Newsletter  Contact  Billetterie  Jeux  Boutique  Archives  SMS-Wap Aide  Agenda  L'Equipe TV  L'EQUIPE
 Accueil  Football  Auto-Moto  Tennis  Cyclisme  Rugby  Athlétisme  Basket  Ski-Glace  Jo  Aussi
<img src="/Jo/img/nav_img.gif" width=339 height=74 border=0 usemap="#nave">
Rechercher  

                   
 
ACCUEIL SYDNEY
Le programme
RESULTATS
Athlétisme
Aviron
Badminton
Base-ball
Basket-ball
Boxe
Canoë kayak
Cyclisme
Equitation
Escrime
Football
Gymnastique
Haltérophilie
Hand-Ball
Hockey sur gazon
Judo
Lutte
Natation
Pentathlon
Soft-ball
Taekwondo
Tennis
Tennis de table
Tir
Tir à l'arc
Triathlon
Voile
Volley-ball
D'ATHENES A SYDNEY
Les podiums
Toutes les médailles
Les médailles
françaises

    Cyclisme sur route 
  Jan Ullrich réalise son rêve 

Jan Ullrich est champion olympique sur route. Il s'est imposé, détaché, devant le Kazakh Alexandre Vinokourov et son compatriote Andreas Klöden. Le premier Français, Laurent Jalabert, est cinquième. C'est le premier succès significatif d'Ullrich depuis sa victoire dans le Tour de France 1997.


La plus belle victoire de Jan Ullrich depuis le Tour 97 (photo AFP)

JAN ULLRICH
Né le 2 décembre 1973
à Rostock (ALL)
1,83 m - 73 kg

Palmarès en bref
Jeux Olympiques
1er course sur route (2000)

Championnats du monde
1er contre-la-montre (1999)
1er course sur route amateurs (1993)
3e contre-la-montre (1994)

Principales victoires
Tour de France 1997
(2e en 1996, 1998, 2000)
Tour d'Espagne 1999

Andreas Klöden et Jan Ullrich côte à côte (photo AFP)
Apparemment fourbu et démoralisé, Jan Ullrich avait décidé de quitter la Vuelta sur la pointe des pieds au terme de la 12e étape à Saragosse. C'était le 7 septembre dernier, il y a exactement trois semaines. Raison invoquée : il ne tenait pas à "compromettre [s]es chances de devenir champion olympique du contre-la-montre". Et tant pis pour le Tour d'Espagne. Le champion allemand avait reconnu ne "souffrir de rien, sinon d'une grosse fatigue. Dans ces conditions, il vaut mieux rentrer à la maison. Moi, ma saison va encore se poursuivre un bon mois après la fin du Tour d'Espagne et j'ai besoin de souffler, de retrouver de l'énergie". Son choix s'avère a posteriori judicieux. Aujourd'hui, son rêve s'est réalisé : il est devenu champion olympique. Pas dans le contre-la-montre, qui aura lieu samedi, mais dans la course en ligne.

Jan Ullrich a devancé ses deux coéquipiers de chez Telekom, le Kazakh Alexandre Vinokourov, deuxième à neuf secondes, et son compatriote Andreas Klöden, troisième à douze secondes, à l'issue des 239,4 kilomètres (14 tours de circuit). Pour la quatrième place, l'Italien Michele Bartoli a réglé au sprint un petit groupe formé de Laurent Jalabert, Frank Hoj, Piotr Wadecki, George Hincapie, Paolo Bettini et Dimitri Konychev. Laurent Jalabert, très actif durant la course, se classe cinquième.

Jan Ullrich a construit sa victoire dans le pénultième tour à la faveur de la très sélective côte de Bronte Road, à 25 kilomètres de l'arrivée. Le champion allemand, un peu étonné de se voir seul en tête, a regardé alors derrière lui. Il a vu revenir Vinokourov et Klöden, seuls capables de répondre à l'accélération de leur leader habituel. Le trio n'a cessé par la suite de creuser l'écart avec le reste du peloton (1'26" à l'arrivée sur le groupe Bartoli). « Je n'avais pas les jambes pour suivre », a expliqué Laurent Jalabert. « Ullrich était une moto, il était impossible à suivre », a confirmé le Belge Axel Merckx, douzième.

Si les trois fortunés échappés se sont félicités à qui mieux mieux sur la ligne d'arrivée, si Vinokourov et Klöden ont aussi levé les bras en signe de bonheur, Ullrich a grandement mérité sa victoire. La décision finale s'est faite sur une nouvelle accélération placée à trois kilomètres de l'arrivée. Derrière lui, les rôles se sont répartis presque naturellement au profit de Vinokourov, premier Kazakh médaillé de ces JO, et de Klöden, le vainqueur de Paris-Nice en début de saison, très satisfait de sa médaille de bronze.

Le leader des Telekom prend sa revanche sur une saison bien terne (au moins en ce qui concerne les six premiers mois), néanmoins ponctuée par une deuxième place sur le Tour de France. Le vainqueur du Tour 1997, deux fois second de la Grande Boucle depuis, vainqueur de la Vuelta 1999 et champion du monde du contre-la-montre la même année, accède à 26 ans à son rêve le plus absolu : être sacré champion olympique.

 Déclarations

Jan Ullrich (Champion olympique)
« C'est le rêve de tout athlète de gagner une médaille d'or aux jeux Olympiques. En fin de course, c'était très agréable de terminer en équipe. Trois tours avant la fin, nous nous sommes rendus compte que nous pouvions gagner. Nous avons alors pris la décision d'attaquer. A trois, nous avons travaillé harmonieusement. Je remercie Alexandre (Vinokourov, 2e) et Andreas (Kloeden, 3e) pour leur aide »

Alexandre Vinokourov (2e)
" Le fait de courir, plus selon une logique d'équipe que de nationalité «n'est pas contraire à l'idéal olympique. A la fin, nous savions que nous aurions tous les trois une médaille. La couleur n'était pas importante. Jan était le plus fort. Ma médaille est la première dans l'histoire du Kazakhstan. J'espère que cela aidera au développement du cyclisme dans mon pays. Avant les Jeux, je me suis entraîné avec l'équipe allemande à Brisbane »

Andreas Klöden (3e)
« Tous les trois (NDLR: avec Ullrich, médaille d'or et Vinokourov, médaille de bronze), nous faisons partie de la même équipe. Jan est le meilleur. Il n'y a donc eu aucun problème pour l'attribution de l'or, de l'argent et du bronze »

Laurent Jalabert (5e)
« On a essayé d'être présent dans tous les coups. Mais une course comme celle là, c'est un peu la loterie, c'est difficile à gérer. A partir du moment où les trois devant étaient de la Telekom, c'était peine perdue. J'ai vu que c'était la bonne échappée, mais je n'avais pas les jambes pour suivre. Le fait que je manque un peu de compétition a pesé sur la fin. A la fin, la bosse fait mal. On (l'équipe de France) a fait une très belle course. On s'est bien entendu. On était dans les échappées à tour de rôle et quand on n'y était pas, on relançait derrière. Pour une fois que j'étais en équipe de France, j'avais envie de faire quelque chose de bien. »

Laurent Brochard (45e)
« Les Telekom étaient les plus forts. On a raté le coche. Le parcours est usant et la bosse est de plus en plus dure à mesure que le rythme s'accélère. On n'a pas eu un moment de répit. J'avais de bonnes jambes, j'étais bien dans le final, mais c'est vrai que j'ai manqué de fraîcheur dans l'échappée. Avec Laurent (Jalabert), on a sauté dans tous les coups. On a fait une très belle course. »

Lance Armstrong (13e)
« C'était une bonne course, très agressive. A la fin, elle a été plus dure que je le pensais. J'ai trop attendu. Quand je suis revenu sur la tête de la course, je ne savais pas qu'il y avait trois échappés. Je me suis dit: 'on est en bonne position pour toucher l'or.' En passant sur la ligne, j'ai vu qu'il y avait trois mecs devant. J'ai dit à George (Hincapie): 'c'est qui, ces trois mecs ?' J'avais de meilleures jambes que je le pensais. Je ne m'étais pas vraiment entraîné pour cette course. Je suis très optimiste pour le contre-la-montre de samedi. »


 
[an error occurred while processing this directive]