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Ski - Coupe du
monde
|  | | Frédéric
Dagneau |  |
"Herminator" est
ressuscité
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| | Cette fois, il est bien de retour. Pour sa cinquième
course depuis son accident de moto en août 2001, Hermann Maier a
de nouveau frappé les esprits. "Herminator" s'est
offert sans sourciller le super-G de Kitzbühel,au nez et à la
barbe de ses compatriotes Christoph Gruber et Stephan
Eberharter. Proprement ahurissant. Grâce à cette victoire, la
première depuis deux ans, Maier décroche son billet pour les
Championnats du monde de Saint-Moritz qui débutent
dimanche. |
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Le classement de
l'épreuve
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Hermann Maier a signé un retour
fracassant (Photo Reuters).
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> Super-G hommes
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à Kitzbühel (AUT)
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|  |  |  |  |  | 1. Hermann
Maier (Aut)
|  |  |  |  |  | 2. Christoph Gruber
(Aut)
|  |  |  |  |  | 3.
Stephan Eberharter (Aut)
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> Les
Français
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13. Claude Crétier
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33. Christophe Saioni
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36. Yannick Bertrand
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Hermann Maier, des larmes de joie
sous les flocons. (Photo Reuters).
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Eberharter "bluffé" par
"Herminator" (Photo
Reuters).
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| |  Le phénix renaît de ses cendres |
| Avec un tel phénomène, on
pouvait s'attendre à tout. Et cela n'a
pas raté. Le meilleur est arrivé pour Hermann Maier après
avoir enduré le pire. Quinze mois après son
terrible accident de moto qui avait failli
mettre un terme définitif à sa carrière auréolée
de trois globes de cristal, de deux titres de
champion du monde et de deux médailles d'or
olympiques, "Herminator" a signé avec
gain et fracas un retour incroyable sur ses
terres. Une victoire, un an et demi après ce
qui aurait pu être l'irréparable. La preuve
flagrante que Maier est un champion
hors-catégorie, capable de réaliser
l'impensable.
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| Les
conditions de course étaient pourtant loin
d'être optimales puisque les chutes de
neige avaient considérablement réduit la
visibilité de la fameuse et terrible
"Streif". Qu'importe, le monstre
avait décidé de braver l'adversité pour ce
quatrième super-G de la saison, initialement
programmé vendredi, et de frapper un grand coup
devant son public. Ses adversaires et rivaux
n'avaient qu'à bien se
tenir.
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|  Déjà samedi en descente... |
| Maier avait placé une première
banderille en décrochant la 6e place de la descente de samedi. Cette
"perf" audacieuse était pleine de
promesses et augurait de quelque chose de
grandiose. Avec un aplomb extraordinaire et une
confiance inébranlable en des moyens recouvrés,
Maier, dossard 22, a bluffé tout le monde. À
commencer par Stephan Eberharter,
maître incontesté de la saison, qui doit se
frotter les yeux devant un tel résultat. Quinze
centièmes dans la vue pour l'Autrichien,
seulement troisième de l'épreuve, puisque
devancé par Christoph Gruber,
deuxième à onze centièmes du revenant. Maigre
consolation pour Eberharter, il reprend le bâton
de leader à l'Américain Bode Miller au
classement général de la Coupe
du monde.
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«Certes, c'est surprenant pour
moi . Mais je tiens à le
congratuler pour sa victoire», a
reconnu Eberharter.
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| Même
Andreas Schifferer, "bronzé" de la
spécialité aux Jeux de Salt Lake City, a
également ramassé les miettes et raté le podium.
Avec Maier en commandeur de génie,
l'Autriche a placé huit de ses compatriotes
dans les 10 premiers. Seul le Suisse Didier
Cuche, vainqueur du super-G de Beaver Creek, a
réussi à s'intercaler au beau milieu de la
meute (6e).
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| En
décrochant la 42e victoire de sa carrière, la
17e en super-G, la dernière remontant à deux
ans, lors des finales disputées à Aare, Hermann
Maier, deux semaines seulement après sa première
course à Adelboden, a incontestablement signé
l'un des retours les plus remarquables de
l'histoire du ski. Lui même n'osait
croire à cette renaissance au terme d'une
course que l'on peut d'ores et déja
qualifier d' historique, au regard de son
verdict.
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« Je suis tellement
surpris. Je n'aurais pas cru que ça
fonctionne aussi vite. Je suis heureux. Je
suis profondément ému. Après une telle
blessure, cela semblait tellement grave, et
maintenant (une victoire) après aussi peu de
temps, je ne peux que remercier tout le
monde ».
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|  Les Français aux abonnés absents |
| Et les Tricolores dans
tout ça ? Pas de quoi avoir le sourire aux
lèvres. Seul Claude Crétier a signé
une honorable 12e place, ex aequo avec Bode
Miller, synonyme de qualification pour les
Mondiaux de Saint-Moritz. Sébastien
Fournier-Bidoz a abandonné tandis que Christophe
Saïoni a terminé à une médiocre 33e place.
Yannick Bertrand a, pour sa part, obtenu le 36e
rang. Une course à ranger aux oubliettes pour le
clan bleu blanc rouge.
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