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En route vers Sydney
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L'amicale des rivales du Mistral
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 |  |  |  | Charlotte KAFROUNY
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|  |  |  |  |  | du 16 août
2000
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| | | Aujourd'hui, Faustine Merret et
Sandrine Nuvolone rejoignent à Sydney Lise
Vidal, sélectionnée sur Mistral. Pour donner un
coup de main à la véliplanchiste qui les a
privées de Jeux. |
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| | «Ça
m'aurait énervée de rester à Sydney pendant
la compétition», résume Faustine Merret.
C'eût été en effet trop pour la Brestoise
qui a déjà beaucoup pris sur elle en acceptant
d'aider Lise Vidal, son ancienne rivale de
sélection, à peaufiner sa préparation olympique
sur Mistral.
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| Elle ira
donc à Sydney, Faustine, mais en repartira le 10
septembre, cinq jours avant l'ouverture des
JO, histoire d'éviter que ne se réveille
cette immense déception qu'elle s'est
appliquée, depuis quelques mois, à oublier.
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| Dans la course à
l'unique billet pour les Jeux, Faustine
Merret, 22 ans, n'est certes pas la seule
véliplanchiste à être restée sur le sable. Mais
la lutte qu'elle a livrée à Lise Vidal, une
Marseillaise de 23 ans d'un niveau
équivalent au sien, fut des plus âpres : en
avril dernier, à Sydney, terme des trois
épreuves de sélection, Lise Vidal empochait le
ticket olympique pour cinq petits points
d'avance sur Merret...
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| Difficile pour cette dernière, dans
un tel contexte, de se muer en sparring-partner
de l'ex-rivale : «Même si je m'étais
préparée à l'éventualité d'aider Lise,
j'avais avant tout besoin de reprendre
confiance en moi, témoigne Faustine. Je suis
allée au Championnat d'Europe où j'ai
terminé deuxième devant Lise. A partir de là,
j'étais prête à l'aider pour les
Jeux.»
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| Cette
libération se révélait tout aussi indispensable
pour Lise, qui tient à préciser : «C'était
mon choix avant tout. Faustine fait partie des
meilleures internationales ; mais il
n'aurait servi à rien de s'entraîner
ensemble s'il y avait eu des réticences de
sa part. Moi, j'ignorais dans quel état
d'esprit elle se trouvait ; je la sentais
hésitante. Je l'ai donc appelée pour mettre
les choses au clair. Son échec l'avait
beaucoup marquée, puis on a parlé et elle a
accepté.»
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| | «On se complète parfaitement» |
| Sans doute,
l'amitié que se portent les deux athlètes,
qui ont ensemble écumé bien des régates, fut
pour beaucoup dans cette association. Mais
c'est avant tout de compétences qu'a
voulu s'entourer Lise Vidal. Car, outre
Faustine Merret, numéro 1 mondiale, Sandrine
Nuvolone (qui, elle aussi, a disputé les
sélections olympiques) et un garçon, Nicolas
Huguet, sont de la préparation qui avait
commencé à Marseille qui abrite le club de
Lise Vidal, le Yachting Club Pointe Rouge.
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| «Tous les quatre, on
forme une très bonne équipe. Chacun apporte ses
idées, son esprit critique, ses observations.
Chacun a un rôle, un gabarit différents. On se
complète parfaitement. C'est d'autant
mieux qu'on échange des infos, des petits
trucs qu'on gardait pour soi
jusqu'ici», explique Lise qui s'était
déjà entraînée avec l'équipe de
Nouvelle-Zélande (son petit ami étant un
véliplanchiste all black, John-Paul Tobin),
«toujours en avance sur les autres».
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| La richesse de cette
préparation olympique vaut donc pour tous. «Nous
aussi, les partenaires, on progresse, on apprend
des choses, assure Faustine. Moi, je découvre
avec Pascal Cholet, l'entraîneur de Lise,
un autre mode d'entraînement, sans objectif
de performance. Ce n'est pas désagréable
non plus, même si ç'a été difficile au
début. J'apprends en fait énormément.»
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| Sandrine Nuvolone, 23
ans, originaire de Nice, a pour sa part débarqué
à Marseille il y a trois ans où elle a rejoint
le centre du YC Pointe Rouge : «Lise et moi, on
s'est toujours bien entendues. On était
ensemble à la cité universitaire et, sur les
compétitions, on a toujours partagé notre
chambre.» Les deux Méditerranéennes ne
dérogeront pas à la règle en Australie. «Je suis
la seule fille de l'équipe de France de
voile, confie Lise. Je tenais absolument à ce
que Sandrine reste avec moi pendant les Jeux.»
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