Le judo tricolore, qui
vit une véritable histoire d'amour avec les Jeux
olympiques, va de nouveau tenter de briller à Sydney. Avec, en
filigrane, les paris de David Douillet et Larbi
Benboudaoud.
David Douillet va essayer de
devenir le judoka le plus titré de
l'histoire. (Photo L'Equipe)
Fabien Canu, le DTN, définit les
objectifs tricolores.
Fabien Canu parle de l'évolution du
judo.
Le palmarès français aux JO
1964 : aucune
médaille
1972 : 3 médailles (3
bronze)
1976 : 1 médaille (1
bronze)
1980 : 4 médailles (2
or, 1 argent, 1 bronze)
1984 : 3 médailles (1
argent, 2 bronze)
1988 : 2 médailles (1
or, 1 bronze)
1992 : 7 médailles (2
or, 1 argent, 4 bronze)
1996 : 6 médailles (3
or, 3 bronze)
Les hommes dans
l'incertitude
Après des championnats du
monde (octobre 1999) en demi-teinte, des
championnats d'Europe (mai 2000) manqués,
l'équipe de France masculine arrive à
Sydney avec bon nombre
d'interrogations.
La première concerne bien évidemment
David Douillet. Le quadruple champion du monde
et champion olympique en titre est resté quinze
mois sans combattre, handicapé par des problèmes
de dos récurrents.
Il a finalement repris la
compétition mi-août à l'occasion du tournoi
de Bonn.
Une rentrée jugée satisfaisante et,
en tout cas, rassurante pour le Normand qui a
pris la troisième place.
Pour Larbi Benboudaoud,
le seul champion du monde français à ce jour,
son échec aux championnats d'Europe en mai
(défait au 1er tour) semble oublié. Eliminé au
1er tour à Atlanta, il a à coeur de montrer
qu'il est bien le meilleur de sa
catégorie.
Comme Djamel Bouras d'ailleurs.
Sauf que l'histoire du champion olympique
d'Atlanta a été ternie par un contrôle
anti-dopage positif quelques mois après son
titre avant d'être finalement
innocenté.
Troisième des Championnats
d'Europe l'an passé, cinquième des
championnats du monde, il est attendu au
tournant.
L'Orléanais Stéphane Traineau a
moins de souci. Le champion du monde 91 va
disputer ses quatrièmes Jeux, fait unique dans
le judo, avec l'espoir de faire mieux
qu'à Atlanta où il avait décroché la
médaille de bronze.
Eric Despezelle, le vice-champion
d'Europe, Ferrid Kheder, médaillé de bronze
à ces mêmes championnats d'Europe et
Frédéric Demontfaucon, cinquième européen, vont
découvrir les Jeux, leur ambiance spécifique,
leur pression particulière.
Il y a quatre ans, Larbi
Benboudaoud avait mal appréhendé
l'événement. Le pari de ces trois
"Bleus" est avant tout de gérer
l' approche psychologique pour parvenir aux
sommets, ce dont ils sont parfaitement capables.
Christine Cicot, la doyenne
de l'équipe de France, sera la seule
médaillée d'Atlanta présente à Sydney.
Les femmes en pleine euphorie
A première
vue, cette équipe de France n'apparaît pas
très expérimentée. Cinq des sept titulaires vont
découvrir les Jeux olympiques, trois
d'entre elles (Tignola, Harel, Rambault)
n'ont même jamais participé à un
championnat du monde.
Mais malgré ce relatif
manque d'expérience internationale,
l'heure est à la sérénité. Lors des
championnats du monde de Birmingham, en octobre
dernier; les femmes avaient sauvé l'honneur
notamment grâce à Sarah Nichilo-Rosso et Céline
Lebrun, troisièmes toutes les deux.
Mais c'est surtout
aux championnats d'Europe de mai dernier
que les Tricolores ont engrangé un énorme
capital confiance. Six des sept sélectionnées
sont montées sur le podium -seule Karine
Rambault a fini cinquième-. Céline Lebrun,
Barbara Harel et Laëtitia Tignola sont même
revenues de Pologne auréolées d'un titre
continental.
Un sacre qui a permis aux deux
dernières d'acquérir leur billet olympique
en grillant respectivement sur le fil Magali
Baton et Marie-Claire Restoux, les deux
"anciennes".
Emmenée par Sarah Nichilo-Rosso,
cinquième à Atlanta et double championne
d'Europe (1998, 99) et Christine Cicot,
championne du monde 1997, cette jeune équipe de
France possède des arguments de
poids.
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