Malgré les absences et une entame de match timide, l'équipe de France n'a pas raté ses retrouvailles avec le terrain, un peu plus d'un mois et demi après son titre mondial. Elle s'est imposée avec une marge confortable au Portugal (31-24), jeudi soir, grâce à un 5-0 claqué juste avant la mi-temps (18-12). Ce succès lui permet de se relancer dans la course à la qualification après sa défaite inattendue au match précédent contre la République tchèque. Dimanche à Pau, Jérôme Fernandez (Photo L'Equipe), meilleur buteur français ce jeudi, et ses équipiers, peuvent se rapprocher de l'Euro s'ils battent la Lettonie.
A Varzim, il n'y a certes pas eu cette assurance qui caractérise habituellement les Experts, privés des maillons qui composent leur assise défensive. Mais il y a eu du sérieux, du sang-froid et au bout du compte une différence de niveau assez nette avec une formation portugaise qui n'a pas autant de vécu, ni autant de talent. L'équipe de Claude Onesta devait remporter cette confrontation "directe" face à un adversaire virtuellement deuxième du groupe et donc en possession d'un précieux sésame pour l'Autriche, où se déroulera le Championnat d'Europe en janvier 2010.
En quête de repères, surtout sur sa base arrière où Nikola Karabatic n'était pas là, l'équipe de France n'a pas su verrouiller le chemin de son but aux Portugais. «En défense, on était vraiment sur des organisations inhabituelles avec des gens qui jouaient à contre-emploi, ce qui explique qu'on ait parfois été un peu limite», analyse à chaud Onesta. Le score est resté très serré, les Lusitaniens prenant même l'avantage (7-6, 13e) pour la première et unique fois du match après un tir de Narcisse sur la transversale. Signe que la réussite allait fuire les Bleus ?
Non. Signe, seulement, qu'ils devaient faire preuve de davantage d'imagination et de sérieux pour tromper Figueira, le gardien portugais. Message vite compris, avec une série qui s'est avérée être le dernier tournant du match. Alors que l'équipe lusitanienne s'était replacée à un but (11-12), les Tricolores lui ont infligée un cinglant 5-0. «Il y a eu beaucoup de sérieux et de rigueur de la part des joueurs-cadres qui savaient qu'ils devaient assumer la charge du match, poursuit Onesta. On a fait un match très propre en attaque». Ces six buts d'avance, les champions olympiques et champions du monde en titre ne les ont pas toujours conservés (26-22, 51e), mais ils n'ont absolument pas tremblé face à un adversaire à la peine physiquement, comme cela avait été le cas à la fin du premier acte. - J. Te. (Avec AFP)

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