[an error occurred while processing this directive]
Il le dit lui-même : «Je ne suis pas champion du monde.» Non, Florent Amodio en est même loin. Avec un total de 197,25 points, il reste à distance respectable de sa performance des Jeux de Vancouver (12e avec 210,30 pts), qui l'avait révélé le mois dernier. Mais pour ses premiers Mondiaux, à 19 ans, le gamin a montré de nouveau qu'il avait du caractère. Une fibre de showman, que le public a particulièrement apprécié. Surtout lorsque, assis dans le Kiss and cry dans l'attente de ses notes, il se leva d'un coup, radieux, et entama une petite danse bien sentie. «Le public m'a vu, m'a apprécié. Je m'amuse et il répond. C'est tout ce que je souhaite », a-t-il déclaré.
Pour lui, peu importait que son programme libre, comme le court de la veille, ait été entaché par quelques erreurs. «Ici, j'ai pris de l'expérience», insiste-t-il, «heureux» de sa saison et tout ce qu'elle lui a permis de découvrir. «J'appréhendais le début de programme parce que depuis mon retour des Jeux, j'ai eu beaucoup de difficultés sur l'axel», précise-t-il. Un premier double, un autre avec une triple rotation qu'il retourne et, après une bon triple boucle, un troisième axel, version triplée et combinée avec un double boucle piqué. «Je me suis battu », résume Florent Amodio, à qui l'on reprocherait en fin de parcours un lutz simplifié. «J'ai beaucoup de travail, stabiliser encore certains triples, progresser sur les quadruples pour les intégrer... » Des chantiers nécessaires pour espérer rivaliser avec ceux de sa génération qui caracolent déjà en tête des classements mondiaux.
«C'est sûr, je ne suis pas tout seul mais je sais que j'ai les armes, que je me fais plaisir et que je ne suis déjà pas mauvais, poursuit l'élève de Bernard Glesser. Il ne faut pas tarder, les autres sont là et ne m'attendent pas. Mais je suis confiant, j'ai une grande marge de progression et surtout j'ai envie. » Envie de réussir, envie d'exister. Après une coupure bien méritée, Florent Amodio mettra les bouchées doubles à Cergy, mais pas seulement. Il avance ainsi le désir de prendre des cours de danse, de retourner aussi au Canada pour travailler la technique avec Doug Leigh, l'ancien coach d'Elvis Stojko. «On doit être ambitieux parce que j'ai envie d'être le meilleur », ponctue le petit Français qui n'hésite pas à acquiescer lorsqu'on le désigne comme représentant l'avenir du patinage français.- C.L. à Turin

Prudent au moment d'aborder l'étape de Wengen, Alexis Pinturault en repart avec un peu...