[an error occurred while processing this directive]
Les Experts ont tout fait durant le match qui les a opposés à l'Espagne vendredi soir à Wiener Neustadt. Ils ont souffert, tenu la distance, mené largement, se sont fait remonter, ont failli gagner, perdre... Un véritable suspense qui a duré au-delà du temps réglementaire puisque les Espagnols ont hérité d'un coup franc. Mais Iker Romero l'a envoyé derrière la cage, faisant tout de même frémir les filets. Marqué ? Pas marqué ? Finalement les deux équipes se sont séparé sur un résultat nul (24-24). «C'est sûr que quand on menait de six buts on pouvait espérer mieux, a confié Thierry Omeyer. Mais, vu comment ils sont revenus, c'est quand même bien.» «C'est super encourageant pour la suite, a affirmé, de son côté, Jérôme Fernandez. Physiquement nous avons répondu présent. Nous sommes rentrés dans cet Euro.»
Dès les premières minutes, les joueurs de Claude Onesta ont eu un aperçu du potentiel de l'équipe d'Espagne, celle-là même qui avait dominé Hongrois et Tchèques. Trois buts de retard après cinq minutes (1-4), une défense solide sur laquelle les Experts sont venus échouer. Pas une seule fois lors de la première période, les Bleus n'ont mené. Mais on a senti le vent tourner progressivement. Et Daniel Narcisse, dans un ballet aérien avec Luc Abalo, a remis les deux équipes à égalité (10-10). «Puis il y a eu un début de deuxième période quasi-parfaite avec du renversement, de l'ouverture d'espace, du duel», a lâché admiratif Claude Onesta. Faut pas énerver les Experts ! Karabatic (trois fois), Narcisse, Bertrand Gille et Guigou y sont allés de leur réalisation (18-12). Insuffisant néanmoins pour déstabiliser les Espagnols. Ces derniers ont réajusté leur défense en 6-0 et infligé un 12-6 aux Français dans le dernier quart d'heure. «On est aussi rentré dans une période où on a voulu gérer, poursuit Onesta. Ça nous a fait perdre du rythme et de l'enchaînement.»
Contre la République tchèque, le héros avait été Thierry Omeyer qui avait pratiquement tout arrêté. Vendredi soir, celui qui a sauvé son équipe, c'est Guillaume Joli, l'ailier droit de Chambéry. Dans l'ombre de Luc Abalo, c'est lui qui est chargé de tirer les penalties. Il a eu deux ballons d'égalisation à convertir en toute fin de match. A aucun moment il n'a tremblé, alors que Karabatic et Bertrand Gille restaient sur plusieurs échecs. «Je n'ai pas réfléchi, a déclaré Joli. Je travaille souvent mes penalties en disant que ce sera un tir décisif. J'essaie chaque jour de me mettre mentalement dans de telles dispositions. C'était la moindre des choses de marquer quand on voit ce que les gars ont fait pendant soixante minutes.» Face à l'Espagne, les Bleus en ont encore imposé sur le plan défensif. L'attaque, elle, a été moins sereine. «On la retrouve par moment, confie Michaël Guigou. Mais il nous manque une certaine lucidité. Sans doute parce que nous donnons trop en défense et que les enchaînements sur les décalages et les bonnes solutions ne sont pas trouvés.» «Mais nous avons montré un autre visage, ajoute Bertrand Gille. Et c'est important.» La France part au tour principal avec trois points, tout comme l'Espagne et la Pologne. La Slovénie en compte deux. La situation est redevenue favorable aux Bleus. - Olivier PAQUEREAU à Wiener Neustadt

Pendant la saison, Kévin Séraphin vous fera régulièrement vivre de l'intérieur son...