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    Championnats d'Europe 
  L'EQUIPE du 19 mai 2000 



Les filles dans la douleur (27.08.2000)

La "Bonn" préparation (14.08.2000)

Tignola sue, Restoux aussi (12.08.2000)

Canu : "prêts le jour J" (10.06.2000)

Une équipe en or (22.05.2000)

Ouf ! Despezelle (22.05.2000)

Et maintenant les Jeux (22.05.2000)

Au bonheur des dames (21.05.2000)

La chance de Tignola (19.05.2000)

L'explosion Demontfaucon (18.05.2000)

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 La déception Bouras

Avec quatre judokas (Demontfaucon, Vandenhende, Lebrun et Cicot) en finale de tableau, demain, et deux catégories supplémentaires qualifiées pour les JO, la France a bien démarré. Mais le champion olympique, lui, est tombé d'entrée.

D'un de nos envoyés spéciaux à Wroclaw (Pologne)
Étienne BONAMY

DES quotas et du judo. C'est la devise de Fabien Canu, à Wroclaw, pour tenir sous pression une équipe de France venue en même temps boucler ses emplettes en terme de quotas olympiques et présenter sur le marché européen ses meilleurs produits. Les judokas tricolores engagés, hier, dans la première levée des éliminatoires des Championnats d'Europe ont, dans l'ensemble, respecté la consigne. Et la logique. Les candidates déclarées aux Jeux (Lebrun, championne d'Europe, Vandenhende et Cicot) ont superbement tenu leur rang et accédé aux finales de tableau, samedi, avec suffisamment de panache pour conforter le staff technique. Séverine Vandenhende (– 63 kg) a même fait coup double. En deux matches explosifs, elle s'est offert une prometteuse finale de tableau contre l'Italienne Jenny Gal, mais, également, la qualification de sa catégorie pour les Jeux. Frédéric Demontfaucon a présenté la même dynamique. En trois tours, deux combats et autant d'ippons prometteurs, il a fait le ménage et ajouté la catégorie des – 90 kg sur la feuille de route française vers Sydney. Samedi, libéré de ce dernier souci, il passera un test significatif contre le redoutable Néerlandais Huizinga. Djamel Bouras (– 81 kg) n'avait aucune comptabilité de cet ordre à tenir au moment d'entrer sur le tapis. Opposé au 1er tour au Bélarusse Koukharenko, comme l'an dernier dans le même Championnat à Bratislava, le champion olympique, pourtant bien affûté, a loupé son affaire. Pénalisé deux fois dans la première moitié du combat, puis encaissant un koka après être revenu à hauteur d'un adversaire qui n'avait rien d'effrayant, il a fini le combat à genoux. Hochant la tête de dépit. « L'an dernier, je fais un moins bon combat contre lui, et je gagne. Comme il est très grand et droitier, c'est le genre de type qui ne me convient pas. Mais dans le combat, je l'ai bouffé, j'étais comme un pitbull sur lui, et c'est moi qu'on sanctionne. » Frustration énorme. Depuis qu'il y participe (1995), Djamel était toujours monté sur le podium des Championnats d'Europe, hormis en 1998, l'année de sa suspension. « Je n'ai même jamais été battu au premier tour d'un grand Championnat, pffftÂ… Je préfère perdre en me faisant éclater, mais làÂ… » Là, c'est toute son amertume envers des décisions arbitrales qui n'expliquent pas tout. « Je suis toujours la cible, poursuit Bouras. Le Bélarusse a fait du karaté tout le long avec sa jambe en avant. Je m'étais entraîné comme un barge, je venais essayer des trucs nouveaux, j'ai pu passer quelques balayages, mais il me faudra peut-être apprendre à travailler avec un shido (pénalité) à remonter d'entrée. » Benboudaoud et Nichilo-Rosso en lice Le drôle de jeu de jambes de Koukharenko, qui s'est finalement fait autant sanctionner que Bouras, ne résume pas à lui seul la défaite du Français. Ce dernier n'a jamais pu déjouer la garde de son adversaire, paraissant même peiner pour le dépasser. Le combat suivant, l'Ukrainien Gryekov n'a d'ailleurs pas connu d'angoisse pour dominer le grand Bélarusse (ippon) et ôter l'infime espoir de repêchage pour Bouras. « Je vais bien me préparer pour les Jeux, lâche le champion olympique, et sans doute faire un autre tournoi au mois d'août. » La défaite doit donner à réfléchir sur ce qu'il lui manque encore. « Il n'a pas trouvé la solution, analyse Marc Alexandre qui l'a coaché. Il sait qu'il doit se battre contre tout le monde, les arbitres et les adversaires, mais il va falloir aussi qu'on travaille beaucoup le judo d'ici les Jeux. Il doit tirer des conséquences positives de cette défaite et aura besoin d'une volonté d'acier pour les Jeux. » Contrairement à Bouras et Patrice Rognon (+100 kg), l'autre éliminé Français de la journée, Ghislain Lemaire (– 100 kg) et Karine Rambault (– 70 kg) ont su s'octroyer une petite prolongation au terme de la journée avec une place en finale de repêchages, samedi. Pour la judokate orléanaise, c'est tout bonus dans la course très disputée pour un quota. Cet après-midi, Larbi Benboudaoud, double champion d'Europe et champion du monde (– 66 kg), et Sarah Nichilo-Rosso (– 48 kg), double championne continentale, s'avanceront en leaders dans cette deuxième journée d'éliminatoires. On suivra aussi Laetitia Tignola, en lieu et place de Marie-Claire Restoux (- 52 kg), et Ferrid Kheder (- 73 kg), qui en un week-end pourrait à la fois officiellement envoyer sa catégorie aux Jeux et s'octroyer la place de titulaire qui va avec. Le quota et le judo, comme souhaité




 
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