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DE CHAMONIX
A SALT LAKE CITY
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françaises

    La rétro des JO avec L' Equipe 
  Cortina d'Ampezzo 1956  

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La cérémonie d'ouverture. (Photo Musée olympique du CIO)


1. U.R.S.S, 16 médailles (7 or, 3 argent, 6 bronze)
2. Autriche, 11 (4-3-4)
3. Finlande, 7 (3-3-1).

Teneley Allbright reine du patin (Photo L'Equipe)

 1- En bref

C'est en Italie à Cortina d'Ampezzo que s'ouvrent les septièmes Jeux Olympiques d'hiver, baptisés "les Jeux du sourire" en raison de la gaieté et de l'enthousiame du pays organisateur. Trente deux nations représentées par 820 athlètes (688 hommes, 120 femmes) s'affrontent dans les 22 épreuves prévues au programme. Grande première... la télévision est présente pour retransmettre toutes les épreuves, une publicité qui apportera par la suite une nouvelle dimension aux sports d'hiver.

Le ski français, qui veut effacer ses mauvais résultats d'Oslo (une médaille de bronze), se retrouve miné par une polémique survenue entre James Couttet, reconverti entraîneur, et Jean Vuarnet, le skieur vedette, non sélectionné pour le slalom géant. Une vieille querelle de clocher entre les deux hommes, originaires de stations de ski rivales ?
Une ambiance délétère éclate en tout cas au sein de l'équipe de France. Et James Couttet fini par démissionner tandis que Jean Vuarnet est exclu des compétitions olympiques.

Maigre consolation pour les Français qui remportent le prix "d'élégance" lors de la cérémonie d'ouverture. Une manifestation grandiose, "tout feu tout flamme", dixit Antoine Blondin, chroniqueur à L'Equipe. Giuliana Chenal-Minuzzo, skieuse italienne, est la première femme de l'histoire à prêter le serment olympique.

Petit incident : le porteur de la torche, Guido Caroli, chute sur la glace au moment d'allumer la vasque olympique ! Il se relève, sous les hurlements du public, et brandit la torche qui ne s'était heureusement pas éteinte... Le lendemain, la compétition débute avec le slalom géant masculin.

Toni Sailer à l' l'entraînement (Photo L'Equipe)

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Sixteen Jerneberg s'impose au 50 km
 2 - Les stars

Tony Sailer et Cortina d'Ampezzo, deux noms liés... L'Autrichien réalise, en ski alpin, le premier triplé de l'histoire des JO d'hiver. Il remporte la descente, le slalom spécial et le slalom géant avec des écarts considérables sur ses rivaux (descente : 3 secondes, slalom géant : 6 secondes, slalom spécial : 4 secondes)

Avec 16 médailles (7 en or, 3 d'argent et 6 de bronze) l'U.R.S.S pointe en tête au classement des médailles. Les athlètes soviétiques enlèvent la bagatelle de sept titres en ski nordique et en patinage de vitesse, des disciplines où ils n'avaient pas l'habitude de briller. Mais leur principal fait d'arme reste leur victoire sur le Canada (2-0) en hockey sur glace.

En ski nordique, c'est le Suédois Sixteen Jerneberg qui remporte l'épreuve phare des Jeux : le 50 km. Ce jeune bûcheron de 27 ans, venu tout droit des forêts profondes de Lima (province suédoise) devance, en 2h50'27", les athlètes du bloc soviétique. Une course disputée au coeur du massif des Dolomites sous un soleil éclatant mais... par moins vingt et un degrés ! Digne successeur du légendaire Nils Karlson, Jerneberg renouvellera son exploit aux JO d'Innsbruck, en 1964.

Comme à Saint-Moritz en 1948, les Américains trustent les premières places en patinage artistique. Chez les dames, Teneley Albright monte sur la plus haute marche du podium tandis que Hayes Jenkins, chez les hommes, succède à Richard Button (vainqueur des deux dernières éditions).

>>> Le tableau des médailles

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Adrien Duvillard (Photo L'Equipe)
 3- Les Français

Le meilleur résultat est l'oeuvre d' Adrien Duvillard, 4e en slalom géant.

Deux jeunes patineurs pointent le bout de leur nez : Alain Giletti (4e) et Alain Calmat (9e).

En ski de fond, le relais (Victor Arbez, Benoit Carrara, René Mandrillon et Jean Mermet) termine sixième.

Cliquez sur les photos pour les agrandir


En haut, de gauche à droite : 1. La cérémonie d'ouverture 2 et 3. Toni Sailer


En haut, de gauche à droite : 1. Le village de Cortina d'Ampezzo 2 et 3. Toni Sailer
 4- La galerie photo de l'Equipe et du CIO

     

     

Lu dans L'Equipe
Le 3 février 1956 : "Les Américains font exactement, dans tous les domaines, ce qu'ils reprochent aux Russes de faire" dixit Avery Brundage, le président du comité international olympique.
 5 - Le saviez-vous ?

Le sang froid de Tony Sailer . Quelques instants avant de prendre le départ de la descente, le champion autrichien se rend compte que le lacet d'une de ses chaussures est cassé. Panique dans le clan tyrolien... Mais Sailer garde son calme et emprunte un lacet à un officiel. A l'arrivée de la descente, Sailer devance son premier dauphin de trois secondes...

Pour la première fois l'équipe de France repart bredouille des JO d'hiver. L'affaire "Couttet-Vuarnet" a laissé des traces. Même si tout n'est pas si sombre. Pour Michel Clare, envoyé spécial de L'Equipe : "La France a gagné au défilé le tournoi olympique de l'élégance (...) les hommes dans leurs tenues sportives, fuseau et pull bleu rayé de trois couleurs, les femmes vêtues d'un manteau écarlate de haute confection. Une discrétion de bon aloi qui tranchait sur les uniformes aux couleurs trop criardes de certaines formations étrangères..."




 
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