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    Football féminin 
Cédric ROUQUETTE  Les Américaines pour un triplé 
Titulaires de la médaille d'or, championnes du monde en titre, les coéquipières de Mia Hamm tenteront la passe de trois à Sydney. Les Etats-Unis feront face à l'éternelle concurrence de la Chine, du Brésil et des spécialistes venues d'Europe du Nord (Norvège, Allemagne, Suède). Le groupe est expérimenté, mais il vient de perdre sa mascotte, Michelle Akers, qui a mis un terme à sa carrière internationale en raison d'une fatigue chronique.


La star du football féminin, l'Américaine Mia Hamm, sera à Sydney.
(Photo L'Equipe)











Michelle Akers, usée, sera la grande absente de l'équipe américaine.
(Photo L'Equipe)








Tiffany Milbrett a inscrit
79 buts en sélection.
(Photo L'Equipe)




L'équipe américaine, double championne du monde
(Photo L'Equipe)
Après les Jeux olympiques en 1996 et la dernière coupe du Monde en 1999, l'équipe des Etats-Unis de football visera à Sydney un triplé historique. L'équipe de soccer américaine, c'est un peu l'équivalent de ce qu'est devenue, chez les hommes, l'équipe de France : une belle mécanique peaufinée par les saisons et les titres, contre laquelle toutes les équipes auraient tendance à jouer le match de leur vie.

Comme pour les Bleus en juin, le challenge de cette génération d'Américaines sera en partie géographique, puisqu'il leur faudra prouver qu'elles sont capables de l'emporter loin de leurs bases. Avant l'Euro 2000, la France n'avait gagné de titre majeur que sur son sol (Euro 84, Mondial 1998) ; les Américaines arrivent à Sydney après avoir triomphé sur leur territoire en 1996 et 1999. Bill Clinton était même venu fêter ça dans les vestiaires.

En Australie, les coéquipières de la superstar Mia Hamm auront intérêt à vite entrer dans la compétition. Dans une formule de poules (trois matches) suivies de demi-finales et finales classiques, les Etats-Unis seront opposés d'entrée à la Chine, vice-championne du monde et médaillée d'argent à Atlanta ; à la Norvège, championne du monde en 1995, médaillée de bronze à Atlanta, demi-finaliste à la coupe du Monde ; et à la seule équipe africaine de la compétition, le Nigeria, tenant de la médaille d'or dans le tableau masculin, en gros progrès ces derniers mois.


 La retraite de Michelle Akers


De leur préparation, les Américaines ont cependant surtout retenu le forfait de leur stratège chevelue du milieu de terrain, Michelle Akers, 34 ans. Après 153 sélections accumulées depuis 1985, la joueuse d'Orlando a estimé que son état physique ne lui permettait pas de repartir à la conquête du titre olympique. A Atlanta déjà, elle avait dû se faire violence pour surmonter des pépins physiques devenus chroniques.

Après un choc à l'épaule lors d'un match amical contre la Russie, disputé le 15 août, la joueuse américaine a décidé de mettre un terme à sa carrière. Championne du monde en 1991 avec dix buts inscrits pendant la compétition, Akers est souvent considérée comme la plus grande joueuse qu'ait connu le football féminin, devant Mia Hamm. Sa décision a précipité l'intégration de la jeune Michelle French, 22 ans, dans le groupe des dix-huit. Capitaine des moins de 21 ans vainqueurs de la Nordic Cup, elle compte déjà neuf sélections en A, en défense ou en milieu de terrain.

Sans Akers, les Etats-Unis ont affiché un état de forme olympique avant de s'envoler pour Sydney, en battant le Brésil 4-0 le 1er septembre à San Jose (buts de Julie Foudy, Joy Fawcett, Cindy Parlow, Mia Hamm).


 Les Américaines, plus expérimentées


Les Américaines compteront sur leur expérience pour gagner leur pari : dix des dix-huit sélectionnées ont disputé la finale olympique de 1996, la première de l'Histoire concernant le football féminin. Celle qui avait inscrit le but de la victoire, Tiffeny Milbrett (27 ans, 79 buts en sélection) sera là avec Mia Hamm (125 buts) et Carla Overbeck, qui avaient un temps annoncé l'arrêt de leur carrière internationale. Brandi Chastain, la joueuse dont la photo, en soutien-gorge et maillot à bout de bras, avait fait le tour du monde après le tir au but victorieux en finale du Mondial 1999 contre la Chine, a elle aussi poursuivi l'aventure.

En plus de l'Australie, qualifiée d'office, les Etats-Unis retrouveront à Sydney toutes les équipes qui avaient réalisé les meilleurs résultats à la coupe du Monde, dont les Jeux constituent en fait une revanche grandeur nature.

Le groupe A verra l'équipe locale affronter l'Allemagne, finaliste de la coupe du Monde en 1995, le Brésil, demi-finaliste de la dernière coupe du Monde, et la Suède. L'Allemagne a fait forte impression cet été en battant l'Islande 6-0 puis le Danemark 7-0 avant de s'envoler pour Sydney. La Chine a quant à elle battu l'Australie 3-0, toujours en match de préparation, avant de concéder un 0-0 encourageant pour les joueuses des Antipodes, trois jours plus tard.

Les Chinoises sont arrivées les premières en Australie, le 2 septembre, suivies par les Brésiliennes. Ouverture de la compétition le 13 septembre avec Suède-Brésil et Australie-Allemagne... deux jours avant la cérémonie d'ouverture.



 
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