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La rétro des JO avec L'Equipe
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Squaw Valley 1960
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Andrea Mead-Laurence porte la flamme
olympique (Photo L'Equipe)
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|  |  |  |  |  | 1. U.R.S.S
21 médailles (7 or, 5 argent, 9 bronze)
|  |  |  |  |  | 2.
Allemagne, 8 (4-3-1)
|  |  |  |  |  | 3. Etats-Unis, 10
(3-4-3)
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La Russe Lydia Skoblikova décroche deux
médailles d'or en patinage de vitesse
(Popperfoto)
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| |  1 - En bref |
| En 1955, le
CIO attribue au village de
Squaw Valley (Etats-Unis)
l'organisation des VIIIèmes Jeux Olympiques
d'hiver. A l'époque, la station de 300
habitants située en Sierra Nevada est quasi
inconnue. Juchée à 1900 mètres
d'altitude, elle se situe à cinq
heures de voiture de San Francisco. Tout le
monde se gausse de l'attitude du CIO,
estimant qu'on a attribué les Jeux à une
station inexistante, dépourvue de la moindre
installation sportive. Mais l'instance
olympique veut sortir des sentiers battus
(comprenez des stations européennes) et renouer
avec les Etats-Unis, déjà organisateurs des Jeux
de
Lake Placid 1932
.
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L'instigateur de ce pari insensé est un
homme d'affaires américain, Alex Cushing.
Pour pallier le manque d'infrastructures,
cet ancien étudiant en droit de Harvard réussit
le tour de force de louer - avec l'aide
financière du gouvernement américain - les
installations sportives des villes alentours
(dont Reno). En outre, un tremplin, des
télésièges, un stade de glace, un anneau de
vitesse sont construits, toujours grâce à des
aides publiques. Le seul refus des autorités
provient de la piste de bobsleigh, jugée trop
coûteuse. Pour la seule fois dans
l'histoire, l'épreuve disparaît du
programme.
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| La cérémonie
d'ouverture, organisée
par Walt Disney, se déroule sous une
tempête de neige. Chasse-neige et chenillettes
se succèdent pour faciliter l'accès au lieu
de la manifestation. La skieuse américaine
Andrea Mead-Laurence, double médaillée des
JO d'Oslo en 1952
, porte la flamme olympique tandis que sa
compatriote, la patineuse Carol Heiss,
vice-championne olympique
quatre ans auparavant
, prête serment.
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| Forte de 27 athlètes, dont 8 femmes,
la délégation française
a mis toutes les chances de son côté pour
effacer son zéro pointé de
Cortina d'Ampezzo en 1956
. Les skieurs de l'équipe de France
alpine vont évoluer pour la première fois avec
des skis métalliques. Le lendemain débute la
descente masculine, Adrien Duvillard est le
grand favori mais Jean Vuarnet espère bien créer
la surprise avec son nouveau
matériel...
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Carol Heiss survole le concours de
patinage artistique (Photo Musée olympique du
CIO)
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| |  2 - Les stars |
| Sur une musique de
Tchaïkovski, l'Américaine Carol Heiss,
vice-championne olympique
quatre ans plus tôt
, surclasse ses concurrentes en patinage
artistique. L'envoyé spécial de L'Equipe, Michel
Clare,
est dithyrambique sur cette
étudiante en littérature qui déclame des vers
d'Edgar Poe à ses heures perdues :
«Elle possède la grâce
et les qualités athlétiques d'une
championne olympique en pleine possession de
son art.»
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| L'Autrichien Ernest Hinterseer
remporte l'or en slalom spécial et le
bronze en géant tandis que l'Américaine
Penny Pitou est
deux fois argentée, en descente et en
slalom.
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| En ski de
fond, le Suédois Sixteen
Jerneberg enrichit encore son palmarès.
Ce Suèdois de 31 ans, représentant en articles
de sport l'été, se couvre d'or sur le
30 km comme à
Cortina en 1956
sur 50 km.
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>>> Le tableau des médailles
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La Une de L
Equipe célèbre
la victoire de Jean Vuarnet, en descente, le 23
février 1960 (Photo l'Equipe)
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| |  3 - Les Français |
| L'équipe de France
récolte trois médailles (une d'or, une
d'argent et une de bronze). L'or est
pour Jean Vuarnet dans
l'épreuve reine, la descente olympique.
Grand favori de la course, son compatriote,
Adrien Duvillard,
chute en abordant trop rapidement la bosse du
dromadaire. Douze ans après Henri Oreiller, en
1948 à Saint-Moritz
, Jean Vuarnet devient le deuxième
Français champion olympique de
descente.
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| La victoire de Vuarnet
restera une référence. Le skieur de Morzine
révolutionne la technique de la descente en
créant la position de recherche de vitesse dite
de l'oeuf et en chaussant des skis
métalliques pour la première fois en compétition
internationale.
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Guy Perillat prend la
médaille de bronze de la descente, ainsi que le
titre de champion du monde du combiné (attribué
par la FIS). La troisième médaille française est
décrochée par Charles
Bozon, en slalom géant.
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>>> Les médailles françaises
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Cliquez sur les photos pour
les agrandir
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En haut de gauche à droite
: 1. Jean Vuarnet en action 2. Jean Vuarnet
porté en triomphe 3. Jean Vuarnet avec sa
médaille d'or.
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En bas de gauche à droite
: 1. Lydia Skoblikova 2. Andrea
Mead-Laurence 3. L'Américaine Carol Heis
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| |  4 - La galerie photo de
l'Equipe et du CIO |
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Lu dans L'Equipe
|  |  |  |  |  | Le 24
février 1960, au sujet de l'échec de
l'équipe de France féminine de ski alpin,
Désiré Lacroix, le directeur technique national,
déclare : "Les
skieuses françaises se croyaient à l'entraînement..."
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| |  5 - Le saviez-vous ? |
| Deux nouvelles épreuves
font leur apparition. En ski, le biathlon (qui succède à la
patrouille militaire) : il s'agit
d'une course de fond de 20km, disputée
fusil sur l'épaule pour exécuter quatre
tirs. En patinage de
vitesse, les femmes arrivent sur 500,
1000, 1500 et 3000m.
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| L'équipe de France de ski alpin
utilise pour la première fois en compétition
internationale des skis métalliques et non en
bois : des "allais
60".
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| Pour la
première fois, un non
Scandinave gagne le combiné nordique
(chasse-gardée de la Norvège depuis 1924 à
l'exception d'un
doublé finlandais en 1948
), l'Allemand Goerg Thoma.
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Jean Vuarnet revient
sur son succès dans la descente : « Skis à plat, je suis aspiré
par le schuss, poitrine sur les cuisses, je
glisse dans l'air... Tenir la position
jusqu'à l'extrême limite... Ne pas
l'abandonner... Je suis bas, l'air
ronfle... Je vais vite... Vite...
».
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