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Comment vous sentez-vous aujourd'hui
?
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| Bah, je me sens très, très
bien (rires).
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Le dos ?
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| Le dos va très bien. Il
m'a heureusement permis de m'entraîner
comme il faut tout l'été, jusqu'à
maintenant. Ce qui fait que, bah, je pense avoir
rattrapé quasiment tout le retard que
j'avais accumulé pour préparer ces Jeux
olympiques.
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Est-ce que cela vous a fait réfléchir ?
Est-ce que cela a été dur par moment ?
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| Ca a été très, très dur.
Oui, ça m'a fait réfléchir puisqu'à
maintes occasions, j'ai failli arrêter.
J'ai failli tout balancer parce que
j'en avais ras-le-bol, parce que,
lorsqu'à quelques mois des Jeux, vous êtes
toujours cloué dans votre lit sans pouvoir
bouger, c'est sûr que, dans la tête, ça
gamberge beaucoup. Donc, ce n'était pas
facile. Il a fallu que je sois patient, il a
fallu que, tout ce qu'on avait mis en place
au niveau kiné, osthéo, acupuncture, fonctionne
bien et ça a porté ses fruits début juin.
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Est-ce que vous avez l'impression que
c'est le début d'une nouvelle
histoire ?
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| A chaque fois, c'est
le début d'une nouvelle histoire, à chaque
championnat, c'est le début d'une
nouvelle histoire. Et là, ça va être le début et
la fin de l'histoire. Qu'est-ce qui
vous fait encore avancer, justement ? Ah, là,
pour ces Jeux, c'estÂ… D'abord, je ne
voulais pas finir sur le fait de ne pas pouvoir
combattre. Ca, ça me gonflait. Et, puis ensuite,
parce que j'avais vraiment envie de les
faire. Le plaisir avant tout, l'envie
d'être compétiteur, de, deÂ… le plaisir de
mon métier, tout simplement.
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Et le record de Yamashita, vous y pensez ?
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| Non, pas du tout. Ce
n'est pas quelque chose qui
m'intéresse. C'est un petit plus mais
ce n'est pas quelque chose auquel je
pense.
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| Et
l'état de forme de vos adversaires.
Vous vous tenez un peu au courant ?
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| Oui, il est excellent
pour tout le monde donc, on verra bien.
C'est bien d'avoir des adversaires en
forme. Ca ne remet que plus de piment dans
l'histoire.
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Quel regard portez-vous sur
l'évolution du judo ?
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| Le judo est un truc qui
évolue énormément. Bah, c'est plus vite,
plus haut, plus fort. Ca va de plus en plus
vite, ça va de plus en plus loin. Ca demande de
plus en plus d'engagement physique et, tant
mieux.
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Vous vous définissez comment ?
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| Moi, je suis un gentil. Un
bon gros nounours par nature. Je ne suis pas
méchant pour deux sous. Je n'ai jamais de
haine contre un adversaire. C'est pas de la
méchanceté. C'est un défi, c'est un
duel, un jeu. Mais pas de méchanceté. Jamais. Je
ne fonctionne pas comme ça.
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| Ces JO, c'est pas
une médaille avant tout ?
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| Non, ce n'est pas une
médaille avant tout. Mais, comme à chaque foisÂ…
Il faut mettre les choses dans l'ordre.
D'abord, c'est de vouloir donner le
maximum de soi-même et, à partir de là, on peut
espérer avoir la médaille. Mais pas les choses à
l'envers. Il ne faut espérer avoir la
médaille et puis, aprèsÂ… Non. Il faut que les
choses soient dans l'ordre. La médaille,
c'est le cadeau bonux. Ca me plait. Mais la
médaille, c'est le plus. Avant tout,
c'est les adversaires à battre. Et, après,
il y a la médaille. La médaille, c'est la
fin de la compétition. Avant tout, il y a cinq
combats à gagner, point à la ligne.
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Atlanta, c'était le business et vous
êtes un peu déçu par rapport à ça.
Barcelone, c'était la découverte. Et
Sydney ?
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| Ah, Sydney, je pense que
ca va être des Jeux olympiques complètement
intègres dans le sens où, par exemple, à
Barcelone, c'était un petit peu le village
Samaranch, Barcelone. Et, puis, Atlanta,
c'était le village de Coca-Cola, principal
sponsor. Sydney, c'est un peu, ils sont
impartials, ils sont hors du coup. Il n'y a
pas de tensions politiques, enfin, il y aura
moins de tensions politiques et moins de
tensions économiques que Barcelone ou Atlanta.
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