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La rétro des JO avec
L'Equipe
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Albertville
1992
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Killy, Mitterrand, Samaranch et Barnier
lancent les XVIe Jeux d'Hiver. (Photo
L'Equipe)
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Michel Platini et un jeune Savoyard
allument la flamme. (Photo
L'Equipe)
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La cérémonie d'ouverture. (Photo
L'Equipe)
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| |  1- En bref |
| Vingt-quatre ans après
Grenoble, les Jeux Olympiques reviennent en
France, du 8 au 23 février
1992. A défaut des JO d'été accordés
à Barcelone au détriment de Paris,
l'Hexagone se console avec ces XVIe Jeux d'hiver.
L'attente est grande dans ce pays pourtant
réputé peu concerné par le sport. Nés de la
volonté de deux hommes, Jean-Claude Killy et Michel
Barnier, cet événement doit prouver au
monde le dynamisme français.
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Albertville est une
simple sous préfecture de 18 000 habitants mais
toute la vallée de la Savoie profite des 12
milliards d'investissement. Ces Jeux sont
en effet les plus "éclatés" de tout
les temps avec treize sites répartis sur 1 600
km². Ce sont aussi les plus prolifiques, 57 titres décernés et les
plus ouverts, 64 pays
engagés pour ces épreuves qui doivent marquer un
tournant dans l'histoire des Jeux
d'hiver. Les prochains se détacheront de
leurs cousins d'été et auront lieu deux ans
plus tard à Lillehammer.
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| La cérémonie
d'ouverture en rupture avec les
vieilloteries habituelles est une réussite. Deux
milliards de téléspectateurs sont émerveillés
par les scènes créées autour du geste sportif
par Philippe Decouflé et
par les costumes superbes de Philippe Guillotel.
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François Mitterrand,
Président de la République, fait la ola avec les 66 000
spectateurs présents et proclame
l'ouverture des Jeux. Accompagné d'un
enfant de dix ans, Michel
Platini allume la flamme. Jean-Claude
Killy compte sur ce symbole de la réussite du
sport français pour entraîner l'équipe de
France vers le succès.
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| Après le fiasco de Calgary où seul
Franck Piccard
avait ramené des médailles, les
Tricolores espèrent profiter de ces Jeux à
domicile pour faire mieux que les neuf médailles de
Grenoble.
| Mais l'apparition de la
Slovénie, de la Croatie, des pays Baltes, la
disparition de la RDA, intégrée à la RFA et les
derniers soubresauts de la CEI font de ces deux
semaines les plus indécises et passionnantes de
l'histoire.
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Tomba "la Bomba" entre dans la
légende le mardi 18 février. (Photo
L'Equipe)
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Björn Daehlie porté en triomphe à
l'arrivée du 50km. (Photo L'Equipe)
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| |  2- Les stars |
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Petra Kronberger est la
reine de ces deux semaines savoyardes avec deux
médailles d'or en combiné et en slalom.
L'Autrichienne, 4e du
super-G et 5e de la descente, est bien la
skieuse la plus complète de sa
génération.
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Alberto Tomba est le
premier champion olympique de l'histoire à
conserver son titre en ski
alpin en remportant le slalom géant.
Cette course est d'ailleurs certainement la
plus belle d'Albertville avec une 2e manche
extraordinaire opposant l'Italien à Girardelli, 2e, Aamodt, 3e et
Accola 4e. En spécial, la
"Bomba" rate sa 1ère manche mais
reprend 1"20 dans la 2e pour remporter
l'argent à 36 centièmes de Jagge.
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Björn Daehlie et Vegard
Ulvgang offrent à la Norvège tous les
titres en ski de fond. Le 10km classique et le
30km pour Ulvgang, le
15 et le 50km
pour Daehli. Associés à
Skeijdal et Langli, ils remportent aussi
le relais et réalisent des doublés sur les 15 et
30km. Langli complète
le podium du 30km pour un triplé norvégien.
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Toni Nieminen est le
nouveau Finlandais volant. Il remporte deux
titres, par équipes et
K120, et glane la médaille de bronze au
petit tremplin. A 16 ans et 259 jours, il
devient également, pour un jour, le plus jeune champion olympique
de l'histoire en s'emparant
du titre par équipes.
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| La CEI
remporte son troisième titre
consécutif en hockey en dominant en
finale le Canada 3-1avec à sa tête, Victor Tickhonov, le
"Tsar", son coach de légende.
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Edgar Grospiron : un Français favori et
vainqueur, pas banal. (Photo
L'Equipe)
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La France tombe sous le charme de ses
biathlètes. (Photo L'Equipe)
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| |  3- Les Français |
| Après une première
semaine superbe, trois titres et sept médailles,
la France comptait bien pulvériser son chiffre
de Grenoble, neuf breloques. Mais les vieux
démons ressurgissent et le record de 1968 est
seulement égalé.
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Franck Piccard lance
bien les Bleus avec une deuxième place dans la
descente le dimanche 9 février, à 5 centièmes
(1,38m) de Patrick Ortlieb. Malheureusement, le
champion olympique du super-G à Calgary perd
son titre en sortant de la piste après 12
secondes de course.
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Edgar Grospiron, fidèle
à ses déclarations, remporte l'or en bosse
devant un autre Français Olivier Allamand. Fabrice Guy, favori lui
aussi du combiné nordique, s'impose sans
trembler et signe un autre doublé tricolore en
compagnie de l'étonnant Sylvain Guillaume qui
arrache la 2e place à l'issue d'un
parcours en ski dantesque.
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Valérie Claudel, Corinne
Niogret et Anne Briand remportent le
relais femmes en biathlon et le dernier titre
français des Jeux. Florence
Masnada conquiert le bronze du combiné en
ski alpin.
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| La
deuxième semaine commence de façon mitigée avec
l'argent de Paul et
Isabelle Duchesnay, frère et soeur,
battus par Marina Klimova et
Sergueï Ponomarenko, trop forts.
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| Seule Carole Merle offrira du
réconfort à trois jours de la fin en terminant
deuxième du Super-G. On l'attendait aussi
en descente et géant mais la skieuse de Super
Sauze se déclare satisfaite de ses
Jeux.
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Cliquez sur les photos pour
les agrandir
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En haut, de gauche à droite :
1 et 2
. La cérémonie
d'ouverture
3. L'affiche
des Jeux
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En bas, de gauche à droite :
1.
Le podium de la descente
2.
Isabelle et Paul
Duchesnay
3.
Fabrice Guy
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Sylvain Guillaume 13e après le saut,
remonte à la 2e place lors de l'épreuve de
fond du combiné nordique. (Photo L'Equipe)
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| |  5- Le saviez-vous ? |
| Les médailles de Fabrice Guy et Sylvain Guillaume en
combiné sont les deux
premières pour la France en ski
nordique depuis la création des JO. Ce doublé
est également le 4e de
l'histoire des Jeux concernant
l'Hexagone. Les deux premiers avaient été
réalisés en 1964 par
les soeurs Goitschel dans les deux
slaloms et le troisième en 1968 par
Killy-Périllat en descente.
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Surya Bonaly,
sévèrement notée et finalement 4e dans
l'épreuve de patinage femme, est,
pense-t-elle, la première patineuse de
l'histoire à réussir un quadruple en
compétition. Persuadée de la réussite de sa
figure, elle serre les poings et se déconcentre,
laissant en route les quelques points qui lui
manqueront pour le podium. Sa quadruple boucle
piquée, controversée quant à sa complète
réalisation, ne sera pas homologuée par
l'ISU.
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| La piste de
ski de fond est la plus haute
de l'histoire des Jeux
Olympiques d'Hiver. Située à 1 600m
d'altitude, la piste de la Palette aux
Saisies culmine à 1 709m, tout près des 1 800m,
la limite fixée par la FIS. Au problème de la
raréfaction de l'oxygène, s'ajoute la
difficulté de la piste faite de montées raides
et de descentes abruptes. Les petits gabarits
sont avantagés et Gunde
Svan, dit le "Cygne" à cause
de son grand gabarit, sextuple
champion olympique a préféré renoncer
aux épreuves.
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