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DE CHAMONIX
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    Ski alpin - Géant 
De notre envoyé spécial à Salt Lake City, Xavier AUDEBERT  Un cours de Géant avec Vincent Millet, cowboy de Park City 

Avec Frédéric Covili et Joël Chenal, Vincent Millet est l'un des trois Français qui ont disputé le slalom géant de Park City, jeudi 21 février. Sur une piste qu'il connaît bien pour y avoir skié à trois reprises en Coupe du monde. Découvrez-la comme si vous y étiez.

ENTRETIEN AVEC FRÉDÉRIC COVILI
           

> Géant hommes
Or : Stefan Eberharter (AUT)
Argent : Bode Miller (USA)
Bronze : Lasse Kjus (NOR)

Look western avec stetson pour Vincent Millet. (Photo L'Equipe.fr)
 La piste du géant en vidéo

1. Dévalez les premières centaines de mètres
  (modem 56 k / haut débit)
2. Descente vers la zone d'arrivée, le mur
 (modem 56 k / haut débit)

 Ecoutez Vincent Millet décrire la piste de Park City

(real / windows)  « Ça y est. Je passe les bâtons derrière le portillon. Je pars. Il y a d'abord un plat sur lequel je me mets en recherche de vitesse. Il y a une série de "woops" (petites bosses), du genre motocross. Il faut bien les amortir. Je reste en recherche de vitesse pendant à peu près dix à quinze secondes. Après la pente, il y a une sorte de cassure. Je m'engage dans un mur. Changement de rythme. Les portes s'enchaînent beaucoup plus vite. Virage sur l'angle. Tout cela dure sur environ cinq portes. On retrouve ensuite une pente un peu plus moyenne. Avec une "banane". Il faut bien prendre de la vitesse et surtout augmenter le rythme. Parce que avec le mur, on prend beaucoup de vitesse.

Ensuite, on arrive sur une partie assez critique : un petit mur de trois à quatre portes suivi d'un grand plat. Il faut vraiment "engager" de la vitesse. C'est mon entraîneur (Severino Bottero) qui trace (la première manche seulement, la seconde étant tracée par un entraîneur finlandais). Il y aura un piège. Mais je ne vais pas le dire pour les autres (rires) ! C'est une partie vraiment technique. Avec des virages qui s'enchaînent vraiment très vite. Ensuite, on arrive sur le plat. Il faut garder de la vitesse, se mettre en recherche de vitesse. L'arrivée est au bout : il faut tout donner ! »

Ci-contre : « Comme le manteau de l'équipe de France était en peau de mouton, j'ai assorti mes vêtements avec ! » Les chaussures noires avec des flammes oranges sont bien sûr là. Pas question de les troquer pour des santiags.

(Photo L'Equipe.fr)
 Trois questions à Vincent Millet

Vincent Millet, quelles sont les principales difficultés de ce slalom géant ?
Pour moi, c'est la partie plate. J'avoue que j'ai du mal sur ce relief en ce moment. Il va donc falloir que je travaille sur le plat. Mais pour moi comme pour les autres, ce sera surtout le dernier mur avant le plat. Parce que c'est à cet endroit qu'on peut perdre beaucoup de temps. C'est vraiment l'endroit à bien négocier.

Comment l'aborder ?
Grâce à une bonne trajectoire pour pouvoir arriver sur le plat avec une bonne vitesse. Ensuite, il faut conserver cette vitesse sur la portion plate.

Après trois étapes de Coupe du monde à Park City, quel est l'endroit où vous vous sentez le plus à l'aise ?
Le mur ! Si le mur est bien arrosé, il est pour moi ! (rires)


 
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