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| | La déception Bouras |
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Avec quatre judokas (Demontfaucon,
Vandenhende, Lebrun et Cicot) en finale
de tableau, demain, et deux catégories
supplémentaires qualifiées pour les JO,
la France a bien démarré. Mais le
champion olympique, lui, est tombé d'entrée.
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D'un de nos envoyés spéciaux à
Wroclaw (Pologne)
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Étienne BONAMY
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| DES quotas et du judo.
C'est la devise de Fabien Canu, à Wroclaw,
pour tenir sous pression une équipe de France
venue en même temps boucler ses emplettes en
terme de quotas olympiques et présenter sur le
marché européen ses meilleurs produits. Les
judokas tricolores engagés, hier, dans la
première levée des éliminatoires des
Championnats d'Europe ont, dans
l'ensemble, respecté la consigne. Et la
logique. Les candidates déclarées aux Jeux
(Lebrun, championne d'Europe, Vandenhende
et Cicot) ont superbement tenu leur rang et
accédé aux finales de tableau, samedi, avec
suffisamment de panache pour conforter le staff
technique. Séverine Vandenhende (– 63 kg) a même
fait coup double. En deux matches explosifs,
elle s'est offert une prometteuse finale de
tableau contre l'Italienne Jenny Gal, mais,
également, la qualification de sa catégorie pour
les Jeux. Frédéric Demontfaucon a présenté la
même dynamique. En trois tours, deux combats et
autant d'ippons prometteurs, il a fait le
ménage et ajouté la catégorie des – 90 kg sur la
feuille de route française vers Sydney. Samedi,
libéré de ce dernier souci, il passera un test
significatif contre le redoutable Néerlandais
Huizinga. Djamel Bouras (– 81 kg) n'avait
aucune comptabilité de cet ordre à tenir au
moment d'entrer sur le tapis. Opposé au 1er
tour au Bélarusse Koukharenko, comme l'an
dernier dans le même Championnat à Bratislava,
le champion olympique, pourtant bien affûté, a
loupé son affaire. Pénalisé deux fois dans la
première moitié du combat, puis encaissant un
koka après être revenu à hauteur d'un
adversaire qui n'avait rien
d'effrayant, il a fini le combat à genoux.
Hochant la tête de dépit. « L'an dernier,
je fais un moins bon combat contre lui, et je
gagne. Comme il est très grand et droitier,
c'est le genre de type qui ne me convient
pas. Mais dans le combat, je l'ai bouffé,
j'étais comme un pitbull sur lui, et
c'est moi qu'on sanctionne. »
Frustration énorme. Depuis qu'il y
participe (1995), Djamel était toujours monté
sur le podium des Championnats d'Europe,
hormis en 1998, l'année de sa suspension. «
Je n'ai même jamais été battu au premier
tour d'un grand Championnat, pffftÂ… Je
préfère perdre en me faisant éclater, mais làÂ… »
Là, c'est toute son amertume envers des
décisions arbitrales qui n'expliquent pas
tout. « Je suis toujours la cible, poursuit
Bouras. Le Bélarusse a fait du karaté tout le
long avec sa jambe en avant. Je m'étais
entraîné comme un barge, je venais essayer des
trucs nouveaux, j'ai pu passer quelques
balayages, mais il me faudra peut-être apprendre
à travailler avec un shido (pénalité) à remonter
d'entrée. » Benboudaoud et Nichilo-Rosso
en lice Le drôle de jeu de jambes de
Koukharenko, qui s'est finalement fait
autant sanctionner que Bouras, ne résume pas à
lui seul la défaite du Français. Ce dernier
n'a jamais pu déjouer la garde de son
adversaire, paraissant même peiner pour le
dépasser. Le combat suivant, l'Ukrainien
Gryekov n'a d'ailleurs pas connu
d'angoisse pour dominer le grand Bélarusse
(ippon) et ôter l'infime espoir de
repêchage pour Bouras. « Je vais bien me
préparer pour les Jeux, lâche le champion
olympique, et sans doute faire un autre tournoi
au mois d'août. » La défaite doit donner à
réfléchir sur ce qu'il lui manque encore. «
Il n'a pas trouvé la solution, analyse Marc
Alexandre qui l'a coaché. Il sait
qu'il doit se battre contre tout le monde,
les arbitres et les adversaires, mais il va
falloir aussi qu'on travaille beaucoup le
judo d'ici les Jeux. Il doit tirer des
conséquences positives de cette défaite et aura
besoin d'une volonté d'acier pour les
Jeux. » Contrairement à Bouras et Patrice
Rognon (+100 kg), l'autre éliminé Français
de la journée, Ghislain Lemaire (– 100 kg) et
Karine Rambault (– 70 kg) ont su s'octroyer
une petite prolongation au terme de la journée
avec une place en finale de repêchages, samedi.
Pour la judokate orléanaise, c'est tout
bonus dans la course très disputée pour un
quota. Cet après-midi, Larbi Benboudaoud,
double champion d'Europe et champion du
monde (– 66 kg), et Sarah Nichilo-Rosso (– 48
kg), double championne continentale,
s'avanceront en leaders dans cette deuxième
journée d'éliminatoires. On suivra aussi
Laetitia Tignola, en lieu et place de
Marie-Claire Restoux (- 52 kg), et Ferrid Kheder
(- 73 kg), qui en un week-end pourrait à la fois
officiellement envoyer sa catégorie aux Jeux et
s'octroyer la place de titulaire qui va
avec. Le quota et le judo, comme souhaité
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