Newsletter  Contact  Billetterie  Jeux  Boutique  Archives  SMS-Wap Aide  Agenda  L'Equipe TV  L'EQUIPE
 Accueil  Football  Auto-Moto  Tennis  Cyclisme  Rugby  Athlétisme  Basket  Ski-Glace  Jo  Aussi
<img src="/Jo/img/nav_img.gif" width=339 height=74 border=0 usemap="#nave">
Rechercher  

                   
 
ACCUEIL SYDNEY
Le programme
RESULTATS
Athlétisme
Aviron
Badminton
Base-ball
Basket-ball
Boxe
Canoë kayak
Cyclisme
Equitation
Escrime
Football
Gymnastique
Haltérophilie
Hand-Ball
Hockey sur gazon
Judo
Lutte
Natation
Pentathlon
Soft-ball
Taekwondo
Tennis
Tennis de table
Tir
Tir à l'arc
Triathlon
Voile
Volley-ball
D'ATHENES A SYDNEY
Les podiums
Toutes les médailles
Les médailles
françaises

    Van Den Hoogenband 
Jean Pierre Gonguet  Comment il a battu Thorpe 







Van Den Hoogenband a parfaitement maneuvré Thorpe ( Photo Reuters )




 Une course tactique


Son record du monde et son titre olympique sur 200 m libre font désormais de Pieter Van den Hoogenband la nouvelle terreur de la natation. Autant par sa puissance que par la manière dont il a gagné. Car la course du Néerlandais a d'abord été un modèle tactique. Qu'il l'ait voulu ou non, il a montré la seule manière dont on peut battre l'Australien sur 200 m : en se comportant comme un sprinteur. Ian Thorpe est en effet connu pour ses 25 derniers mètres, sur 200 comme sur 400 mètres : c'est le moment il met le turbo et produit une deuxième accélération qui laisse tout le monde sur place.

Or le temps de Thorpe en finale est moins bon qu'en demi finale (1'45"83 contre 1'45"37) et moins bon même que celui de son record du monde lors des sélections australiennes (1'45"51). C'est une diiférence très importante; trop importante à ce niveau là. Et le résultat est d'autant plus étonnant qu'aux 150 mètres les deux hommes ont viré exactement dans le même temps : 1'18"21. A ce moment là ils sont encore dans les temps de passage du record du monde et on peut croire que c'en est fini du Néerlandais, tant la pointe de vitesse finale de l'Australien fait peur.

En fait tout s'est joué avant. Dès le départ. La différence avec toutes les autres courses est que cette fois, poussé par Van Den Hoogenband, Thorpe est parti sur un rythme beaucoup trop rapide pour lui : il a tourné aux 50 mètres en 50" 90 et Van Den Hoogenband en 50" 85. Si pour Van Den Hoogenband spécialiste du 100 m c'est chose facile, tout est plus dur pour Thorpe. Ce temps aux 50 mètres, c'est une grosse seconde de moins que lors des demi finales où il n'avait pourtant fini qu'à deux centièmes du record du monde tout frais du Néerlandais !

En fait "VDH" l' a forcé à ne pas respecter son rythme de nage habituel, l' empéchant ainsi de garder suffisamment de forces pour son accélération finale. C'est tactiquement remarquablement bien joué. Ian Thorpe peut-être encore un peu jeune, peut-être avec trop de poids sur les épaules, a été déstabilisé. Il ne pouvait pas en effet laisser partir le Néerlandais trop loin : on a beau avoir confiance dans son tempérament de finisseur, il ne faut pas trop abuser. Mais ce faisant, il s'est sans doute trop éloigné de son rythme habituel et n'a pu y revenir lorsqu'il en a eu besoin.

Reste à savoir si tout cela était totalement conscient de la part de Van Den Hoogenband. "Après avoir battu le record du monde en demi-finale, j'étais confiant", a t il déclaré. "Mais Thorpe n'avait que deux centièmes de seconde de retard sur moi. Je savais que ce serait une course très serrée. Maintenant, le n°1, c'est moi. C'est un vrai rêve : être champion olympique, avec le record du monde. Surtout ici en Australie. Les gens aiment la haute compétition, les performances. C'est pour ça qu'ils m'ont encouragé en demi-finale. Mon record, je l'ai battu en demi-finale. Je ne me suis donc pas enflammé. Je pensais vraiment qu'il allait battre mon record du monde. Je n'avais pas vraiment de tactique aujourd'hui. Je ne l'ai pas regardé. C'est seulement après le dernier virage que je me suis dit: +oui, tu vas la gagner+. C'était un sentiment incroyable." Des propos qui semblent accréditer le fait que, contre tout attente, la course était déjà bel et bien jouée aux 150 mètres !




 
[an error occurred while processing this directive]