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    David Douillet 
Recueillis par Ludovic Mauchien  L'entretien écrit 


David Douillet était plutôt rassuré sur son état le 1er septembre à l'INSEP (Photo L'Equipe.fr)


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Comment vous sentez-vous aujourd'hui ?

Bah, je me sens très, très bien (rires).

Le dos ?

Le dos va très bien. Il m'a heureusement permis de m'entraîner comme il faut tout l'été, jusqu'à maintenant. Ce qui fait que, bah, je pense avoir rattrapé quasiment tout le retard que j'avais accumulé pour préparer ces Jeux olympiques.

Est-ce que cela vous a fait réfléchir ? Est-ce que cela a été dur par moment ?

Ca a été très, très dur. Oui, ça m'a fait réfléchir puisqu'à maintes occasions, j'ai failli arrêter. J'ai failli tout balancer parce que j'en avais ras-le-bol, parce que, lorsqu'à quelques mois des Jeux, vous êtes toujours cloué dans votre lit sans pouvoir bouger, c'est sûr que, dans la tête, ça gamberge beaucoup. Donc, ce n'était pas facile. Il a fallu que je sois patient, il a fallu que, tout ce qu'on avait mis en place au niveau kiné, osthéo, acupuncture, fonctionne bien et ça a porté ses fruits début juin.

Est-ce que vous avez l'impression que c'est le début d'une nouvelle histoire ?

A chaque fois, c'est le début d'une nouvelle histoire, à chaque championnat, c'est le début d'une nouvelle histoire. Et là, ça va être le début et la fin de l'histoire. Qu'est-ce qui vous fait encore avancer, justement ? Ah, là, pour ces Jeux, c'estÂ… D'abord, je ne voulais pas finir sur le fait de ne pas pouvoir combattre. Ca, ça me gonflait. Et, puis ensuite, parce que j'avais vraiment envie de les faire. Le plaisir avant tout, l'envie d'être compétiteur, de, deÂ… le plaisir de mon métier, tout simplement.

Et le record de Yamashita, vous y pensez ?

Non, pas du tout. Ce n'est pas quelque chose qui m'intéresse. C'est un petit plus mais ce n'est pas quelque chose auquel je pense.

Et l'état de forme de vos adversaires. Vous vous tenez un peu au courant ?

Oui, il est excellent pour tout le monde donc, on verra bien. C'est bien d'avoir des adversaires en forme. Ca ne remet que plus de piment dans l'histoire.

Quel regard portez-vous sur l'évolution du judo ?

Le judo est un truc qui évolue énormément. Bah, c'est plus vite, plus haut, plus fort. Ca va de plus en plus vite, ça va de plus en plus loin. Ca demande de plus en plus d'engagement physique et, tant mieux.

Vous vous définissez comment ?

Moi, je suis un gentil. Un bon gros nounours par nature. Je ne suis pas méchant pour deux sous. Je n'ai jamais de haine contre un adversaire. C'est pas de la méchanceté. C'est un défi, c'est un duel, un jeu. Mais pas de méchanceté. Jamais. Je ne fonctionne pas comme ça.

Ces JO, c'est pas une médaille avant tout ?

Non, ce n'est pas une médaille avant tout. Mais, comme à chaque foisÂ… Il faut mettre les choses dans l'ordre. D'abord, c'est de vouloir donner le maximum de soi-même et, à partir de là, on peut espérer avoir la médaille. Mais pas les choses à l'envers. Il ne faut espérer avoir la médaille et puis, aprèsÂ… Non. Il faut que les choses soient dans l'ordre. La médaille, c'est le cadeau bonux. Ca me plait. Mais la médaille, c'est le plus. Avant tout, c'est les adversaires à battre. Et, après, il y a la médaille. La médaille, c'est la fin de la compétition. Avant tout, il y a cinq combats à gagner, point à la ligne.

Atlanta, c'était le business et vous êtes un peu déçu par rapport à ça. Barcelone, c'était la découverte. Et Sydney ?

Ah, Sydney, je pense que ca va être des Jeux olympiques complètement intègres dans le sens où, par exemple, à Barcelone, c'était un petit peu le village Samaranch, Barcelone. Et, puis, Atlanta, c'était le village de Coca-Cola, principal sponsor. Sydney, c'est un peu, ils sont impartials, ils sont hors du coup. Il n'y a pas de tensions politiques, enfin, il y aura moins de tensions politiques et moins de tensions économiques que Barcelone ou Atlanta.




 
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