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David Douillet raconte...
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Ses doutes
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Ses motivations
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Sa personnalité
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Son regard sur les JO
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Ses objectifs à Sydney
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Ils nous parlent de Douillet
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René Rambier,
l'entraîneur de l'équipe de
France
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Fabien Canu, le DTN
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Sa biographie
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Il
est né le 17 février
1969 à Rouen. Il
commence le judo à 11 ans à
Neufchâtel-en-Bray.
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Il
est très vite remarqué
(à 13 ans, il mesure déjà 1,85 m !) et, après
avoir rejoint le sport-études à Rennes, il
débarque à l'INSEP.
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Ses grands débuts
internationaux, après deux 3es places aux
Championnats d'Europe en 1991 et 1992, ont
lieu aux Jeux de Barcelone, où il remporte la
médaille de bronze en catégorie poids
lourds.
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David Douillet est
le porte-drapeau de la sélection française à
Sydney. (Photo L'Equipe)
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Vice
-champion d'Europe
1993, derrière le Géorgien Khakhaleichvili, il
prend sa revanche quelques mois plus tard en le
battant en finale des Championnats du monde, à
Hamilton (Canada).
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Champion d'Europe
1994 à Gdansk, il contribue à la victoire de la
France en Coupe du monde, en septembre, malgré
de grosses douleurs au dos qui vont le
handicaper tout l'automne.
|  |  |  |  |  | En 1995, après seulement
deux tournois de préparation (2e à Paris, 1er à
Rome), il réalise l'exploit de remporter,
en quatre jours, les titres mondiaux lourds et
toutes catégories, à Chiba (Japon).
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En 1996, avec une seule
épreuve d'échauffement (2e à Rome), il est
champion olympique à Atlanta en juillet.
Sérieusement blessé au mollet et à l'épaule
droite fin septembre dans un accident de moto,
il revient une nouvelle fois.
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Après avoir gagné les
Jeux Méditerranéens fin juin 1997, il
s'offre un quatrième titre mondial à Paris
en octobre, mais souffre de nouveau de
l'épaule, la gauche cette fois.
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En août 1998, en pleine
préparation de la Coupe du monde, il se blesse
au poignet droit, puis est de nouveau perturbé,
en début d'année 1999, par des douleurs au
dos.
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Il participe aux
Championnats d'Europe à Bratislava en mai
1998 dans l'optique unique de préparer les
Mondiaux d'octobre. Il est battu en tableau
par l'Espagnol Pérez.
|  |  |  |  |  | C'est sa seule
compétition de l'année car il se blesse de
nouveau au dos lors de la préparation des
Championnats du monde. Il doit déclarer forfait
à trois jours de se rendre à
Birmingham.
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En août 2000, il
reprend la compétition après quinze mois
d'absence et se classe troisième du tournoi
de Bonn où il est battu par l'Allemand
Möller.
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Avec ses
quatre titres de champion du monde et son
titre olympique, David Douillet a égalé le
Japonais Yamashita. (Photo L'Equipe)
| David
Douillet, c'est certes un joli bébé de 1,96
m pour 125 kg, mais c'est aussi un mental
d'acier, une volonté de fer qui permet de
renverser des montagnes. Il ne s'est
d'ailleurs pas gêné pour planter un drapeau
français à cinq reprises au sommet de
l'Everest.
| Quatre fois lors de championnats du
monde dont, notamment, son fabuleux doublé (+ 95
kg, open) chez les " maîtres "
japonais en 1995, une aux derniers Jeux
Olympiques. Aujourd'hui, à 31 ans, David
Douillet est une star. Le public français
l'a même plébiscité dans un sondage pour
qu'il porte le drapeau tricolore à la
cérémonie d'ouverture. Un honneur que le
Comité national olympique a décidé de lui
accorder
| " Ca me touche beaucoup. Cela
prouve qu'il y a des gens qui me témoignent
beaucoup d'estime. Et, ça, j'adore
", répond-il. Considéré comme l'un des
plus grands combattants de l'histoire, il
peut même devenir le plus beau palmarès du judo
mondial à Sydney, s'il obtient le titre. Ce
Normand d'origine dépasserait alors le
légendaire Yamashita.
| Mais, pour ce faire, il
faut que son dos tienne. Ce dos qui l'a
forcé à rester quinze mois sans pénétrer sur un
tatami.
| " Cela a été très dur,
reconnaît-il, j'ai failli tout balancer
parce que j'en avais ras-le-bol, parce que,
lorsque que vous êtes à quelques mois des Jeux,
vous êtes cloués dans votre lit sans pouvoir
bouger, dans la tête, ça gamberge beaucoup.
"
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Mi-août,
il est battu par l'Allemand Möller et
prend la troisième place du tournoi de Bonn
mais se rassure sur son état physique et
moral (Photo L'Equipe).
| Son retour
en compétition, il ne l'a effectué que
mi-août à Bonn. Une défaite en demi-finale face
à l'Allemand Möller, troisième des derniers
championnats d'Europe et vice-champion du
monde 1995, mais un bilan, somme toute, jugé
positif. En tout cas, un résultat et une
manière qui ont regonflé notre
homme.
| A
quinze jours des JO, David Douillet a repris du
poil de la bête. Il est redevenu conquérant.
" Le dos va bien, déclarait-il le 1er
septembre, à l'INSEP, Il m'a
heureusement permis de m'entraîner comme il
faut tout l'été... jusqu'à maintenant.
Je pense avoir rattrapé quasiment tout le retard
que j'avais accumulé pour préparer les
Jeux."
| Kinés, osthéos, acunpuncteurs. David
Douillet a suivi une rééducation intensive,
forcenée. Non pas pour dépasser Yamashita au
palmarès mais pour faire son boulot. "
D'abord, je ne voulais pas finir sur le
fait de ne pas pouvoir combattre. Ca, ça me
gonflait, lâchait-il, et, ensuite, j'avais
vraiment envie de faire ces Jeux. Le plaisir
avant tout, l'envie d'être
compétiteur, le plaisir de mon métier, tout
simplement. "
| De métier, il en changera après les
Jeux. Le temps est venu de passer à autre chose.
A 31 ans, a fortiori avec un dos récalcitrant,
David Douillet a envie de voir autre chose, de
franchir la barrière pour voir les choses de
l'autre côté. Il devrait ainsi
s'occuper des poids lourds français. Mais,
avant, Sydney l'attend, avec un sacré défi.
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