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Le 19/01/2010 à 23:08 | Mis à jour le 19/01/2010 à 23:23
 

Hand - ChE (H)

L'Euro débute par un accroc

L'équipe de France a été malmenée par la Hongrie mardi à Wiener Neustadt. Elle n'a arraché le nul que dans les dernières secondes (29-29). Il faudra faire mieux mercredi (18h15) contre la République tchèque.
Nikola Karabatic (7 buts) a disputé match compliqué face à des Hongrois accrocheurs. (REUT)
Nikola Karabatic (7 buts) a disputé match compliqué face à des Hongrois accrocheurs. (REUT)

Les Français ont proposé une entrée en matière équivalente à celle de l'Euro 2008. Rappelez-vous : ils avaient souffert face à la Slovaquie, mais, cette fois-là, avaient gagné d'un but à l'ultime seconde. Mardi ils ont dû se contenter du partage des points face à la Hongrie (29-29). Bonne ou mauvaise opération à l'arrivée ? Au vu de la rencontre, c'est un presque un miracle que les Experts aient pu obtenir le nul, eux qui comptaient quatre buts de retard à cinq minutes de la fin. C'est d'ailleurs le terme employé par Claude Onesta : «Miraculeux.» «La Hongrie aurait mérité de gagner», a-t-il même confié. Mais il y a eu ensuite un moment de folie, de «Barjots». Abalo (deux fois), Fernandez et Karabatic ont réussi à égaliser. Suspense. Encore douze secondes à jouer. Guigou a eu la balle de match mais s'est retrouvé gêné. Derrière, Karabatic n'a pu convertir la dernière occasion. Pour les Bleus, l'Euro a commencé par un accroc.

Dinart : «Nous sommes redevenus humains»

«Nous avons été trop médiocres en défense en première période, a expliqué Onesta. Et en attaque, il y a eu beaucoup trop d'échecs au niveau de la finition. Du coup, la Hongrie a pris confiance et, nous, nous avons douté.» Dans la salle de Wiener Neustadt, les Experts n'ont en effet pas justifié leur rang. Thierry Omeyer, deux jours après avoir reçu son trophée de meilleur joueur du monde, est passé à côté de son match, n'arrêtant que quatre tirs. Michaël Guigou n'a pas marqué et ne s'est créé que deux occasions. «Nous avons été suffisants, nous n'avons pas su mettre les bouchées doubles, a confié Didier Dinart. Donc nous sommes redevenus humains, et l'équipe de France, vulgaire.» Karabatic (7 buts), Abalo et Fernandez (6) ont sauvé les meubles. Bertand Gille, toujours perturbé par une douleur à un tendon d'Achille, a joué vingt minutes. Sobrement (3/4).

Bertrand Gille : «Rien n'est perdu»

De son côté, la Hongrie a été conforme à ce qu'on attendait d'elle. Les Experts se sont heurtés à une défense en 6-0 brutale (les Hongrois ont joué un temps à cinq) et à un Nandor Fazekas impeccable dans sa cage (12 arrêts dont 11 en 1re période). Et, de l'autre côté du terrain, les Magyars ont su profiter des errements de la défense française. Claude Onesta l'avait annoncé : le jeu hongrois viendra du centre. Bien vu. Ilyes (7 buts), Krivokapic (6) et Gal (5) ont été les principaux artilleurs, comblant l'avance tricolore (13-10 (21e), 15-13 (28e), 16-16 à la pause). Les entrées de Sorhaindo et Ostertag n'ont pas changé grand-chose par la suite. «Mais ce n'est pas une déception, a affirmé Bertrand Gille. Rien n'est perdu.» Il n'empêche. Mercredi (18h15) il faudra rendre une meilleure copie face à la République tchèque. - Olivier PAQUEREAU (avec S.G.) à Wiener Neustadt

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