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La plus belle victoire de Jan
Ullrich depuis le Tour 97 (photo
AFP)
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|  |  |  |  |  | JAN ULLRICH
|  |  |  |  |  | Né le 2 décembre 1973
|  |  |  |  |  | à Rostock (ALL)
|  |  |  |  |  | 1,83 m - 73 kg
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|  |  |  |  |  | Palmarès
en bref
|  |  |  |  |  | Jeux Olympiques
|  |  |  |  |  | 1er course sur route
(2000)
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Championnats du monde
|  |  |  |  |  | 1er contre-la-montre
(1999)
|  |  |  |  |  | 1er course sur
route amateurs (1993)
|  |  |  |  |  | 3e contre-la-montre (1994)
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Principales victoires
|  |  |  |  |  | Tour de France 1997
|  |  |  |  |  | (2e en 1996, 1998,
2000)
|  |  |  |  |  | Tour
d'Espagne 1999
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Andreas Klöden et Jan Ullrich côte
à côte (photo AFP)
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| | Apparemment fourbu et démoralisé,
Jan Ullrich avait décidé de quitter la Vuelta
sur la pointe des pieds au terme de la 12e étape
à Saragosse. C'était le 7 septembre
dernier, il y a exactement trois semaines.
Raison invoquée : il ne tenait pas à
"compromettre [s]es chances de devenir
champion olympique du contre-la-montre". Et
tant pis pour le Tour d'Espagne. Le
champion allemand avait reconnu ne
"souffrir de rien, sinon d'une grosse
fatigue. Dans ces conditions, il vaut mieux
rentrer à la maison. Moi, ma saison va encore se
poursuivre un bon mois après la fin du Tour
d'Espagne et j'ai besoin de souffler,
de retrouver de l'énergie". Son choix
s'avère a posteriori
judicieux. Aujourd'hui, son rêve s'est
réalisé : il est devenu champion olympique. Pas
dans le contre-la-montre, qui aura lieu samedi,
mais dans la course en ligne.
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| Jan Ullrich a devancé
ses deux coéquipiers de chez Telekom, le Kazakh
Alexandre Vinokourov, deuxième à neuf secondes,
et son compatriote Andreas Klöden, troisième à
douze secondes, à l'issue des 239,4
kilomètres (14 tours de circuit). Pour la
quatrième place, l'Italien Michele Bartoli
a réglé au sprint un petit groupe formé de
Laurent Jalabert, Frank Hoj, Piotr Wadecki,
George Hincapie, Paolo Bettini et Dimitri
Konychev. Laurent Jalabert, très actif durant la
course, se classe cinquième.
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| Jan Ullrich a construit
sa victoire dans le pénultième tour à la faveur
de la très sélective côte de Bronte Road, à 25
kilomètres de l'arrivée. Le champion
allemand, un peu étonné de se voir seul en tête,
a regardé alors derrière lui. Il a vu revenir
Vinokourov et Klöden, seuls capables de répondre
à l'accélération de leur leader habituel.
Le trio n'a cessé par la suite de creuser
l'écart avec le reste du peloton
(1'26" à l'arrivée sur le groupe
Bartoli). « Je n'avais pas les jambes pour
suivre », a expliqué Laurent Jalabert. « Ullrich
était une moto, il était impossible à suivre »,
a confirmé le Belge Axel Merckx,
douzième.
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| Si les trois fortunés échappés se
sont félicités à qui mieux mieux sur la ligne
d'arrivée, si Vinokourov et Klöden ont
aussi levé les bras en signe de bonheur,
Ullrich a grandement mérité sa victoire. La
décision finale s'est faite sur une
nouvelle accélération placée à trois kilomètres
de l'arrivée. Derrière lui, les rôles se
sont répartis presque naturellement au profit
de Vinokourov, premier Kazakh médaillé de ces
JO, et de Klöden, le vainqueur de Paris-Nice en
début de saison, très satisfait de sa médaille
de bronze.
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| Le leader des Telekom prend sa
revanche sur une saison bien terne (au moins en
ce qui concerne les six premiers mois),
néanmoins ponctuée par une deuxième place sur le
Tour de France. Le vainqueur du Tour 1997, deux
fois second de la Grande Boucle depuis,
vainqueur de la Vuelta 1999 et champion du monde
du contre-la-montre la même année, accède à 26
ans à son rêve le plus absolu : être sacré
champion olympique.
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|  Déclarations |
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Jan Ullrich (Champion olympique)
| « C'est le rêve de
tout athlète de gagner une médaille d'or
aux jeux Olympiques. En fin de course,
c'était très agréable de terminer en
équipe. Trois tours avant la fin, nous nous
sommes rendus compte que nous pouvions gagner.
Nous avons alors pris la décision
d'attaquer. A trois, nous avons travaillé
harmonieusement. Je remercie Alexandre
(Vinokourov, 2e) et Andreas (Kloeden, 3e) pour
leur aide »
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Alexandre Vinokourov
(2e)
| " Le fait de
courir, plus selon une logique d'équipe que
de nationalité «n'est pas contraire à
l'idéal olympique. A la fin, nous savions
que nous aurions tous les trois une médaille.
La couleur n'était pas importante. Jan
était le plus fort. Ma médaille est la première
dans l'histoire du Kazakhstan.
J'espère que cela aidera au développement
du cyclisme dans mon pays. Avant les Jeux, je me
suis entraîné avec l'équipe allemande à
Brisbane »
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Andreas Klöden (3e)
| « Tous les trois (NDLR: avec
Ullrich, médaille d'or et Vinokourov,
médaille de bronze), nous faisons partie de la
même équipe. Jan est le meilleur. Il n'y a
donc eu aucun problème pour l'attribution
de l'or, de l'argent et du bronze
»
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Laurent Jalabert (5e)
| « On a essayé d'être présent
dans tous les coups. Mais une course comme celle
là, c'est un peu la loterie, c'est
difficile à gérer. A partir du moment où les
trois devant étaient de la Telekom, c'était
peine perdue. J'ai vu que c'était la
bonne échappée, mais je n'avais pas les
jambes pour suivre. Le fait que je manque un
peu de compétition a pesé sur la fin. A la fin,
la bosse fait mal. On (l'équipe de France)
a fait une très belle course. On s'est bien
entendu. On était dans les échappées à tour de
rôle et quand on n'y était pas, on
relançait derrière. Pour une fois que
j'étais en équipe de France, j'avais
envie de faire quelque chose de bien.
»
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Laurent Brochard (45e)
| « Les Telekom étaient les plus forts.
On a raté le coche. Le parcours est usant et la
bosse est de plus en plus dure à mesure que le
rythme s'accélère. On n'a pas eu un
moment de répit. J'avais de bonnes jambes,
j'étais bien dans le final, mais c'est
vrai que j'ai manqué de fraîcheur dans
l'échappée. Avec Laurent (Jalabert), on a
sauté dans tous les coups. On a fait une très
belle course. »
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Lance Armstrong (13e)
| « C'était une bonne course, très
agressive. A la fin, elle a été plus dure que
je le pensais. J'ai trop attendu. Quand je
suis revenu sur la tête de la course, je ne
savais pas qu'il y avait trois échappés. Je
me suis dit: 'on est en bonne position
pour toucher l'or.' En passant sur la
ligne, j'ai vu qu'il y avait trois
mecs devant. J'ai dit à George (Hincapie):
'c'est qui, ces trois mecs ?'
J'avais de meilleures jambes que je le
pensais. Je ne m'étais pas vraiment
entraîné pour cette course. Je suis très
optimiste pour le contre-la-montre de samedi.
»
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