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La rétro des JO avec L'Equipe
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Innsbruck 1964
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La cérémonie
d'ouverture se déroule dans une ambiance
solennelle (Photo L'Equipe)
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Le porteur de la flamme,
l'Autrichien Herdi Grueber (Photo
L'Equipe)
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|  |  |  |  |  | 1.
Allemagne, 29 médailles (12 or, 9 argent, 8
bronze)
|  |  |  |  |  | 2. Norvège, 25 (10-10-5)
|  |  |  |  |  | 3. URSS, 18
(9-6-3).
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| |  1 - En bref |
| Dans un pays,
l'Autriche, dont le massif
alpin recouvre 80 % du territoire,
Innsbrück, capitale du Tyrol, accueille les 1111
athlètes, dont 197 femmes, venus de 36 pays. De
nouvelles nations participent, telles l'Inde, la Mongolie, la
Corée du Sud et celle du
Nord.
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| Le
gouvernement autrichien a engagé des dépenses
faramineuses, en infrastructures et équipements
techniques : des ponts et des routes sont
élargies et des hôtels construits. Et pourtant,
de nombreux incidents viennent perturber le
début de la quinzaine olympique. En cette fin de
mois de janvier, le ciel est bleu et le foehn, un vent du sud,
souffle le chaud. Conséquence : les autorités
doivent dépêcher 2000
soldats pour acheminer les 17 000 m3 de neige
nécessaires au bon déroulement des
épreuves.
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| Michel Clare, envoyé
spécial de l'Equipe, semble agacé dans
son édito par le zèle des pandores locaux :
«Il arrive que les
gendarmes et fonctionnaires vous demandent
plus de trente fois votre laisser- passer en
deux heures.» Le
village olympique est gardé militairement et les
journalistes ne peuvent pas rencontrer les
athlètes. La cérémonie d'ouverture
brille par sa grandiloquence et les gazettes
s'en donnent à coeur joie, Michel Clare
comparant Avery
Brundage, président du CIO, à
"Donald Duck"... Côté français,
c'est Alain Calmat,
grand favori en patinage artistique, qui emmène
une délégation de 28 membres, dont 9
femmes.
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| Mais, très vite, le
succès populaire rencontré vient balayer la
morosité ambiante. Près
d'un million de spectateurs se
bousculent pour assister aux épreuves. Un
record. Tout le monde est séduit : «Innsbruck a organisé les jeux
de la perfection et il sera difficile de
faire mieux dans 4 ans à Grenoble»,
précise
Serge Lang, journaliste à
l'Equipe
.
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| L'U.R.S.S. arrive en
tête au tableau des médailles avec 25
récompenses, la France
et l'Autriche dominent les débats en ski
alpin (13 médailles)
alors que la Norvège avec 15 médailles, dont 7
en ski nordique, revient en force.
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La Russe Lydia Skoblikova remporte 4
médailles d'or (Photo Musée Olympique du CIO)
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| |  2 - Les stars |
| La performance
individuelle de ces Jeux revient à la Russe
Lydia Skoblikova
(voir photo ci-contre), qui s'impose dans
les quatre épreuves de patinage de vitesse : le
500, 1000, 1500 et 3000 m. Avec six médailles
d'or sur l'ensemble de sa carrière
(1500 et 3000 m en 1960), Lydia Skoblikova
reste, à ce jour,
la deuxième athlète la
plus titrée des JO d'hiver,
juste derrrière l'intouchable Norvégien
Bjorn Daelhie (huit médailles
d'or).
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| En ski
alpin, la descente est remportée par
l'Autrichien Egon Zimmermann (
voir photo
), le Français Léo
Lacroix termine 2e (voir Les
Français).
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| En ski
nordique, le Finlandais Eero
Mantyranta réalise le doublé (15,
30km) à plus de 20 km/h moyenne. Mais cet
exploit est éclipsé par la performance réalisée
par Sixteen Jerneberg,
36 ans. Surnommé le dieu du ski nordique, le
Suédois, déjà sacré aux Jeux de
Cortina d'Ampezzo en 1956
, récidive sur 50 km.
Michel Clare, envoyé spécial de l
'Equipe, n'hésite pas
à le comparer au grand «Fausto Coppi». Il est
encore aujourd'hui le troisième
athlète le plus médaillé des JO
d'hiver, derrière Bjorn Daehlie (12)
et Raissa Smetanima (10 en ski de
fond).
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>>> Le tableau des médailles
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Les soeurs Goitschel, toujours très
complices (Photo L'Equipe)
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|  |  |  |  |  | Alain Calmat
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| |  3 - Les Français |
| Innsbruck annonce le
renouveau du ski français. La délégation
française récolte 7
médailles
(2 d'or et 5 d'argent), la
meilleure moisson depuis les
JO de Chamonix en 1924
. Le public français découvre
les soeurs Goitschel
, l'une pouvant cacher l'autre
en slalom... (
voir une de l'Equipe
)
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L'une est taillée dans le marbre, elle a
une voix rocailleuse et en impose à son
auditoire : c'est Marielle (
voir photo
), 19 ans. Elle remporte le slalom géant
et prend la deuxième place en spécial.
L'autre, Christine (
voir photo
), d'un an son aînée, est plus
réservée mais tout aussi talentueuse. Elle
rafle l'or en slalom spécial et
l'argent en géant.
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Léo Lacroix et François
Bonlieu complètent le palmarès français
en ski alpin. En descente, Lacroix obtient la
médaille d'argent, 82/100e seulement
derrière l'Autrichien Egon Zimmerman. Quant
à Bonlieu, il apporte le premier titre olympique
français en géant. Jean-Claude Killy (
voir photo
) est 5e de cette course, il fera mieux
plus tard...
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| Grosse
déception en patinage artistique où Alain Calmat
(
voir photo
), champion d'Europe à Grenoble
trois mois plus tôt, craque dans le programme
libre. Il chute à deux reprises et c'est
l'Allemand Manfred Schnelldorfer qui le
condamne à l'argent olympique.
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>>> Les médailles françaises
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Cliquez sur les photos
pour les agrandir
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|  |  |  |  |  | En haut de gauche à
droite : 1. Christine
Goitschel 2. Marielle
Goitschel 3. Les soeurs
Goitschel portées en triomphe
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|  |  |  |  |  | Au milieu
de gauche à droite : 1.
Egon Zimmerman 2.
L'équipe de France de ski alpin 3. La Une de l'Equipe
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|  |  |  |  |  | En bas de gauche à droite : 1. Léo Lacroix 2. François Bonlieu 3. Herdi Grueber
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| |  4 - La galerie photo de L'Equipe |
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Alain Calmat, porte-drapeau de la
délégation française (Photo L'Equipe)
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| |  5 - Le saviez-vous ? |
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Calmat bûche sa médecine pour
mieux se concentrer... A Innsbruck,
Alain Calmat, futur médecin et ministre,
s'entraînait le matin pendant trois heures
et travaillait sa médecine l'après-midi :
"C'est pour moi un
excellent compromis"
expliquait-il au journal l'Equipe le 30 janvier
1964.
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Plusieurs épreuves font leur
apparition à Innsbruck : la luge
(monoplace et biplace messieurs et dames), une
course de fond féminine de 5 km, le saut à skis
(70 et 90 mètres).
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Le canular olympique.
Juste après sa victoire dans le slalom géant,
Marielle Goitschel annonce ses fiançailles avec
le descendeur Jean-Claude Killy. Intox : ce
dernier n'était tout simplement pas au
courant !
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