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Une rencontre de handball dure soixante minutes. Pour les Experts, c'est encore trop long. Face à une Allemagne rajeunie et inexpérimentée, les joueurs de Claude Onesta ont maîtrisé la première période, compté sept buts d'avance (17-10, 35e ; 21-14, 46e) puis se sont à nouveau fait peur. Les Allemands leur ont infligé un 6-1 qui a soudainement relancé un match qui semblait plié (22-20, 54e). Les fantômes aperçus contre les Tchèques et les Espagnols ont alors brutalement ressurgi. Mais un dernier penalty de Guillaume Joli - impressionnant de réussite dans cet exercice avec 7/8 (meilleur buteur français) - quelques arrêts de Thierry Omeyer et un ultime but de Cédric Sorhaindo ont finalement permis aux Français de l'emporter (24-22).
«Le plus dur en définitive, c'est de mener de six buts, souriait Claude Onesta après le match. La prochaine fois on essaiera d'en avoir seulement deux ou trois d'avance. Mais on est de mieux en mieux. Nous avons été très stables en défense et très bon en attaque.» France - Allemagne, c'est toujours chaud. La preuve après le premier but germanique, un penalty de Jansen qui a bien frôlé la tête d'Omeyer et déclenché les foudres du gardien français. «Il en faut plus pour m'impressionner», a-t-il toutefois clamé. L'Allemagne prenant l'avantage (6-4, 14e), Claude Onesta a procédé à de premiers changements, faisant rentrer Guillaume Gille en demi-centre et glisser Nikola Karabatic en arrière gauche à la place de Jérôme Fernandez. Le Montpelliérain a ensuite cédé sa place à Daniel Narcisse pour les dernières minutes de la période. A la pause, la France était devant (12-10).
Les Experts sont ensuite passés en mode accéléré. En l'espace de cinq minutes, ils ont accablé leur adversaire. Narcisse, Abalo, Guigou, Joli... Enfin, la France décollait. Mais, un quart d'heure plus tard, le retour sur terre était amorcé. Brutalement. Narcisse (3/9) et Abalo (2/3) étaient sur le banc au début de la réaction allemande. Bertrand Gille n'est pas entré en jeu de toute la seconde période et Jérôme Fernandez a vécu un jour sans (3/7). «On n'a pas soixante minutes dans les jambes, a expliqué ce dernier. Notre préparation n'a duré que deux semaines. Plus la compétition avance et plus les matches sont durs. Mais on va s'installer dans cet Euro.» Pour le capitaine des Experts, ce n'est cependant pas la rencontre la plus aboutie de son équipe. «C'était plutôt celle contre l'Espagne car elle était plus expérimentée que notre adversaire d'aujourd'hui.» Thierry Omeyer a, lui, relevé que la France, cette fois, n'a «pas craqué. On a réussi à les arrêter.» Battue, l'Allemagne a dit adieu aux demi-finales. La France est toujours en course. Prochaine étape : mardi contre la Slovénie (16h15). - Olivier PAQUEREAU à Innsbruck

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