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Voile
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Xavier Rohart, ultime
espoir
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| | | Xavier Rohart, 4e en classe finn à
cinq manches de la fin, demeurait mercredi le
seul espoir de podium à Sydney pour la voile
française, qui affiche un bonne santé hors des
Jeux, mais un bilan olympique maussade et vierge
de médailles depuis les Jeux de Barcelone en
1992. |
| Ce
Lorrain de 32 ans, basé à Fos-sur-Mer, a
remporté mardi la 5e manche du finn. Premier
Français victorieux depuis le début des régates
de ces Jeux, il est désormais 4e, a égalité avec
l'Italien Luca Devoti et à un point du 3e,
le Polonais Mateusz Kusznierewicz.
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| Pour
le reste, les résultats sont loin d'être à
la hauteur des espoirs permis par le niveau des
Français. Alexandre Guyader, double champion
d'Europe et 5e mondial cette année en
Mistral (planche à voile), a fini 12e. Lise
Vidal, 4e mondiale en 2000, s'est classée
9e en Mistral dames.
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| Quant à Gildas Philippe
et Tanguy Cariou, pourtant champions
d'Europe et 2e mondiaux cette année, ils
sont distancés en classe 470, 14e à une manche
de la fin. Dans le cas des deux coéquipiers
de Douarnenez, leur entraîneur, Bertrand
Dumortier, expliquait mardi "qu'un
ressort est cassé. Ils ont désormais envie de
"claquer" une manche et font des trucs
qu'ils n'auraient jamais fait
auparavant. Sur du très haut niveau comme aux
Jeux, ça ne passe pas. Ils sont à côté de la
plaque, quand les autres sont à 120 %".
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| Jean-Pierre Salou, chef-adjoint de
l'équipe olympique, souligne que les 4e
places de Pierre Pennec-Yves Guichard en
Tornado, et de Rohart en finn, pour
l'instant, sont supérieures aux meilleures
places d'Atlanta (5e). Mais il reconnaît
aussi que l'équipe n'a pas vraiment
"la joie au coeur", au vu des
résultats d'ensemble.
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| | Météo trop clémente |
| Pourtant, tempère-t-il,
l'équipe de France est jeune -seuls trois
des douze compétiteurs ont déjà participé à des
Jeux Olympiques, un talent comme Guyader
n'a que 19 ans- et "en voile il faut
donner du temps au temps".
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| "Chez nous,
les bons durent, ils restent et bénéficient de
l'expérience, de la gestion, de la tactique
du haut niveau, des courses de très haute
intensité comme aux Jeux, où tous se battent
comme des chiens, pour la 10e comme pour la 3e
place. D'une manière générale, on retrouve
tout en haut à Sydney ceux qui ont le savoir,
l'expérience", observe Salou.
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De fait, Rohart, dernier espoir de médaille
française, est aussi l'un des anciens de
l'équipe. Déjà 7e en finn à Barcelone, il
n'avait pas participé à Atlanta, suppléé
alors par Philippe Presti (aujourd'hui en
soling).
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| La météo a aussi joué son rôle.
Exceptionnellement clémente pour cette époque de
l'année, elle a provoqué mercredi le report
de toutes les régates, faute de vent stable en
force ou en direction. Une mer plate, des
vents légers et capricieux ne sont pas inconnus
des Français, "mais sur une si longue
durée, ce n'est pas ce à quoi ils sont le
plus habitués", souligne Salou.
D'autant que pendant leur dernier mois de
préparation à Sydney, ils avaient connu des
conditions de vent idéales.
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| Mais Salou ne veut
pas entendre parler "d'alibi" ou
"d'excuse": "Aux Jeux, tous
les gens courent plus haut que leurs moyens. Il
faut être excellent tout le temps".
D'ailleurs, il ne veut pas non plus parler
de bilan ou d'analyse avant les dernières
régates dimanche. Avant le finn et un bronze
éventuel qui, sourit-il, ferait comme par magie
passer le bilan "du ciel couvert au rayon
de soleil".
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