Le 12 mars 2011 restera vraisemblablement dans l'histoire du XV de France comme le dernier match international de Sébastien Chabal (62 sélections). Écarté par Marc Lièvremont à l'issue de la défaite tricolore à Flaminio (22-21) et absent de la Coupe du monde en Nouvelle-Zélande, le troisième-ligne du Racing-Métro avait préservé une lueur d'espoir de réintégrer les Bleus après la nomination de Philippe Saint-André au poste de sélectionneur. Mais à deux jours du premier comité de sélection dans l'optique du Tournoi des Six Nations, Caveman a visiblement fait son deuil du XV de France. «Soyons réalistes, je viens d'avoir trente-quatre ans, l'équipe de France est derrière moi, a-t-il affirmé au Moscato Show sur RMC. C'est sûr que s'il m'appelle, je serai heureux comme tout, mais je pense qu'il ne le fera pas et que ça ne rimerait à rien.»
«Soyons réalistes, je viens d'avoir trente-quatre ans, l'équipe de France est derrière moi. Ça ne rimerait à rien.»
Entraîné par PSA lors de son passage à Sale, Chabal est loin du niveau international après un début de saison marqué par divers pépins physiques. Les relations entre les deux hommes peuvent-elles pour autant changer la donne ? «Pour moi, avoir une sélection ou un Tournoi de plus ne changera pas ma vie ou ma carrière, insiste-t-il. Philippe, ça ne lui fera rien non plus, peut-être me faire plaisir parce qu'on s'entend très bien, mais on n'est pas dans cet état d'esprit !» En concurrence avec Louis Picamoles, Raphaël Lakafia, Imanol Harinodorquy et le jeune Toulousain Gilian Galan, Sébastien Chabal restera comme l'un des joueurs les plus controversés de sa génération.
Rédaction
Troisième-ligne ou deuxième-ligne, Sébastien Chabal aura disputé deux Coupes du monde (2003 et 2007) et remporté le Grand Chelem en 2010. Il a inscrit six essais entre 2000 et 2011.


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