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    Plongeon 
  Les Françaises ont cru en leur chance 

Julie Danaux et Odile Souchon-Arbolès en plein vol (photo AFP)

(photo AFP)

Frédéric Pierre et Gilles Emptoz-Lacotte, auteurs d'une bonne prestation (photo AFP)

Julie Danaux et Odile Souchon-Arbolès ont cru pouvoir offrir jeudi une médaille au plongeon français, la première depuis 48 ans et Mady Moreau, médaille d'argent au tremplin lors des Jeux d'Helsinki en 1952. « On est très déçues, car on n'a rien à se reprocher. Il suffisait de peu de choses », confiait Odile Souchon-Arbolès, 25 ans, après la finale du haut vol (10 m) synchronisé remportée sans surprise par les Chinoises Li Na et Sang Xue.

Les deux jolies Françaises avaient raison de croire en leur chance car, à l'issue des deux premiers des cinq sauts, elles occupaient la deuxième place et pouvaient prétendre sérieusement à la médaille d'argent. En janvier dernier, à l'occasion de la Coupe du monde qualificative pour les JO, elles avaient décroché ce même métal dans cette même fosse à plongeon de l'Aquatic Center de Sydney. L'histoire pouvait se répéter...

C'était compter sans ce troisième plongeon imparfait, le premier des libres après les imposés, qui les faisait reculer brutalement à la septième place. « Une ouverture ratée » de Julie Danaux, aux dires de l'entraîneur national Bernard Pierre, lors du quatrième plongeon, enterrait définitivement tous les espoirs de podium. Le rêve était passé. Les deux jeunes filles blondes, médailles d'argent en 97 et de bronze en 1999 aux Championnats d'Europe, terminaient finalement septièmes, loin derrière les Chinoises (345,12 pts) mais pas très éloignées des Canadiennes Emilie Heymans/Anne Montminy (312,03 pts) et des Australiennes Rebecca Gilmore/Loudy Tourky (301,50 pts), médailles d'argent et de bronze.

 Bonne prestation des Français

Paradoxalement, Frédéric Pierre et Gilles Emptoz-Lacotte, qu'on attendait moins, ont mieux terminé que leurs compatriotes féminines. Avec 310,08 pts, ils sont sixièmes de la finale du tremplin (3 m) synchronisé remporté, par les Chinois Xiong Ni et Xiao Hailang (365,58 pts) devant les Russes Dimitri Saoutine et Alexandre Dobroskok (322,97 pts) et les Australiens Robert Newbury et Dean Pullar (322,86 pts). « C'est un résultat fantastique, à un peu plus de 12 points de la médaille, dans un concours très relevé », soulignait Bernard Pierre.
Toujours est-il que la France ne pourra pas désormais tenir son pari de remporter une médaille dans chacune des trois disciplines de la natation présentes à Sydney, après l'argent de Roxana Maracineanu (200 m dos), et le bronze de Virginie Dedieu et Myriam Lignot (duo) en natation synchronisée. Emptoz-Lacotte aura en effet du du mal à se qualifier vendredi pour les demi-finales du haut-vol. Il n'y a aucune Française en lice dans la finale vendredi soir du tremplin dames. La dernière petite chance de médaille française réside dans le ballet de natation synchronisée, qui commence jeudi par l'épreuve technique et se termine vendredi par le libre.

 Déclarations

Odile Souchon-Arbolès
« On est très déçues. C'était jouable pour une médaille. Il suffisait de peu de choses. On n'a rien à se reprocher. On a tout donné. Le plongeon m'a apporté l'équilibre. Dans le plongeon, c'est la trouille de la hauteur et la montée de l'adrélanine qui me plaît. Maintenant, je vais commencer une carrière de journaliste en débutant au service audiovisuel du Conseil général du Val-de-Marne, tandis que Julie va commencer ses cours à l'Institut universitaire de formation des maîtres. »

Francis Luyce (président de la Fédération Française de natation)
« La médaille était vraiment réalisable. C'est dommage pour la promotion du plongeon, car en plus du courage, elles sont jolies et souriantes. Et elles ont tellement travaillé. »

Jean-Paul Clemençon (directeur technique national)
« On n'avait jamais eu une présence aussi complète aux JO avec aussi des résultats remarquables. Il nous manque des équipements pour l'entraînement et pour mieux récupérer entre les compétitions. Quel dommage qu'il n'y ait pas une fosse à plongeon à l'INSEP.»





 
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