|
|
 |

La rétro des JO avec
l'Equipe
|  | |  |
Grenoble
1968
|  | |
|
 |  |  |  |
Une cérémonie d'ouverture grandiose
(Photo l'Equipe)
|  |  |  |  |  |
|  |  |  |  |  |
zoom
|  |  |  |  |  |
Alain Calmat, les battements de son
coeur sont amplifiés par un micro... (Photo
l'Equipe)
|  |  |  |  |  |
|  |
| |  1 - En bref |
| Après les
JO de Chamonix
en 1924, la France accueille pour la
deuxième fois les Jeux olympiques d'hiver.
C'est à Grenoble que revient l'immense
privilège d'organiser cette dixième édition
des sports du froid (
voir affiche des JO
). Un immense privilège... mais aussi une
lourde tâche. Coincée au carrefour de trois
vallées (Belledonne, Chartreuse, Vercors),
Grenoble n'est pas une station de ski à
part entière. Son altitude 200 mètres ne peut à
elle seule, accueillir l'ensemble des
disciplines inscrites au programme. Le comité
d'organisation, présidé par le maire de
Grenoble, le docteur Michallon, décide donc de
créer des sites.
|
| Ainsi, le
ski alpin a lieu sur le massif de Belledonne à
la station de Chamrousse, les disciplines de
fond sur le plateau du Vercors, à Autrans, le
saut à skis à Saint Nizier, le bobsleig à
l'Alpe d'Huez, et la luge à Villars de
Lans. 1293 (1065 hommes et 228 dames)
représentés par 37 pays investissent le village
olympique de Grenoble et les hôtels alentours.
|
| Le jour de la cérémonie
d'ouverture (
voir photo
), le mardi 6 février, le journal
L'Equipe
titre : « Les plus
grandioses des Jeux d'hiver inaugurés
par le Général de Gaulle.» Et
cette cérémonie d'ouverture est une
réussite. Une pluie de pétales de roses,
symbolisant les armes de Grenoble, envahissent
le stade pendant que des parachutistes forment
dans le ciel les cinq anneaux olympiques.«
Une cérémonie tout
entière qui ressemble à un hymne à la
montagne. », souligne Marcel
Hansenne, envoyé spécial de L'Equipe. La
délégation française, forte de 89 membres (dont
14 femmes), est emmenée par Gilbert Poirot,
sauteur à skis (
voir photo
), et c'est Léo Lacroix qui prête le
serment olympique (
voir photo
).
|
| Le grand
moment de cette manifestation intervient lorsque
Alain Calmat, dernier relayeur, monte les
escaliers de la grande tour du stade, pour
allumer la flamme olympique. Une montée rythmée
par le bruit amplifié d'un micro posé sur
son coeur. Impressionnant.
|
|
|
 |  |  |  |
zoom
|  |  |  |  |  |
|  |  |  |  |  | Jean-Claude
Killy
|  |  |  |  |  |
zoom
|  |  |  |  |  |
|  |  |  |  |  | Peggy
Fleming
|  |  |  |  |  |
zoom
|  |  |  |  |  |
|  |  |  |  |  | Le tournoi
de hockey
|  |  |  |  |  |
|  |  |  |  |  |
|  |  |  |  |  | 1. Norvège
14 médailles (6 or, 6 argent, 2 bronze)
|  |  |  |  |  | 2. U.R.S.S
13 (5-5-3)
|  |  |  |  |  | 3. France, 9 (4-3-2).
|  |  |  |  |  |
|  |
| |  2 - Les stars |
| La grande star des Jeux
de Grenoble reste le Français Jean-Claude Killy (
voir photo
) qui décroche trois médailles d'or
(voir 3 -
Les Français). Le skieur de
Val d'Isère remportera cette même année le
classement général de la Coupe du monde. Il
faudra attendre Luc Alphand en 1997 pour voir un
autre Français, vainqueur du globe de
cristal.
|
| Le tournoi olympique de
hockey sur glace s'achève avec la victoire
de l'U.R.S.S (photo ci-contre), qui devance
la Tchécoslovaquie d'un petit point. Les
Soviétiques entament alors leur domination dans
cette discipline qui durera jusqu'aux JO
d'Albertville 1992.
|
| La Norvège arrive en tête des
nations avec 14 médailles. En ski nordique, elle
rafle la bagatelle de six médailles d'or.
L'épreuve reine en ski de fond, le 50 km
est enlevée par le bûcheron norvégien Ole
Hellesfaeter.
|
| En patinage, l'Américaine Peggy
Flemming (
voir photo
) survole la compétition tandis que le
couple soviétique Beloussova-Protopopov conserve
son titre olympique des
JO d'Innsbruck.
|
| La dernière
épreuve des JO, le saut à skis (tremplin 90m) a
lieu devant plus de 60 000 spectateurs. C'est le Russe
Valery Belousov qui prend la médaille
d'or.
|
|
>>> Le tableau des
médailles
|
|
|
|
 |  |  |  |
zoom
|  |  |  |  |  |
|  |  |  |  |  |
|  |  |  |  |  |
zoom
|  |  |  |  |  |
Jean-Claude Killy et Marielle Goitschel,
les deux fers de lance du ski alpin.(Photo
l'Equipe)
|  |  |  |  |  |
|  |
| |  3 - Les Français |
| L'équipe de France
de ski connaît une véritable euphorie. Elle
arrive en tête au classement des médailles en
ski alpin (8 médailles : 4 en or, 3
d'argent et 1 de bronze). Un résultat jamais égalé à ce
jour. Grande première, le ski français
devance la grande équipe d'Autriche (5
médailles) dans les épreuves alpines. Au total,
neuf médailles tombent dans l'escarcelle de
la délégation française.
|
| Jean-Claude Killy (
voir photo
) réalise l'exploit de
s'imposer lors de la descente (
voir photo
), le slalom géant (
voir photo
) et spécial. Auparavant, seul
l'Autrichien Tony Sailer, à
Cortina d'Ampezzo en 1956
, avait réussi une telle performance. Son
compatriote Guy Perillat prend la 2e place en
descente (
voir photo du podium
)
|
| Marielle
Goitschel (
voir photo
) apporte, en slalom spécial,
l'autre titre olympique à la France. La
skieuse de Val d'Isère fait preuve
d'une grande maîtrise pendant toute la
course, et devance la talentueuse Canadienne
Nancy Greene. Marielle Goitschel reste à ce
jour la skieuse française la plus titrée aux JO
et aux Championnats du monde.
|
| Annie Famose monte sur la 3e marche
du podium (
voir photo du podium
) en slalom géant. Elle décrochera aussi
une médaille d'argent en slalom géant. En
descente, la France est également représentée
avec Isabelle Mir qui décroche une belle
médaille d'argent. Une seule médaille ne
vient pas du ski alpin : elle est l'oeuvre
du jeune Patrick Péra qui s'adjuge, à la
surprise générale, le bronze en patinage
artistique.
|
|
>>> Les médailles françaises
|
|
|
 |  |  |  |
Cliquez sur les photos pour
les agrandir
|  |  |  |  |  |
|  |  |  |  |  |
En haut de gauche à droite
1. Marielle
Goitschel 2. Jean
Claude Killy 3. Guy Perillat
|  |  |  |  |  |
|  |  |  |  |  |
|  |  |  |  |  |
|  |  |  |  |  |
Au milieu de gauche à
droite : 1. Alain
Calmat 2. Léo
Lacroix 3. Jean Claude Killy et Guy Perillat
|  |  |  |  |  |
|  |  |  |  |  |
|  |  |  |  |  |
|  |  |  |  |  |
En bas de gauche à droite :
1. Jean Claude
Killy et Marielle Goitschel 2. Marielle Goitschel et
Annie Famose 3.
Jean Claude Killy
|  |  |  |  |  |
|  |
| |  4 - La galerie photo de
l'Equipe et du CIO |
|
|
|
|
|
|
 |  |  |  |
|  |  |  |  |  |
Lu dans L'Equipe
|  |  |  |  |  | Soucieux de
préserver l'amateurisme dans les sports
d'hiver, le président du CIO, Avery
Brundage déclare à la veille de la cérémonie
d'ouverture dans le journal
L'Equipe : "Les marques des skis
cachent les visages des champions..."
|  |  |  |  |  |
|  |
| |  5 - Le saviez-vous ? |
|
Grosse surprise en ski
nordique, sur le 30 km. Pour la
première fois dans l'histoire des JO, un
non Scandinave remporte la course. Il
s'agit de l'Italien Franco Nones qui
termine avec près d'une minute
d'avance sur le Norvégien Odd
Martinsen.
|
|
L'incident de la porte
21, toute la ville en parle... Karl
Schranz est déclaré une première fois vainqueur
du slalom spécial. Pendant plusieurs heures,
l'affaire prend un vilain aspect : le bruit
court que Schranz a manqué la porte 21, mais il
préfère se taire. Pire, il dément lors de la
conférence de presse, prétendant avoir été gêné
par un contrôleur. Mais après avoir visionné le
film de l'épreuve, le jury disqualifie
l'Autrichien, estimant qu'il a bien
manqué la porte 21. C'est donc Killy qui
est déclaré vainqueur, six heures après la fin
de la course.
|
|
Le départ à bascule de
Jean-Claude Killy. Jean-Claude Killy
remporte la descente olympique avec seulement
7/100 d'avance sur son compatriote Guy
Perillat. Un écart infime dû à son fameux départ
en bascule qu'il travaillait depuis deux
ans et qu'il était le seul à pratiquer.
"La bascule" le propulsait au moment
même où le chronomètre se déclenchait.
|
|
Juste avant le début des
épreuves, un conflit oppose le CIO
(comité international olympique) et la FIS
(Fédération internationale de ski). Le président
du CIO, Avery Brundage, veut empêcher, au nom du
sacro-saint amateurisme, que la publicité
apparaisse sur les skis des athlètes.
L'affaire prend de l'ampleur et arrive
même jusqu'aux oreilles du Général De
Gaulle. Les deux instances finissent par trouver
un accord : une interdiction est faite aux
athlètes de se faire photographier avec leurs
skis au départ et à l'arrivée de chaque
course.
|
|
|
| | |
|  |  |  |
|
| |
|