Depuis ses débuts en WRC, en 2006, Jari-Matti Latvala n'a remporté que cinq rallyes. Il est pourtant passé près d'en gagner bien plus, mais voilà , le Finlandais oublie parfois que pour s'imposer, il faut avant tout voir l'arrivée. Très rapide, il est aussi parfois un peu trop pressé et a, à de maintes reprises, été contraint à l'abandon à cause d'une fougue disons excessive. Latvala progresse néanmoins de ce point de vue là , puisque la saison dernière, il n'a jamais abandonné en 13 rallyes, même s'il compte deux résultats au-delà du Top 10 (18e en Italie, 14e en Allemagne). Ce qui lui a permis de rester en course pour le titre quasiment jusqu'à la fin du championnat.
Cette saison, chez Ford, il sera de facto le pilote n°1 puisque Mikko Hirvonen est parti. Un nouveau statut qui pourrait le booster, ou l'inhiber. A-t-il les épaules assez solides pour porter l'écurie et poser des problèmes à Sébastien Loeb ? Comment va-t-il gérer la concurrence de Petter Solberg, qui est loin d'être un manchot ? Des questions dont les réponses seront un indicateur de son potentiel pour succéder au Français au sommet de la hiérarchie mondiale.
«C'est un bon pilote, il est très rapide, plus que Hirvonen. Par contre, il n'a toujours pas mis en valeur sa fiabilité. C'est toujours l'inconnue. Sébasten Loeb, même quand il est à sa limite, elle est calculée. Latvala, lui, ne calcule plus et parfois ça finit mal. Ça fait longtemps qu'il est là , il a beaucoup d'expérience, sa dernière saison a été bonne. Devenir pilote n°1 chez Ford peut le booster.»
Fabrice BOSSET