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JO 2006 TURIN

DANSE SUR GLACE

Magazine
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«UN GRAND SOLEIL»
Par Olivier PAQUEREAU (à Turin)

Isabelle Delobel et Olivier Schoenfelder avaient manqué de peu une médaille aux Championnats d'Europe à Lyon, il y a trois semaines et demi. Ils arrivent à Turin en ayant gommé cet échec et en rêvant d'un nouveau podium.
 
isabelle delobel et Olivier Schoenfelder. (L'Equipe)

«Le podium est accessible»

« Isabelle, Olivier, dans quel état d'esprit êtes-vous arrivé à Turin ?
I.D. :Je pense que nous dégageons une énergie très positive. Comme un grand soleil. Nous sommes forts non seulement dans la tête mais également dans les jambes. En plus, nous baignons dans l'ambiance olympique. C'est très intense, ça vibre dans le village des athlètes. Bon, on n'a pas assisté à la cérémonie d'ouverture parce que nous avons dû retourner nous entraîner à Lyon. Mais on l'avait déjà vécu à Salt Lake City. On fera la clôture ici.
O.S. :Pour l'instant, on se sent bien. Nous sommes contents d'être ici. En plus, on connaît la patinoire. Donc ce ne sera pas une mauvaise surprise en compétition. Par rapport à ce qui s'est passé à Lyon, nous avons été déçus du résultat mais pas de notre patinage. Maintenant on a envie de faire un bon parcours en entier.

Croyez-vous au podium ?
I.D. :C'est une compétition ouverte. On a très envie de se retrouver parmi les trois premiers. Concernant nos adversaires, je n'ai pas eu l'occasion de voir les Italiens et les Bulgares. Nous sommes très motivés après les Championnats d'Europe de Lyon. C'est comme si des filtres avaient capté notre déception pour la recycler en ondes positives.
O.S. :Le podium est accessible en tout cas. Mais c'est pareil pour beaucoup de monde. A chacun de faire le meilleur programme possible. Je compte huit ou neuf couples qui peuvent envisager une médaille. Les Russes et les Américains seront les plus dangereux.
I.D. :Moi, je ne pense pas que les Russes soient forcément les favoris. A Lyon, ils ont eu une médaille d'or avec un programme, que je qualifierai d'investissement. C'était de l'or poli. Ils n'avaient fini des imposés qu'à la troisième place. Et nous, malheureusement, nous avions chuté.

«Beaucoup d'ampleur et de brillance»

Votre programme libre est dédié à l'Italie.
O.S. :Oui, c'est un clin d'oeil puisque les Jeux se déroulent à Turin. Nous avons voulu être originaux avec nos costumes qui représentent le Carnaval de Venise. Il y a notamment nos gants qui ressemblent à des masques Nous avons aussi composé la musique avec Muriel Boucher-Zazoui, notre entraîneur. J'espère que l'ensemble attirera les bonnes grâces.
I.D. :C'est un programme brillant. Il dégage beaucoup d'énergie, selon moi. Il va donner beaucoup d'ampleur.

Parlez-nous du nouveau système de notation ?
O.S. :Les choses ont changé dorénavant. Ce n'est pas encore parfait, mais la danse est redevenue propre à ce niveau, si je puis dire. Certes les erreurs vont coûter plus chers. Mais la performance va payer. C'est plus égal.
I.D. :Maintenant c'est plus transparent. Mais il y a aussi une autre Olympiade qui a débuté et une nouvelle génération qui est arrivée. Il faut arrêter de parler sans arrêt de ce qui s'est passé à Salt Lake City. »