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| TOURNOI DE BONN |
|  | | La Bonn préparation |  |
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Un petit tour en Allemagne pour se
rappeler les repères de la compétition
et les internationaux sont déjà
retournés en stage. Désormais, ils
entament la ligne droite vers Sydney.
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D'un de nos envoyés spéciaux à Bonn
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Étienne BONAMY
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| ON a frôlé l'incident
diplomatique à Bonn, samedi en fin
d'après-midi, avec la victoire en finale
des moins de 60 kg du Tunisien Makram Ayed. Son
succès sur le Britannique Buchanan était
anecdotique dans un tournoi situé en milieu de
préparation olympique pour nombre de judokas,
mais il a plongé les organisateurs dans
l'embarras.
| En effet, la cantatrice allemande,
appelée pour interpréter l'hymne national
de chaque vainqueur de catégorie, a calé. Elle
ne pouvait chanter les paroles en arabe, et
c'est accompagné de la seule partition
jouée au piano, que le Tunisien a reçu sa
médaille. La nuit porte conseil.
| La cantatrice et son
pianiste ont bossé leurs impasses, mais, hier
dimanche, ils ont donné dans le classique. Avec
notamment une Marseillaise gutturale en
l'honneur d'une habituée des podiums :
Céline Lebrun. Pas de quoi s'éterniser.
Deux heures après la finale, toute la délégation
féminine tricolore embarquait à l'aéroport
de Cologne pour rejoindre Paris puis Marseille
et le programme du stage préolympique
d'Aix-en-Provence dès ce matin.
| À la même
heure, Douillet, Dreyfus et Kheder, repartis le
matin même de Bonn, dégustaient une séance
technique de travail au CREPS de Boulouris, dans
le Var. La parenthèse de la compétition
n'aura duré qu'un court week-end.
Comme prévu. « On était venus pour bouffer du
combat, rappelle Fabien Canu, le DTN, se trouver
dans une situation de compétition avec des
arbitres, de la difficulté, le programme, toutÂ…»
Bonn avait la couleur, l'odeur et
l'allure d'un vrai tournoi, il y
manquait juste l'enjeu, ce dont
l'écrasante majorité des participants se
moquait.
| « Les nerfs vont commencer à souffrir
» Exceptée, peut-être, la situation de David
Douillet, de retour à la compétition samedi
après quinze mois d'absence, personne ne
s'est vraiment soucié au sein de
l'équipe de France d'analyser telle
victoire ou telle défaite. « Une fois repassée
par la compétition, on est contentes d'être
venues, analyse Laetitia Tignola, fatiguée,
comme tant d'autres, avant d'entamer
ses quatre combats de la journée, puis souriante
et en sueur, parce que (son) épaule a tenu,
parce que c'était sans doute dur pour tout
le monde, mais ça rassure de faire de la
compétition. »
| « On y apprend toujours quelque
chose, ajoute Karine Rambault, limitée à trois
combats seulement. J'en aurais aimé un de
plus mais, au moins, j'ai mis en pratique
quelques évolutions de travail. Bien sûr, comme
compétitrice, on vient pour la gagne, une
médaille, mais ce n'est pas grave. »
L'essentiel est ailleurs. Dans cinq
semaines à Sydney.
| Au bout d'une ligne droite où la
préparation, désormais, va ressembler à de la
mécanique de précision. « Cette compétition a eu
l'avantage de rappeler aux athlètes la
réalité des combats. Mais maintenant nous
entrons dans la phase terminale, projette Canu,
on va attacher beaucoup d'importance à
l'entraînement proche de la compétition. Il
faudra en reproduire l'intensité très
souvent, peut-être deux fois par semaine. »
Après le fond, c'est dans le détail, dans
les réglages, dans la précision que le travail
va s'effectuer.
| La tête et le mental
seront mis à contribution. « On va entamer le
travail de vidéo sur les adversaires étrangers,
programme Canu. Les athlètes vont devoir
acquérir les automatismes. Par exemple, avec
Traineau, on doit trouver des solutions face à
Inoue.
| On va décortiquer le judo du
Japonais. On ne relâchera rien.
Psychologiquement, ce sera important. Maintenant
ce sont les nerfs qui vont commencer à souffrir.
» Ce sera toute la tâche des entraîneurs et des
judokas ces jours-ci en stage à Boulouris
(messieurs) ou Aix-en-Provence (dames) et
jusqu'à mercredi.
| Ce sera encore plus affiné
avec le retour à l'INSEP Vincennes du 23
août aux premiers départs pour Sydney, le 6
septembre. « Jusqu'au dernier jour, on
pourra mettre le kimono à l'entraînement,
détaille le DTN. Nous allons créer les
situations de match. Les filles ont une journée
pour cela à Brétigny le 26 août, on fera de même
pour les garçons à l'INSEP. »
| Un programme de forçats. «
Ce sont ceux qui sont fatigués en ce moment qui
seront en forme aux Jeux, pronostiquait Patrick
Rosso, coach de Céline Lebrun, en quittant le
dojo de la Hardtberghalle de Bonn, hier. Dans
cinq semaines, dès le 16 septembre, le premier
jour des compétitions de judo, les faits
pourraient lui donner raison.
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