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Laëtitia Tignola nous
raconte
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son blues des cinq dernières
années.
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son titre européen.
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ses ambitions aux JO.
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l'héritage de Marie-Claire
Restoux.
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ses adversaires.
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la pression aux Jeux.
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son ascension et la préparation
olympique.
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Elle a
obtenu son premier titre international lors
des championnats d'Europe de mai
dernier. (Photo L'Equipe)
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Ils nous parlent de Laëtitia
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Cécile Nowak, entraîneur de
l'équipe de France
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Fabien Canu, le DTN
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Son curriculum vitae
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Elle est née le 25 août
1972 aux Sables d'Olonne.
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Sa taille : 1,57
m.
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Son poids : 52
kg.
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Sa catégorie : - 52
kg.
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dan.
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Club : Maisons-Alfort
(Val-de-Marne).
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Sa profession : BE2
judo, en convention avec le Conseil général du
Val-de-Marne.
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Son spécial : O Soto
Gari.
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Elle est
gauchère.
|  |  |  |  |  | Aucune participation au championnats
du monde et aux Jeux olympiques.
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Son palmarès
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Championne
d'Europe en 2000.
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Championne de France en
1994, 96 et 97.
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Championne
d'Europe par équipes en 1996 et
97.
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Vainqueur du tournoi de
Rome en 2000.
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3e de la Coupe du monde
en 1997.
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2e de la Coupe du monde
par équipes en 1998.
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Laëtitia Tignola en
kumikata (en recherche de prise de kimono),
prête à bondir. (Photo L'Equipe)
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| | Pour sa
première chance olympique, Laëtitia Tignola
a bien l'intention de mettre ses
adversaires au pas. (Photo L'Equipe)
| | Tignola ou la patience
récompensée |
| S'il est une vertu
qui sied à Laëtitia Tignola, c'est bien
celle de la patience. Il lui en a en effet
fallu, à la petite Vendéenne, depuis cinq ans.
Depuis qu'une blessure l'a écartée de
la sélection pour les Championnats du monde
1995. En pleine préparation des futurs Mondiaux
à Chiba, lors du tournoi de La Havane, elle se
fracture deux vertèbres cervicales.
| A cette époque, Laëtitia
Tignola est déjà sous les feux de la rampe.
Championne de France en 1994, cinquième des
Championnats d'Europe, elle s'affirme
comme la leader incontestable de la catégorie
des moins de 52 kg alors qu'elle n'a
pas encore 23 ans. L'avenir lui appartient.
| "
C'est une fille qui avait un énorme
potentiel, se souvient Cécile Nowak, championne
olympique (-48 kg) à Barcelone et,
aujourd'hui, entraîneur de l'équipe de
France, je l'ai rencontrée à la fin de ma
carrière. Déjà, à l'époque, elle était
archi forte. " Mais le bonheur de
Marie-Claire Restoux, sacrée championne du monde
en 1995, fait le malheur de Laëtitia Tignola.
| Cette
dernière doit ainsi regarder les Jeux
d'Atlanta à la télévision. Marie-Claire
Restoux gagne de nouveau. Son règne se prolonge.
Le chagrin de Laëtitia aussi. " Il y a eu
des moments très, très durs, raconte-t-elle, on
fait tout, on ne part jamais. Mais j'ai
aussi toujours espéré. Je pensais que l'on
me donnerait ma chance un jour. "
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Au sol
comme debout, elle est capable de retourner
n'importe quel adversaire. (Photo L'Equipe)
| Il lui faut
encore attendre. Elle appartient bien à
l'équipe de France avec laquelle elle est
sacrée championne d'Europe en 1996 et 1997
mais la titulaire chez les moins de 52 kg reste
Marie-Claire Restoux. En 1997, une première
chance s'offre à elle. Elle est
sélectionnée pour la Coupe du monde et finit
même troisième.
| Malheureusement, cette même année,
Marie-Claire Restoux prolonge son bail avec les
Championnats du monde qu'elle remporte à
nouveau. Il faut encore attendre. Deux ans
exactement. Laëtitia Tignola ne manquera en
effet pas sa deuxième chance. En début de saison
dernière, Marie-Claire Restoux semble en perte
de vitesse. La Vendéenne se tient toujours prête
et monte même en flèche.
| Elle s'illustre dans
les tournois de préparation. Deuxième à Munich à
la fin février, elle gagne à Rome un mois plus
tard en battant nettement toutes les meilleures
Européennes et la Cubaine Verdecia. Elle assure
ainsi sa sélection pour les Championnats
d'Europe de mai, au grand dam de
Marie-Claire Restoux.
| Fabien Canu, le
Directeur technique national (DTN),
s'explique en avançant que le staff
tricolore voulait voir Laëtitia Tignola dans
l'ambiance d'une grande compétition.
Elle, de son côté, reste en dehors du tohu-bohu
créé par la non sélection de la championne
olympique. Elle se prépare, silencieusement,
consciencieusement.
| Et le 19 mai à Wroclaw (Pologne),
elle dispute ses deuxièmes Championnats
d'Europe, six ans après les premiers.
" Cela faisait cinq ans que j'étais
numéro 2 mais je voulais être numéro 1,
assure-t-elle, mais c'était un peu long au
bout de cinq ans. Alors, le judo, je le faisais
par plaisir, comme un jeu. J'ai pris cette
sélection comme une chance et j'ai voulu
donner le maximum pour me faire plaisir.
"
| Et
elle en a pris un immense, de plaisir. Sacrée
championne d'Europe, elle s'assurait
une place aux Jeux de Sydney. Une longue
histoire commence peut-être pour Laëtitia
Tignola qui, à 27 ans, a encore le temps de
montrer de bien belles choses.
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