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Quels souvenirs gardez-vous des Jeux de
Séoul ?
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| C'est mon meilleur
souvenir olympique, tout simplement. Ce
n'est pas mon meilleur souvenir sportif
mais souvenir olympique parce que j'y ai
vécu de bons moments. C'était sympa,
c'était agréable. Tout était bien organisé.
Le village était très accueillant. Il y avait
beaucoup de convivialité entre les sportifs.
C'était certes une grande compétition mais
aussi une grande fête humaine : facilité
d'accès pour nous sur tous les sites et ça,
c'était important. On pouvait aller
encourager nos copains, on pouvait aller voir un
peu dans tous les coins. On n'avait pas
l'impression que les sportifs étaient un
troupeau de mouton parqués dans un
endroit.
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| Et Barcelone ?
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| 1992, bah, ça y est.
C'est le grand démarrage du sport olympique
business avec l'arrivée des sports
professionnels, la Dream TeamÂ… Enfin, voilà, des
choses comme ça. Le dérapage complet sur
n'importe quoi. Les athlètes, on est
parqué. On fait notre sport et puis, après, on
nous balance. A Atlanta, ça se poursuit.
C'est le même phénomène avec des Jeux
Coca-Cola. Je dirais que c'est une dérive
du sport aujourd'hui. J'espère,
qu'à Sydney, on reviendra sur des bases un
peu plus humaines vis-à-vis du sport. Sur un
plan sportif, c'est sûr qu'Atlanta
reste un souvenir énorme puisque, pour tout
grand sportif, c'est un rêve de faire les
Jeux, c'est un rêve, bien sûr, de ramener
une médaille. J'avais rêvé à Séoul et à
Barcelone. J'ai enfin ramené une belle
médaille olympique d'Atlanta. Ca,
c'était super. C'est un très, très bon
souvenir.
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| Comment la
compétiton a-t-elle évolué ?
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| Il y a de plus en plus de
pays participants, mais il n'y a plus de
petits pays. Au premier tour, on peut rencontrer
n'importe quel athlète, c'est
dangereux. Et, comment dire ? Il y a une
augmentation infernale du rythme des combats. Il
faut donc arriver de plus en plus préparé.
C'est de plus en plus physique, de plus en
plus technique, de plus en plus vite avec un
impact important. C'est un combat incessant
et je le répète, on n'a plus de tour de
chauffe. C'est dès le premier tour à fond
donc, il faut être prêt.
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Comment faites-vous pour rester aussi
longtemps au haut niveau ?
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| C'est une remise en
question perpétuelle, une incessante capacité à
continuer à m'entraîner, à me remettre en
question, à essayer de travailler, à essayer de
progresser aussi bien dans le domaine technique
que dans le domaine physique que dans le domaine
technico-tactique ou stratégique.
| Essayer de voir là où je
pouvais encore progresser. Je crois que le plus
important, c'était certainement sur le plan
physique parce qu'on avait l'habitude
de dire, qu'après trente ans,
l'athlète commençait à diminuer. Je pense..
enfin, je ne pense pas, j'en suis
convaincu, c'est complètement faux.
| On sait
maintenant comment mieux s'entraîner,
comment mieux se préparer. Ca, c'est clair.
Scientifiquement, on sait comment le faire.
Donc, avec l'expérience, la gestion de
l'entraînement, la gestion de son corpsÂ…
Quand on connaît son corps, on arrive de mieux
en mieux à se préparer. Et, puis, on a pris
conscience que la récupération, par exemple,
prenait une grande part dans
l'entraînement. On sait s'arrêter
avant. On sait faire tout ça.
| J'ai continué à
progresser, par exemple, sur le travail de
force, la musculation. J'ai appris à être
beaucoup plus pointu sur ma condition physique.
Toutes ces choses là font
qu'aujourd'hui, à presque 34 ans, je
suis encore dans le coup.
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Y a-t-il des pièges à éviter aux Jeux ?
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| Il y a plein de pièges
aux Jeux olympiques. C'est une espèce de
grande fête foraine. C'est la foire du
trône. On arrive à la foire du trône. On ne sait
pas sur quel manège on va monter. Les Jeux
olympiques, ça peut être ça. Il faut faire
gaffe. Il y a le village, un espèce de grand
foire. On veut en même temps essayer de voir et
de participer. Non. D'abord, on vient là
pour faire une compet puis on va à la fête
foraine après. Il ne faut pas se tromper
d'ordre (rires).
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Quelles sont vos ambitions à Sydney ?
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| Une médaille d'or,
tout simplement. C'est un rêve. C'est
quelque chose dont j'ai envie. C'est
quelque de réalisable. J'y vais et j'y
suis parce que je sais que c'est possible,
parce qu'on croit en moi. Si on m'a
sélectionné, c'est que tout va bien. On
croit en moi, on est derrière moi donc pas de
problèmes. Donc, ouais, j'y vais pour la
médaille d'or. Du premier combat au dernier
combat, ce sera une finale. Il n'y a pas un
adversaire plus fort qu'un autre. Ils
seront tous durs à battre.
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