Arnaud Di Pasquale a ramené à la France sa
première médaille olympique en tennis depuis 1924. 76 ans
d'attente pour récompenser un joueur au potentiel
indéniable qui semble avoir résolu durant ce tournoi ses
problèmes de constance. Quelle solidité!
En ramenant de Sydney mercredi la
médaille de bronze, Arnaud Di Pasquale
n'est pas loin d'avoir réalisé un
parcours de rêve dans le tableau du simple
messieurs du tournoi olympique.
Le Français n'a
rien laché contre Roger Federer. Pourtant, le Suisse
avait réussi à égaliser à une manche partout en
remportant le tie-break, et même à mener 2-1,
service à suivre. Mais une détermination
qu'on ne soupçonnait pas chez Di Pasquale
lui a permis de revenir dans le match.
En 2h23 minutes (7/6,
6/7, 6/3) le Français est rentré dans
l'histoire du tennis olympique.
La conclusion d'une belle
aventure débutée le 18 septembre et ponctuée de
victoires contre Kiefer (tête de série n°9)
6/4, 6/3; Voltchkov (demi-finaliste à
Wimbledon) 6/2, 6/2; Norman (tête de série n°3)
7/6, 7/6 et l'Espagnol Ferrero, tête de série n°8,
l'un des prétendants au titre, 6/2, 6/1.
Quatre matches, quatre victoires sans perdre un
set.
Au même rang olympique que Cochet,
Brugnon et Decugis
Le tennis fut discipline olympique
de 1896 à 1924. Il l'est redevenu en 1988
sous l'impulsion de Philippe Chatrier, alors
président de la FFT, de la FIT et membre du CIO.
En 1984, Catherine Tanvier avait ramené le
Bronze en double dames. Mais le tennis
n'était que sport en démonstration.
Di Pasquale et son grand coup droit
n'étaient plus qu'à un exploit et une
tête de série de la finale. Mais Yevgeni Kafelnikov (tête de série
n°5) faisait respecter la logique que se
pplaisait à bousculer le protégé d'Alain
Solvès, le coach.
En benant à bout de Roger Federer, Di
Pasquale a rejoint au palmarès olympique du
tennis français les Jacques Brugnon, Max Decugis
et autres Henri Cochet. Pas mal pour un garçon
qui soufflera ses 21 bougies le 2 novembre
prochain.
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