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    Escrime 
  Fleuret par équipe messieurs 


Les fleurettistes français ont donné à la France, vingt ans après les Jeux de Moscou, la médaille d'or. De quoi sauver l'honneur de l'escrime française, décevante à Sydney.

Le classement final

Or : France
Argent : Chine
Bronze : Italie

L'équipe de France a conquis, vendredi à Sydney, la médaille d'or du fleuret par équipes messieurs, en battant la Chine au bout du suspense (45-44), comme elle l'avait déjà fait l'an dernier aux Championnats du monde à Séoul. Même unité d'adversaire, de score, mais aussi de victime sacrifiée: Wang Haibin était les deux fois le dernier relayeur chinois.

En novembre 1999, la touche victorieuse, contestée, avait été portée par Lionel Plumenail, qui avait pris le dernier relais avec quatre touches d'avance (42-38). A l'Exhibition Center de Sydney, Jean-Noël Ferrari, en piste pour le neuvième et dernier assaut, devait remonter trois points (40-37). Cette fois, "Plume" (33 ans) n'a pas tiré en finale, remplacé pour le dernier match par Patrice Lhotellier (34 ans). "Je n'avais pas de super sensations lors des deux premières rencontres contre Cuba (45-43) et la Pologne. Je m'étais échauffé avec lui et je le sentais très très fort. Patrice Menon (l'entraîneur) a fait une fois de plus le bon choix", explique Plumenail. "L'entraîneur prend une décision, mais avant il nous consulte. Il y a tellement d'années que nous sommes ensemble avec "Poupon" (Lhotellier)", poursuit le gaucher Plumenail, dont la saison a été écourtée par une luxation du coude de son bras armé.

 Entrer dans la ronde

Les équipiers forment depuis quatre ans une ronde dans lequelle est entré cette année un junior, le Francilien Brice Guyart, parfait tout au long de la journée. "Il s'est très bien intégré dans le groupe. Je lui trouve beaucoup de qualités", ajoute Plumenail, vice-champion olympique à Atlanta. Guyart n'était pas encore né en 1980, l'année du précédent succès olympique à Moscou au fleuret masculin par équipes. Au sein de l'équipe depuis deux ans, le Niçois Jean-Noël Ferrari, surnommé "Enzo", est d'un caractère plus taciturne. Il s'exprime par une escrime physique, arme primordiale au sein d'un groupe très complémentaire.

Quatrième de l'épreuve individuelle mercredi, Ferrari a connu un raté contre la Chine, subissant un 6-0 de Ye Chong, qui permit à ce dernier de recoller à 20-19. Une baisse d'autant plus préjudiciable que Guyart, impeccable attaquant au jeu élégant, venait précédemment de déborder Dong Zhaozhi et de creuser un écart conséquent (20-13).

Grâce à un massage au synthol, "Enzo" a retrouvé des jambes pour le dernier dernier tour. Ce premier or de l'escrime française à Sydney enrichit une collection qui comprenait déjà trois médailles d'argent (Obry et la France à l'épée, Gourdain au sabre) et une bronze (Laura Flessel à l'épée). Grâce à ce succès, la France a porté à 104 le nombre de médailles remportées depuis 1896 - soit 104 ans - par l'une de ses disciplines les plus anciennes et traditionnelles.


 
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