Newsletter  Contact  Billetterie  Jeux  Boutique  Archives  SMS-Wap Aide  Agenda  L'Equipe TV  L'EQUIPE
 Accueil  Football  Auto-Moto  Tennis  Cyclisme  Rugby  Athlétisme  Basket  Ski-Glace  Jo  Aussi
<img src="/Jo/img/nav_img.gif" width=339 height=74 border=0 usemap="#nave">
Rechercher  

                   
 
ACCUEIL SYDNEY
Le programme
RESULTATS
Athlétisme
Aviron
Badminton
Base-ball
Basket-ball
Boxe
Canoë kayak
Cyclisme
Equitation
Escrime
Football
Gymnastique
Haltérophilie
Hand-Ball
Hockey sur gazon
Judo
Lutte
Natation
Pentathlon
Soft-ball
Taekwondo
Tennis
Tennis de table
Tir
Tir à l'arc
Triathlon
Voile
Volley-ball
D'ATHENES A SYDNEY
Les podiums
Toutes les médailles
Les médailles
françaises

    Marion Jones 
Louis DOUCET  Le défi olympique : 5 médailles d'or 

Jesse Owens ne l'a pas fait, Carl Lewis non plus. Les deux monstres de l'athlétisme moderne se sont arrêtés à quatre médailles d'or. Marion Jones s'est fixé un objectif qui la placerait tout en haut du panthéon de l'olympisme : cinq médailles d'or en une seule olympiade. Seul Paavo Nurmi, en d'autres temps (1924) et sur d'autres distances, y était parvenu. Le pari semble fou, mais l'état de forme actuel de la reine du sprint et la gestion de sa préparation lui autorisent tous les espoirs. Avec un peu de chance au concours de la longueur.

Retour au sommaire


Marion Jones sera la principale attraction des épreuves d'athlétisme à Sydney. (Photo L'Equipe)


UN PROGRAMME DE FOLIE
Pour réussir son pari, Marion Jones devra disputer quatorze courses et deux concours en neuf jours. Le détail de son emploi du temps :

22 septembre
100 mètres, séries (13h05)
100 mètres, 2eme tour (20h15)

23 septembre
100 mètres, 1/2 finales (18h30)
100 mètres, finale (20h05)

27 septembre
200 mètres, 1er tour (11h15)
200 mètres, 2eme tour (18h55)
Saut en longueur, concours de qualification (20h05)

28 septembre
200 mètres, 1/2 finales (18h00)
200 mètres, finale (19h55)

29 septembre
Relais 4x100m, 1er tour (10h45)
Relais 4x400m, 1er tour (18h40)
Saut en longueur, finale (19h20)
Relais 4x100m, 1/2 finales (20h30)
Relais 4x400m, 1/2 finales (20h50)

30 septembre
Relais 4x100m, finale (19h40)
Relais 4x400m, finale (22h20)








Jones arrivera-t-elle à sortir le saut victorieux qu'elle a dans les jambes ? (Photo L'Equipe)























A la suite des championnats du monde de Séville, Marion Jones a traversé une période difficile. Incapable de reprendre le moindre entraînement avant le mois d'octobre, elle a dû attendre jusqu'en novembre la disparition totale de ses douleurs dorsales. Pendant ce temps, l'Américaine a également encaissé les commentaires sur son ambition débordante, en y trouvant une source d emotivation supplémentaire : "Parler de la sorte m'a toujours poussé à prouver que les gens se trompent".

Alors "Little Marion" a tout programmé pour mener à bien son grand projet. Le risque à éviter : une overdose de compétition et d'entraînement qui pourrait anéantir tous ses rêves, comme à Séville. Mais Jones a appris avec cet échec, il est hors de question de répéter les mêmes erreurs.

En début d'année, Jones s'aligne à Walnut sur un 400 mètres grâce auquel elle compte gagner sa place dans le relais américain 4x400m. Avec un tour de piste bouclé en 49"59, Marion Jones figure toujours en troisième position des bilans mondiaux, juste derrière l'Australienne Cathy Freeman (49"48 à Monaco, 49"56 à Lausanne). Sa sélection officielle dans le relais lui a été signifiée après les "Trials" de Sacramento, mais le problème était déjà réglé.


 Un calendrier allégé

Soucieuse de ne pas bruler ses réserves, Marion Jones se concocte un programme "light". Elle court un premier 100 mètres à Osaka (10"84), fait une apparition à Raleigh, chez elle, seulement pour le concours de la longueur (2eme, 6,55m), participe au plus gros meeting américain à Eugene (10"93 sur 100m, 6,97m à la longueur), et se rend au meeting Golden League de Rome (10"91) après une impasse sur la première levée à Paris. Certainement le minimum acceptable pour son sponsor, et suffisamment pour reprendre contact avec la compétition.

La première étape décisive pour Jones était les "Trials" de Sacramento, une répétition grandeur nature de la quinzaine de folie qui l'attend en Australie, et une formalité obligatoire dans le système de sélection impitoyable en vigueur aux Etats-Unis. Contrairement à Maurice Greene et Michael Johnson, pris au piège en finale du 200 mètres, à Jeff Hartwig ou encore Dan O'Brien, qui n'iront pas aux Jeux, Jones a géré au mieux sa semaine californienne. Au bout de six courses et deux concours de saut en longueur, "MJ" remportait les titres nationaux sur 100 mètres (donnant au passage une leçon à sa rivale Inger Miller), 200 mètres et à la longueur, en dépassant pour la première fois de la saison la barre des sept mètres (7,02m). Le test ne pouvait pas être plus concluant.

Et la suite de la saison lui a donné raison. Stockholm, Londres, Zürich, Bruxelles et Berlin : pas un 100 mètres en-dessous de 10"95, et un meilleur chrono lors du meeting belge (10"78) qui laisse une très grosse impression à ses concurrentes.


 Les dangers qui l'attendent à Sydney

Marion Jones se présentera donc dans des conditions idéales sur le stade olympique de Sydney. L'examen de son bilan (pas une seule course perdue depuis septembre 1997) laisse raisonnablement penser que sur le 100 et le 200 mètres, "MJ" n'a rien à craindre des autres prétendantes. En revanche, elle devra faire face à un enchaînement de quatorze courses et deux concours, qui risquent d'entamer son potentiel physique. Bien sûr, Jones dispose de facultés de récupération et une solidité mentale qui rendront le poids de ces courses moins lourd, mais l'hypothèse d'une saturation de son organisme n'est pas exclue.

Pour réaliser LE PARI, Jones est également dépendante de facteurs qu'elle ne contrôle pas. En quelque sorte, même si elle se présente avec deux médailles d'or déjà autour du cou, les courses de relais représentent le "quitte ou double" de son pari. Sur le papier, le 4x100 comme le 4x400 américains seront grandissimes favoris. Mais la sentence est loin d'être prononcée. Les possibilités de Jones en tant que dernière relayeuse, notamment dévoilées à Berlin (42"95), sont phénoménales, mais pas infinies. Dans un relais, une disqualification pour une transmission hors-limites ou un baton qui refuse de rester dans les mains, c'est fréquent. Contre ce genre d'aléas, même Marion Jones n'a pas de parade.

Enfin, la plus grosse incertitude de Jones réside dans la performance qu'elle sera capable de réaliser à la longueur. En effet, si elle a réalisé le meilleur saut depuis 1994 avec 7,31m au meeting d'Eugene en 1998, "MJ" n'a jamais pu retrouver cette forme depuis. Et contrairement au 100 et au 200 mètres, la concurrence est beaucoup plus rude sur le concours du saut en longueur, même si Tatiana Kotova, récente gagnante d'une partie du magot de la Golden League, pourrait renoncer aux Jeux Olympiques. La non-sélection de l'Espagnole Niurka Montalvo (en raison d'un différend avec son pays d'origine, Cuba, qui lui a refusé une lettre de sortie) devrait également arranger les affaires de l'Américaine. Mais avec l'Italienne Fiona May, qui attend depuis un an l'occasion de se venger de l'incident de Séville (Montalvo l'avait emporté à son dernier essai avec un saut mordu mais validé), et le métier d'Heike Drechsler, la victoire finale ne devrait pas se jouer en-dessous des sept mètres. Or, Jones n'a franchi cette limite qu'une seule fois cette saison, à Sacramento (7,02m). Mais comme elle l'explique elle-même pour justifier ses espoirs de succès, "il suffit d'un seul bon saut pour gagner".


 
[an error occurred while processing this directive]