« Je suis ravi pour Clermont. Enfin ! Il faut d'abord rendre hommage à Vern Cotter. Ce titre récompense quatre années de travail. Ces dernières années Clermont a été l'équipe la plus régulière. C'est bon pour le rugby français. Pour en revenir à cette finale, j'ai l'impression qu'il y avait de l'envie d'un côté et de la haine de l'autre. Car après avoir sûrement eu la peur de gagner ces dernières années, les Clermontois semblent avoir développé la haine de la défaite. Ils ont gagné ce match physiquement, en prenant petit à petit le dessus sur le pack catalan. Et quand une équipe est prise devant, elle doit trouver d'autres solutions. En finale, Perpignan n'y est pas parvenu. Mais Clermont ne leur en a pas donné les moyens.
Pour être honnête, cette finale n'était pas d'un très grand niveau. Le jeu était très haché et les phases ne parvenaient pas à s'enchaîner durablement. Clermont n'a sûrement pas disputé son meilleur match. Mais c'était une finale. Plus que de la jouer, il faut la gagner. On se rappelle surtout du résultat final, plus que de la manière. Mais cela n'enlève rien à ce qu'a accompli Clermont. Les Clermontois n'ont pas pratiqué leur jeu au large habituel et c'est peut-être ce qui a perturbé l'USAP.
J'ai trouvé que les Perpignanais étaient très en-dedans offensivement. Ils n'étaient jamais bien replacés lors des attaques et il leur était rapidement impossible d'enchaîner les temps de jeu. J'ai l'impression qu'ils ont laissé beaucoup de forces dans les rucks et que derrière ils étaient à la peine pour enchaîner. J'ai vu une équipe agressée, dans le bon sens du terme, et surprise. Ils ont eu des occasions de revenir mais la faillite de Porical et le faible rendement de leur charnière les a laissés à quai.
Côté clermontois, on peut comprendre qu'il y ait eu de la tension. Mais ils ont tenu et l'USAP n'a pas su les faire douter suffisamment pour qu'ils sortent du match, comme l'an dernier. Vern Cotter a trouvé la bonne formule à la charnière au niveau des buteurs. James pour la saison régulière et Parra en phases finales ont été très bons. Morgan Parra est définitivement devenu le patron de cette équipe. Et Brock James, dans un rôle d'ouvreur très classique mais très précis, a parfaitement su orienter le jeu. Clermont est un beau champion ».

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