| | | Digérer l'échec |
| On leur promettait un porche
australien de belle tenue en bronze massif avec
quelques reflets argentés ou dorés... Hélas ! La
porte de sortie olympique empruntée par les
Bleus s'est révélée toute petite. Ils sont
éliminés par la Yougoslavie en quarts de finale
21-26. Ils ne connaîtront pas la joie de se
battre pour monter sur un podium comme en 1992
et 1996. C'est bien sûr une élimination
prématurée au vu de l'objectif annoncé par
l'entraîneur Daniel Costantini : décrocher
au moins une médaille de bronze. Ils se classent
finalement 6ème. Le premier tour des Bleus aura
été quelque peu poussif. Après deux matches
moyen contre la Slovénie (24-24) et la Tunisie
(20-17), ils réalisent deux grosses performances
face à l'Espagne (25-23) et face à la Suède
(23-24). Ces deux matches doivent leur servir de
références pour l'avenir. Le dénouement du
quart de finale contre la Yougoslavie demeure un
mystère. Ils nous doivent une
revanche.
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| | Cap sur le Mondial |
| Daniel Costantini doit déchirer cette
page inachevée et piquer les fesses de ses
hommes pour qu'ils s'alignent au
prochain mondial dans les meilleurs
dispositions. Il faut faire vite car le Mondial
se déroule dès janvier 2001. Malgré
l'élimination, le groupe ne devrait pas
être modifié en profondeur. Les frères Gille,
Dinart, Burdet, Fernandez, Golic ou Anquetil
formeront le noyau dur des Bleus. Jackson
Richardson devrait poursuivre sa carrière
jusqu'au Mondial. Pour les autres,
c'est l'incertitude. Guéric Kervadec,
dans le groupe depuis 1994, n'est pas
certain de continuer, Patrick Cazal, Marc
Wiltberger ou Stéphane Joulin ont peu ou pas
joué et leur âge n'est plus un atout.
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| Il
s'agit aussi de se demander si les options
tactiques de Costantini seront reconduites :
Richardson en leader d'attaque, c'est
bien mais peut être pas suffisant pour aller
loin dans une compétition internationale. A
moins que le Réunionnais n'ait connu
qu'un passage à vide très temporaire.
Guillaume Gille pourrait le remplacer dans ce
rôle de meneur mais il doit encore prendre de la
bouteille. Andrej Golic pourrait aussi voir son
rôle modifié et élargi. On l'a vu
quelquefois quitté le confinement de son aile
gauche pour venir mettre son grain de sel en
zone centrale. Avec bonheur. En défense, le 5-1
ne devrait pas être remis en cause mais il
faudra trouver un remplaçant à Kervadec, leader
de défense, s'il venait mettre un terme à
sa carrière internationale. Costantini devra
reconstruire mais n'a plus le temps de tout
détruire auparavant.
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| | Avec un groupe inchangé |
| Jackson Richardson et Daniel
Costantini campent deux ancêtres. Penchés sur la
canne du savoir, ils ont vu défiler bien des
générations. Autour d'un bon feu, ils
peuvent se raconter des tas de souvenirs : la
bande-annonce bronzée de 1992 (médaille
d'or aux JO de Barcelone), la parade barjot
en 1995 (Champions du monde) et
l'autodestruction un an plus tard (4ème aux
Jo d'Atlanta). Au sein de l'équipe de
hand masculin qui a échoué à Sydney, ils sont
les seuls à avoir vécu trois olympiades.
Aujourd'hui, on leur demande de réécrire
une histoire. Pas celle qui s'ést
brusquement interrompue au pied d'un podium
olympique mais le triomphe de 1995 quand ils
sont devenus Champions du monde.
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| Après l'échec de 1996, le
renouvellement des générations est obligatoire.
Mais il n'est pas aisé de remplacer une
meute de bêtes médiatiques, à l'égo
surdimensionné, par une classe biberon, aussi
talentueuse soit-elle. Exit les Volle, Gardent,
Munier et Lathoud... Dans les années 96-99, le
coach Costantini s'appuie donc sur des
joueurs à même d'intégrer les
nouveaux-venus : Richardson et Kervadec, qui
seront bientôt abandonnés en 1999 par Stéphane
Stoecklin, sont désormais les piliers et la
caution morale de l'équipe. Il est assez
stupéfiant de constater que, depuis 1995, le fil
conducteur n'a jamais été rompu.
L'équipe de France n'a pas connu les
errances qui sont le lot malheureux des équipes
en reconstruction. Ce qui ne veut pas forcément
dire non plus que la progression est constante.
Après une troisième place prometteuse aux
mondiaux japonais, les Bleus finissent 6ème en
Egypte. C'est pourtant là que l'acte
de naissance d'un nouveau groupe est
enregistré. Les noms qui suivent doivent faire
rêver pour un bon moment encore: Guillaume et
Bertrand Gille, Andrej Golic, Cédric Burdet,
Jerôme Fernandez, Didier Dinart.
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