arrivée. Comme l'annonce d'une passation de pouvoir entre le dernier Autrichien à avoir soulevé le gros globe (2006) avant son successeur annoncé.
A. T.-C., Ã Adelboden


Prudent au moment d'aborder l'étape de Wengen, Alexis Pinturault en repart avec un peu...