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    Championnats d'Europe 
  L'EQUIPE du 22 mai 2000 



Les filles dans la douleur (27.08.2000)

La "Bonn" préparation (14.08.2000)

Tignola sue, Restoux aussi (12.08.2000)

Canu : "prêts le jour J" (10.06.2000)

Une équipe en or (22.05.2000)

Ouf ! Despezelle (22.05.2000)

Et maintenant les Jeux (22.05.2000)

Au bonheur des dames (21.05.2000)

La déception Bouras (19.05.2000)

La chance de Tignola (19.05.2000)

L'explosion Demontfaucon (18.05.2000)

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 Ouf, Despezelle !

Battu par décision, l'Orléanais a dû se contenter de la médaille d'argent. Une déception d'un côté, une satisfaction de l'autre, après les résultats bien pauvres des messieurs.

D'un de nos envoyés spéciaux à Wroclaw
Karim BEN-ISMAÏL

DES larmes de rage, des grincements de frustration, mais certainement pas de reproches ni de regrets. Tout au long de la compétition, Éric Despezelle (25 ans) a rappelé ses potentialités et surtout insufflé son attitude résolument conquérante au reste du groupe France. Seul finaliste masculin, il portait tous les reliquats d'espoirs d'un groupe qui n'a cessé d'accumuler les déceptions tout au long du week-end. Mais les juges en ont décidé autrement, accordant la décision (deux drapeaux contre un) à l'Azéri Elchin Ismaylov, âgé seulement de dix-sept ans et peu connu sur le circuit. Despezelle, lui, savait à quoi s'en tenir. Non sélectionné lors des derniers Championnats du monde, il s'était rendu à ses frais à Birmingham afin de consigner sur un carnet fétiche tous les faits et gestes de ses concurrents, dont Ismaylov, battu au premier tour par le Japonais Kazuhiko Tokuno. Il avait notamment noté l'importance de se tenir à distance face à cet adversaire dangereux en corps à corps. Hier, il y est fort bien parvenu, grâce à un bras droit très fort en kumikata. Opportuniste, il tentera même par trois fois de placer son yoko-tomoe-nage. A la mi-combat, manifestant des signes d'épuisement, l'Azéri grapillera de précieuses secondes en renouant par trois fois sa ceinture. Il écopera d'un shido, mais reviendra au score en marquant un koka suite à un dangereux osae-komi (immobilisation), sur laquelle il faudra onze secondes à un « Cricket » transformé en couleuvre pour s'échapper. Visiblement impressionnés par une tentative d'uchi-mata contrée, suite à laquelle les deux adversaires tomberont sur le flanc, les juges accorderont la victoire à l'Azéri. « Il a perdu sur les intentions d'actions alors qu'il était supérieur en rythme et en vaillance », jugera son pote Ferrid Kheder. Précédemment, durant tous ses combats, Eric Despezelles avait impressionné par sa combativité et sa propension à imposer son rythme survolté : d'abord au champion en titre, l'Espagnol Oscar Penas (battu sur décision au premier tour), puis au Néerlandais Martijn Van Oostrum (battu par waza-ari sur un o-uchi-gari en contre), à l'Anglais John Buchanan (par deux yukos) et enfin au Géorgien Nestor Khergiani, champion d'Europe en 1998 à Oviedo (battu keikoku). « Il a un système d'attaque hors pair, explique François Fournier, son entraîneur à l'US Orléans. Même quand on le croit moins offensif, il tire, pousse, écarte, crée des espaces, épuise ou étouffeÂ… » Septième l'an passé à Bratislava, il a aujourd'hui franchi un palier comme le rappelle le judoka Christophe Massina, son beau-frère dans la vie : « Éric m'a donné des larmes aux yeux. Il a décroché le quota et la sélection olympique, est arrivé en finale, a battu les plus forts. Si on refaisait la finale demain, ou qu'on changeait les arbitres, il aurait très bien pu gagnerÂ… » Dernière expiration de René Rambier, entraîneur en chef des messieurs : « Éric a été constamment vaillant, a essayé de réaliser des mouvements de judo mais ça n'a pas payé alors qu'en face, l'adversaire se contentait de ramassements de jambes. Apparemment, on a la scoumoune ! »




 
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